Es mostren els missatges amb l'etiqueta de comentaris Des moments et des mots. Mostrar tots els missatges
Es mostren els missatges amb l'etiqueta de comentaris Des moments et des mots. Mostrar tots els missatges

diumenge, 1 de novembre del 2020

Finale

"Le final, ou finale (emprunt de l'italien), est la dernière partie d'une symphonie, d'une sonate, d'un quatuor à cordes, d'un concerto ou d'un opéra" (Wikipédia)

en forêt, il y a quelques jours, Muriel

C'est ici tout simplement la dernière partie d'une oeuvre qui n'en est une que pour moi-même, d'un exercice personnel de consignation de moments, de mots, de photos, de musique, de poésie, de réflexions, d'un essai de journal et d'écriture, d'une toute modeste carabistouille.

Et ce "finale" est venu de lui-même, le temps est passé et l'a composé, enchaînant les silences et les absences, la vie est passée, tout près et si loin de ce rendez-vous entre books et carabistouilles. Et ce n'est pas que ce soit fini, ça ne peut pas finir... 

C'est tout simplement le dernier post de ce blog auquel j'ai pris tant de plaisir, qui m'a donné maintes opportunités de repenser les événements, de voir les fleurs plus vivement, d'écouter les poèmes attentivement, de mettre un certain ordre dans le magma de... carabistouilles qui peuplent incessamment les cerveaux, enfin, le mien...

Alors, pour la route, un Finale musical (Pollini joue Chopin Sonata in B minor, Op.58)

Finale (presto non tanto)

J'aime bien que ce soit presto ma non tanto ;-) Allez, à plus, à tout de suite ! Merci à vous qui m'avez rendu visite sur ce site tout au long de ces 10 ans (et quelques mois). On se retrouvera ! Tout de bon à vous et.... point final.

Aquí lo dejo, con cariño y agradecimiento: Colorín, colorado, este cuento se ha acabado, y el que no se levante se queda pegado.

Això és tot, s'acaba aquí, de fet fa una mica que de silenci en absència aquest blog s'ha apagat. I vet aquí un gos, i vet aquí un gat, aquest conte s'ha acabat... o dit d'una altra manera, el conte contat ja està acabat i per les xemeneies es puja al terrat !

Muriel


dissabte, 25 d’abril del 2020

Oeillets rouges et portugais à souhait !

Sympathie vive et admiration pour le peuple portugais. Aujourd'hui c'est le jour des oeillets partout, là-bas ! "Cravos em todos os lugares, nas caixas de correio, nas cercas, em todas as janelas...", il paraît ! Mémoire de la Révolution du 25 avril (1974), la fameuse Revolução dos Cravos ! Bien envie d'y être, non seulement en pensée mais en chair et en os, un prochain 25 avril, le plus prochain possible, tiens !

J'ai envoyé mes saudades et j'ai reçu...

... ça ! un cravo 💓

Até logo, à bientôt... C'est pas les Révolutions qui manquent à faire... et là on est tout même muselés mais il va falloir nous y mettre sans trop tarder... parce que du mode déconfiné on va rapido presto passer au mode déconfit. Confit, comme je disais l'autre jour, ça reste amusant mais déconfit... beaucoup moins !

Les roses de la Sant Jordi, les oeillets du Portugal et bientôt le muguet porte-bonheur du 1er mai, en France, toutes des fleurs de célébration de la Vie... et en bouquet confiné ! Nous sera-t-il donné de retrousser nos manches et de trouver une fleur pour ce qui va suivre, une fleur sans peur !?

Muriel

divendres, 24 d’abril del 2020

Niñ@s encerrad@s...

Tengo muchas ganas de hacer mío este texto de Carlos González, pediatra catalán y tan sensato en cuestiones de crianza en el amor, en la vida:

Yo no pedí que encerraran a mi nieto. Si me lo hubieran propuesto, como una especie de pacto con el diablo; “Si encierras a tu nieto durante mes y medio, alargaré tu vida unos años”, yo jamás lo habría aceptado.

Pero alguien lo hizo sin preguntarme, y yo no protesté, no me di cuenta siquiera de que aquello era profundamente injusto. Mi nieto, y otros como él, que no corren ningún riesgo con el virus, están encerrados sin juicio, y no pueden salir ni un minuto. Yo, y otros como yo, que sí que corremos un riesgo, podemos salir varias veces al día, al súper, al pan, a la farmacia, a pasear al perro, a tirar la basura, algunos a trabajar. He aceptado la infamia, he tardado más de un mes en darme cuenta de que esto era inmoral. Nos dijeron “todos hemos de estar confinados, por el bien de todos”, pero sólo los niños han estado realmente confinados, y no por su bien, sino por el nuestro. Nos dijeron “sois todos unos héroes”, pero yo he sido un bellaco.

Y ahora, hijo mío, te pido perdón. Era yo quien tenía que haber afrontado cualquier peligro para salvarte, y lo hemos hecho al revés. Sin pensar, acepté renunciar a la libertad a cambio de la seguridad; sólo que la seguridad era la mía, pero la libertad era la tuya. Y ahora los años que me queden por vivir habré de pasarlos con esta vergüenza: acepté encerrar a mi nieto para salvarme.

Y, encima, ni siquiera era cierto. El encierro de los nietos no era ni necesario ni suficiente. Mientras aquí tenemos las residencias devastadas y los niños encerrados, en otros países los niños han podido salir a la calle y la pandemia se ha cobrado menos víctimas. Hemos usado el autoritarismo para esconder la ineficacia.

Carlos González
Abuelo, pediatra y escritor
www.carlosgonzalezpediatra.com


Leí este escrito y me puse a llorar...
Muriel, abuela por encima de todo en este momento preciso !

dilluns, 20 d’abril del 2020

André Comte-Sponville, une voix dissonante...

... qui sonne juste, je trouve... qui remet à leur bonne et dûe place les points sur les i parce que tout de même il y a beaucoup de discours choquants pour ce qui est de la Mort, notre issue ultime et incontournable, en temps de coronavirus et de confinement*.

  • sur France Inter, mardi dernier 14 avril:
"Le coup de gueule du philosophe André Comte-Sponville sur l'après-confinement " sur    https://www.franceinter.fr/idees/le-coup-de-gueule-du-philosophe-andre-comte-sponville-sur-l-apres-confinement

Si vous mettez l'audio, à la suite de l'interview de Comte-Sponville, en prime donc (et après une recette de chou-fleur et une autre de tarte au chocolat) il y a "un coup de projecteur sur la thérapie existentielle inventée par le psychiatre et romancier américain Irvin Yalom", ça m'a fait plaisir... et
dommage que 2 ou 3 de ses ouvrages archi abîmés à la bibliothèque soient éternellement épuisés. Je les remets sur ma liste d'achats 2020 illico.

  • sur le magazine Le Temps, vendredi dernier 17 avril:
" André Comte-Sponville, laissez-nous mourir comme nous voulons !"
C'est une opinion qui contraste dans la symphonie actuelle: le philosophe français déplore qu'on sacrifie les jeunes au détriment des personnes âgées. la liberté sur l'autel de la santé. Et il interroge notre rapport à la mort:

letemps.ch/societe/comte-sponville-laissez-nous-mourir-comme-voulons


* confinement: j'ai une collègue qui sur le groupe whatsapp télétravail a écrit à plusieurs reprises "confitement", un t à la place du n, et c'est, volontairement ou  non, amusant et bien trouvé: nous sommes confits, archi confits (même si en français ce serait plutôt confiserie que confitement)

Voilà, à bientôt, Muriel (un abrazo Marta 😉  !!!)

dissabte, 11 d’abril del 2020

Le jardin, le banc, les pâquerettes et...

... et dans le jardin, si ce banc me rapproche toujours de ce frère, 
qui tout en étant parti reste à jamais près de nous
il m'emmène aujourd'hui, emplie d'une pensée lourde 
de tristesse et d'incompréhension 
vers cet autre frère qui est aussi parti, niant ce jardin
il y a un an déjà... on se retrouvera, 
la terre légère sous nos pieds ! 


Le jardin des apéros, des jeux de boules,
le jardin.de la maison, simplement...
photo floue et pleine de tout ça...
pour Yves, dans la paix enfin trouvée ?

Une journée de plus dans le confinement
et dans un recueillement troublé...
On y arrivera ! 


À demain, Muriel

diumenge, 15 de març del 2020

Restons à la maison !

dimanche 15 (2ème jour mais je ne vais pas compter les jours ni tenir un journal, seulement tenir mon blog)

Afflut de messages (whatsapp, mails...) "euphoriques" de propositions culturelles pour affronter le confinement:


De grands musées à visiter en ligne gratuitement:


. Musée Archéologique - Athènes namuseum.gr/en/collections/
. British Museum – Londres britishmuseum.org/collection
. Metropolitan Museum - New York artsandculture.google.com/explore
. Hermitage - San Petersbourg  bit.ly/3cJHdnj
. National Gallery of art - Washington nga.gov/index.html
. Pinacoteca di Brera - Milan pinacotecabrera.org/
. Galleria degli Uffizi - Florence uffizi.it/mostre-virtuali

Et les grands orchestres philharmonqiues de Berlin, Paris, New York... qui ouvrent leur sites et proposent des retransmissions gratuites de concerts:

. La Philharmonie de Paris: live.philharmoniedeparis.fr/Concerts

. Le Metropolitan Opera de New York: vulture.com/2020/03/coronavirus-metropolitan-opera


Et la journée passe et les propositions se font avalanche. Ça donne du baume au coeur et... comment dire, ça stresse un peu...

Je me propose de faire de ce confinement une espèce d'intensif de tout ça... et je sais d'avance que ça n'est pas gagné, que se le proposer muselle le doute, l'anxiété... Car il y a la vie quotidienne à gérer. Et sans pouvoir sortir, sans savoir exactement, sans... sans... et avec le virus et aussi le télétravail qu'il faudra sans doute mettre en marche demain.

Bon on verra... De toute façon, j'ai passé un beau moment cet après-midi avec La Berliner Philharmoniker, Simon Rattle (formidable chef d'orchestre, j'adore) et Richard Strauss, Benjamin Britten et Beethoven (Le Christ sur le Mont des Oliviers)


Il est tard, demain il fera jour... à plus, Muriel

dissabte, 14 de març del 2020

Bon... on est confinés



"l'allumette qui s'est mise en retrait a sauvé les autres"
(image partagée par les docteurs en Grèce)

Mais qu'est-ce qui nous tombe dessus ?
Qu'est-ce qu'une épidémie ? Une pandémie ?
On n'a pas l'habitude ces mots-là dans nos contrées européennes.
On est incrédule, on reste idiot face à ça, on ne comprend pas...
C'est quoi exactement, rester confiné ?
C'est un mot que justement j'utilise, d'habitude, confiné... mais pas comme ça...
On va vivre comment ?

À demain, Muriel

dissabte, 22 de febrer del 2020

Le son qui émane des fleurs...


Petit frère, tes 60 ans in absentia:
le coeur qui entend la voix qui a cessé,
la bague en porcelaine que tu avais vue pour moi,
les cloches des temples qui suspendent leur chant,
mais... ô celui des fleurs qui refleurissent...
à Quincy et partout !


Le  son de la cloche du temple s'arrête, 
mais pas celui qui émane des fleurs. *

Matsuo Bashō


* j'ai trouvé ces vers du grand maître des haïkus (Japon, XVIIème s.), dans un livre absolument fascinant, La plante et ses sens, de Daniel Chamovitz (Buchet-Chastel, 2014), un bijou, émouvant de surcroît:



Un haïku qui va comme un gant, comme bague au doigt, justement, dit-on ici, à cette journée du 22 février ! Oui, c'est là un beau un livre, que j'ai eu dans les mains, que j'ai retenu quelques jours, un privilège de bibliothécaire, absolument ! Le titre en castillan, c'est Lo que las plantas saben, c'est à dire, Ce que savent les plantes, alors comment résister à ça, tellement alléchant, de savoir ce que savent les plantes ! (le titre original en anglais c'est ça: What a plant knows, a field guide to the senses, alors c'est ça !) 

Allez à bientôt, Muriel, et pour la route, un autre haïku, du même poète:


Le jour s'éteint
mais pas le chant 
de l'alouette.


dilluns, 10 de febrer del 2020

Y ahora toca una pizca de poesía... pues hace ya un poco de tiempo: No existe el infinito, Chantal Maillard

No existe el infinito
No existe el infinito:
el infinito es la sorpresa de los límites.
Alguien constata su impotencia
y luego la prolonga más allá de la imagen, en la idea,
y nace el infinito.
El infinito es el dolor
de la razón que asalta nuestro cuerpo.
No existe el infinito, pero sí el instante:
abierto, atemporal, intenso, dilatado, sólido;
en él un gesto se hace eterno.
Un gesto es un trayecto y una trayectoria,
un estuario, un delta de cuerpos que confluyen,
más que trayecto un punto, un estallido,
un gesto no es inicio ni término de nada,
no hay voluntad en el gesto, sino impacto;
un gesto no se hace: acontece.
Y cuando algo acontece no hay escapatoria:
toda mirada tiene lugar en el destello,
toda voz es un signo, toda palabra forma
parte del mismo texto
.
Chantal Maillard, belga de nacimiento es una poeta, traductora, filósofa... española
Ojalá pudiéramos siempre siempre que "no existe el infinito, pero sí el instante" y que "en él un gesto se hace eterno" ! 
Hasta pronto ! Muriel  (+ c'est la Saint-Arnaud: j'aurais aimé lire ce poème que je découvre ces jours-ci à mon p'tit frère... une traduc improvisée, un partage,  tu aurais bien aimé, n'est-ce pas ?) 

dimecres, 22 de gener del 2020

Parenthèse


parenthèses, crochets, accolades...

Parenthèse, du grec parenthesis, action d'intercaler; au sens figuré, une période formant un moment à part dans le cours régulier d'une existence, La-definition.fr

Mettre entre parenthèses, laisser momentanément de côté, le Larousse.

Linternaute présente la parenthèse sous 7 sens, j'en retiens 2: traverser une période différente du cours normal des événements, vivre le début d'une nouvelle aventure

Le Reverso énumère des synonymes: digression, divagation, épisode, incise, je garde ces quatre-là .

La définition du CNRTL-Ortolang est copieuse, et ajoute des précisions (les caractères gras, c'est moi): 
-Épisode plus ou moins long de l'existence, qui est considéré comme accessoire ou extérieur au déroulement normal de cette existence
- Chacun des deux signes typographiques en forme d'arc de cercle ( ), entre lesquels on place l'élément que l'on veut isoler; encadrement ainsi formé
- Loc. adv. Entre parenthèses, par parenthèses. [Dans un discours, pour introduire une remarque n'ayant pas de rapport direct avec ce qui précède ou suit] Soit dit en passant, incidemment.

Wikipédia donne l'historique et les usages en littérature, en mathématiques, en informatique, en musique... et en musique, ça donne: Lorsqu'une partie d'une partition est entourée de parenthèses, cela signifie qu'il est possible de jouer ou ne pas jouer la partie située entre parenthèses au choix de l'interprète. 

Un bel amas d'idées, qui mises bout à bout, tressées, cernent la parenthèse (ou les parenthèses, parce que l'ouvrante va, par la force des choses, avec sa fermante) et m'aident à mettre en mots ce qui s'est passé avec mon blog, ce rendez-vous que j'aime bien avec moi-même à travers les carabistouilles et autres pincées de vie que je tiens à consigner, pour y retourner, le cas échéant, ou les partager. Et je reviens au Larousse, qui synthétise sans dramatiser. Pour moi, il se sera agi d'une pause, simplement.

En effet, absolument rien de dramatique ne s'est produit, seulement la vie qui va et qui même, précisément, a jailli ! J'ai "laissé tomber"pour un temps, voilà tout (involontairement mais c'est un fait accompli) et, merci Linternaute,  je me suis mise à vivre le début d'une nouvelle aventure, le cours normal des événements a pris un autre tour, définitif. 

Les synonymes du Reverso, formulés à la négative siéent à mon propos: pas une divagation, ni un épisode, ni une incise. Ou bien si, une incise dans ma vie et de taille, et joyeuse, de plus en plus grande, de plus en plus indispensable et confondue à ma propre vie ! La digression, tous ces temps-ci, eût été de me mettre à ce blog. 

Une digression qui, nul doute, m'eût apporté une respiration, une... parenthèse, une incursion dans l'accessoire (face à cela qui s'invitait dans ma vie). La vie va et le temps et l'espace sont ce qu'ils sont... et enfin... le "comme ça, en passant, incidemment" n'a pas été possible...ça l'est à présent, plus, je veux m'y appliquer. 

Aucun regret par rapport à cette parenthèse, bien sûr que non. On ne peut pas tout vivre à la fois et ce que j'avais à vivre d'autre valait (vaut !) drôlement le coup et pesait (pèse) sacrément dans la balance: d'abord 3 kg et 50 gr puis au fur à mesure des livres à surprises, des comptines et chansons douces et des jeux de mains (qui ne sont pas toujours des jeux de vilains !) les 3 kg et quelques sont à l'heure actuelle 7 kg et des poussières... Puis ça sent bon, c'est chaud, c'est tendre et j'aime à la folie, c'est mon petit-fils, né début août, là où au calendrier de mon blog s'ouvre la parenthèse... Une parenthèse qui, de ses signes en forme d'arc de cercle, a encadré cette naissance, cet accueil, ce moment à part dans ma vie ! 

En écrivant tout cela, je me rends compte qu'il m'est difficile de m'en tenir à ce qui a été entre parenthèses, les causes et les effets: ouvrantes, fermantes... et débordantes, c'est la vie qui est comme ça ! 

Voilà, pause terminée, vie enrichie et c'est reparti pour un tour, ça continue !

Allez, à bien vite ! Muriel (et je salue Cathie, à qui je dois une longue missive, et aussi Nadine et puis Sylvaine)

Pour les livres à surprises, en voici 2 formidables, absolument:

Qui sui-je ?, de Tristan Mory


Cucamona, de Kenny Rettore

dimecres, 31 de juliol del 2019

Del piano de Nina Simone a las Docas de Lisboa...


Nina Simone al piano (formidable, maravilloso): You'll never walk alone


Nina Simone tenía la versión instrumental...
Richard Rodgers y Oscar Hammerstein II le pusieron esta letra, que, no se puede negar, es simpática... hace buena compañía... me gusta especialmente la "sweet silver song of a lark", la dulce canción de plata de una alondra...)

You'll never walk alone
When you walk through a storm
Hold your head up high
And don't be afraid of the dark
At the end of the storm
Is a golden sky
And the sweet silver song of a lark

Walk on through the wind
Walk on through the rain
Tho' your dreams be tossed and blown
Walk on, walk on
With hope in your heart
And you'll never walk alone
You'll never walk alone


Un café... pas loin du pont ? Às docas... 

Isabel, pienso en ti ! me regalaste muchos objetos, me doy cuenta
y me los encuentro al azar en la vida diaria... y
las palabras portuguesas que se te deslizaban en el castellano
de nuestras conversaciones: ainda, então, agora... que achas ?
y los viajes que se convertían en unas viagens (con sonido de jota)
igual que la bagagen... y tu mirada atlántica...

Bueno, hasta pronto ! Muriel

Y... mejor si no hay que hacer el camino sola... aunque la verdad no necesitaba, no necesito, vaya, tantos ángeles de la guardia. Será eso, el camino... ¿ aprender a perder lo que no ha sido dado, lo que hemos ganado ?

(Estoy leyendo la novela Disset piano, de Ramon Solsona, y Mei, la protagonista, que convoca canciones para todos los momentos, una noche convoca ésta: You'll never walk alone... Es así cómo hace unos días estoy con el piano de mi querida Nina Simone...)


divendres, 31 de maig del 2019

Contre le vent, el vent damunt la pell...

Pour Diane et Vivien, pour aujourd'hui et pour les jours qui suivront, ce poème de Montserrat Abelló que je trouve si beau et que j'ai voulu traduire, quel plaisir, exprès pour eux: 

Le vent sur la peau

Le vent sur la peau,
dans les cheveux, dans
la bouche, les narines.
Les  yeux grand ouverts pleins de vent.
Le vent par-dessus les maisons,
les fenêtres, les portes,
s'engouffrant par les gonds;
entre entre les barreaux des balcons
et les fissures,
et dans les ruelles étroites.

El vent qui balaie
les rues de la ville
et fait gonfler tes cheveux,
et les miens.

Le vent qui nous pénètre le corps

par tous les pores 

Et toi et moi qui marchons
contre le vent. 

le vent dans les blés (Moulin Ballot)
;-) Muriel










En voici l'original:

El vent damunt la pell, 

El vent damunt la pell,
entre els cabells, dins
la boca, els narius.
Els ulls esbatanats plens de vent.
El vent damunt les cases,
les finestres, les portes,
esmunyint-se pels forrellats;
entre els barrots dels balcons
i les escletxes,
i pels carrerons estrets.

El vent que escombra
els carrers de la ciutat
i esbulla els teus cabells,
i els meus.

El vent que ens penetra cos
endins.

I tu i jo caminant
contra el vent. 

Montserrat Abelló (Tarragona 1918-Barcelona 2014)

C'est un poème qui appartient à son recueil de son recueil Foc a les mans.

Ici, lu par Montserrat elle-même: 

Allez, à bien vite ! et bon vent à Diane et Vivien ! Muriel

diumenge, 21 d’abril del 2019

Aujourd'hui, c'est Pâques...

Aujourd'hui, c'est Pâques, et c'est l'occasion d'une promenade dans le Parc Cervantes, célèbre pour sa roseraie, besoin de voir cette beauté, de marcher tranquillement et de me recueillir dans la joie des couleurs, la délicatesse des corolles, la force imparable de la vie. Et voici:

21 avril '19, Parc Cervantes, "pour Yves", Muriel

21 avril '19, Parc Cervantes, élégantes
dans leurs tailleurs blancs et violets
Barcelone, Muriel

21 avril '19, Parc Cervantes, "comme des soeurs...
ou des frères", Muriel, Barcelone

21 avril '19, Parc Cervantes, "tendre et simple", Muriel

21 avril '19, Parc Cervantes
rose et bouton

21 avril '19, Parc Cervantes, est-ce des églantines ?
des roses muscats ? , Muriel, Barcelone

À bientôt ! Que la beauté de la nature nous apprenne ! Muriel

dijous, 18 d’abril del 2019

Le retour des glycines...

La vue des glycines, quand c'est à nouveau la saison, tu les aimais tant, comme la vue des liserons (à cause de l'adresse de tes grands-parents, rue des Liserons) me replace au coeur de nos promenades à causer, à fredonner, à rire, à savourer une amitié "qui dure depuis tout le temps ! mais qu'est-ce qui, à présent, pourrait bien nous séparer ?" C'était tout simplement la mort, il fallait y penser... ou non ! Et cela fait 5 ans, j'ai dû refaire le calcul une fois et puis une autre...

les glycines... Muriel, Barcelone

Ma Grande Camarade, ça commence à être peuplé, pour moi, là-haut... un territoire inconnu qui devient de plus en plus ami et où le temps, paraît-il, ne compte plus... Pas le feu au lac, alors, pour m'y rendre à mon tour, non ! Ici-bas, comme on dit, ça marche autrement, le temps, et j'essaie à présent d'aller tranquillement du moment "ici et maintenant" au moment suivant...

Tiens, au fait, je suis dans la lecture de La femme rompue, l'incontournable Simone, pour mon prochain club de lecture, avec mes femmes bien motivées ! Clin d'oeil !

Salut ! Muriel

dimarts, 16 d’abril del 2019

Notre-Dame de Paris...

Notre-Dame en proie aux flammes, Notre-Dame qui brûle, une info dure à assimiler tout à coup, puis toutes mes images vécues de Notre-Dame qui affleurent en vrac en même temps que les images du feu, et, inévitablement, la Notre-Dame de Victor Hugo qui se fond à la cathédrale de pierre et de bois du coeur de la Cité...

"Notre-Dame de Paris est en particulier un curieux échantillon de cette variété. Chaque face, chaque pierre du véritable monument est une page non seulement de l'histoire du pays, mais encore de l'histoire de la science et de l'art."

"L'architecture est le grand livre de l'humanité l'expression principale de l'homme à ses divers états de développement, soit comme force, soit comme intelligence"... 

 "Ne crût-on à rien, il y a des moments dans la vie où l'on est toujours de la religion du temple qu'on a sous la main."

et, c'est irréel, de la peine pour Quasimodo, quel désarroi !

"Pour ceux qui savent que Quasimodo a existé," (et je me reconnais là) "... Notre-Dame est aujourd'hui déserte, inanimée, morte. On sent qu'il y a quelque chose de disparu. Ce corps immense est vide ; c'est un squelette ; l'esprit l'a quitté, on en voit la place, voilà tout. C'est comme un crâne où il y a encore des trous pour les yeux, mais plus de regard."

L'histoire poignante de Quasimodo... puis je revois les gargouilles aussi, qui doivent se demander ce que c'est que tout ce feu, ou bien... restent-elles impassibles ? 

Retour sur une belle journée à Paris, c'était en 2005.


c'était un jour, en 2005... Muriel, Paris
le même jour, la même balade... Muriel, Paris

Mes balades à Paris, où j'aime toujours revenir, m'emmènent infailliblement, à un moment ou à un autre, près de Notre-Dame.
Et dans le ciel de Paris, qui est inlassablement changeant, ce jour-là, j'ai vu ça:


le temps avait tourné à l'orage et dans le ciel, au-dessus de la Seine,
j'ai cru voir un coeur... Muriel, Paris



Toutes les citations sont tirées de Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo (1831) 




À bientôt, Muriel (pensée profonde pour Marie-Annick, cela fait bien du temps que nos balades sur Paris n'ont plus lieu, interrompues...)



dilluns, 25 de febrer del 2019

En ce mois de février... dans la lumière du moment présent

Je découvre aujourd'hui ces 3 photos et leur lumière m'atteint profondément, à la manière de ces chocs émotionnels heureux qui innondent de joie ! Elles ont été prises le 27 octobre 2017, à Gimel, petit village de Corrèze, il pleuvait de la pluie et des larmes et, personnellement, je n'ai pas su voir, je n'ai pas vu ce rayon de lumière:


photo Pauline Lebraud, oct.'2017

photo Pauline Lebraud, oct.'2017

photo Pauline Lebraud, oct.'2017

Belle âme qui fus mon flambeau,

Reçois l'honneur qu'en ce tombeau

Je suis obligé de te rendre.

Ce que je fais te sert de peu : 

Mais au moins tu vois en la cendre

Comme j'en conserve le feu.

François de Malherbe (1614)***


Conserver le feu de l'âme et réchauffer le coeur de ceux avant qui on est parti... Partir avant les miens*, l'une des chansons que tu avais choisies pour nous, Arnaud ! Depuis le premier instant, le premier présent d'une vie avec toi in absentia, tu conserves le feu qui réchauffe et illumine ! Avec le temps**, autre chanson à toi, tout continue ! 

Merci énormément, Pauline, pour ces 3 photos, merci d'avoir été là, ancrée dans le moment présent, et d'en avoir extrait la joie que, malgré tout, par dessus tout, en son écrin, il avait à nous offrir. Maryne, oui, "il irradiait déjà" ! Merci Arnaud, infiniment ! Régis, Maman, vous tous, ici et maintenant avec vous de tout coeur ! 

À tout de suite par la pensée ;-) ! Muriel

*Partir avant les miens, Daniel Balavoine: 

**Avec le temps, Léo Ferré:
https://www.youtube.com/watch?v=ZH7dG0qyzyg

*** François de Malherbe, poète français né en 1555 à Caen et mort en 1628 à Paris


dimarts, 1 de gener del 2019

2019 !







(photos de la Vall d'en Bas, en pleine campagne, aux alentours de Girone, una escapada nadalenca, paisajes realmente bonitos, ala, lo dicho, bon any nou !) 

dijous, 22 de novembre del 2018

Feuilles d'automne in memoriam...


Il y a presque un mois, à Quincy... oct. 2018, Muriel

Au coeur de cet automne trop particulier (pour moi), mes pensées émues et mes souvenirs vont aujourd'hui vers qui boucle in absentia ses 90 automnes, justement.

L'automne, en principe, ma saison préférée... De toute façon, en marchant dans cet épais tapis de feuilles mortes, j'ai senti le bonheur...

À bientôt, au revoir là-haut, comme dirait Pierre Lemaître...

Muriel (à mon père)
 

dimecres, 24 d’octubre del 2018

Et la vie a continué... de banc en banc sous l'aile de l'ange

La vie a bel et bien continué sur cette rive-ci...
Et je me suis assise sur bien des "bancs du temps qui passe" depuis cette journée du 24 octobre dernier...
Une année, comme tu l'avais sereinement prédit, avec des moments faciles et d'autres difficiles, avec des pleurs dont les rires ont pris le relai...

Je n'ai toujours pas lu le livre d'Hubert Reeves, vois-tu, ce livre qui venait de paraître alors que toi, tu t'apprêtais à disparaître sur l'autre rive... J'avais parlé de ce livre sur ce blog, au mois d'avril dernier, au retour d'une si belle escapade tout "en haut" de la Costa Brava (Colera, Port-Bou, Llançà) et qui m'avait donné de belles occasions de m'asseoir sur des bancs... des bancs du temps qui passe

books-carabistouilles.2018/04/bancos-para-sentarse-mientras-pasa-el-tiempo

En effet, au fil des jours et des endroits, j'en ai "rencontré", des bancs de ce genre-là. La vie a même été généreuse avec moi à cet égard, elle m'a conduite à des endroits de privilège où il y en avait de bien beaux, là, dans le temps qui passait. C'est à présent un rituel, un banc dans un bel endroit, face à la mer, en pleine forêt, dans un parc, et je m'asseois et je reste un instant dans le présent et je te retrouve, Arnaud, et je vous retrouve, les bien aimés qui êtes assis sur le banc de l'éternité.


à Quincy, chez nous, où j'adorerai toujours retourner
au parc de la Borne Blanche, à Combs, une routine agréable quand je suis à Quincy

puis à Bolquère, dans les Pyrénées, fin avril, une découverte
j'ai tellement aimé ce banc au printemps encore gelé
toujours à Bolquère, on était 4 bonnes copines... l'amitié toujours
puis à Lisbonne, en mai, pour Isabel, et sur ce banc du parc da Estrela,
un poème, Evasão *, d'Anrique Paço d'Arcos
Lisbonne toujours, un banc, des azuleijos et, plus haut, le vertige de la lecture

coule la River Ness à Inverness...
au bout du monde... Ullapool
encore plus au bout du monde, à Cromarty, avec des amies de toujours... de jeunesse
dans les mêmes parages, en souvenir d'une personne aimant les chats et le violon ("fiddle" puisque c'est le Nord de l'Ecosse)

Voilà, mon Arnaud, quelques-uns de ces bancs où je me suis assise dernièrement (celui de Lisbonne sous les azuleijos, en esprit seulement)... sans compter les bancs de bon nombre d'églises que j'ai visitées au passage. J'aime bien rentrer dans les églises, m'y recueillir, des endroits pensés pour ça dans le fond, des lieux où penser la mort apaise, même quand "on ne croit pas"... mais ne croit-on pas forcément à quelque chose ? Des bancs d'églises écossaises aux bancs d'églises romaines... car je reviens de Rome où les églises ne manquent pas, fresques, mosaïques, anges... Sous l'aile de l'ange... Quel bon moment en ta compagnie, mon Naud, à Santa Maria degli Angelli ! des anges de marbre, un ange de lumière et mon ange gardien ! Merci la vie pour ce qu'elle m'a donné et même pour ce qu'elle m'a repris, tu vois... avoir eu, c'est déjà beaucoup parfois.

en la Basilique de Santa Maria degli Angelli à Rome
Angello della luce, oeuvre d'Ernesto Lamagna, 2000, même basilique

À toujours, mon p'tit frère et aussi à un de ces jours ! Merci de tout coeur ! Bises à toi et à toute ma famille, ta famille 😊, Muriel, ta Sister Mu

 *
un livre: Le banc du temps qui passe, d'Hubert Reeves, Ed. Seuil (5 octobre 2017)
une sculpture: Angello della luce, d'Ernesto Lamagna
un poème: Evasão, d'Anrique Paço de Arcos 

Evasão

Não fui ao jardín,
Mas voltei do jardim com una rosa na mão
Não fui ao mar, mas regressei das ondas
Com todo o sal do mar nas minhas lágrimas
Não fui a guerra, mas voltei da guerra
Sem coração...

Un dia està para chegar
Em que hei-de ir e n não he de voltar

*
une musique ? tiens, ce matin j'ai entendu quelque chose qui allait si bien avec ce qui se passait dans ma tête, ou dans mon coeur, une Sonate pour piano et violon d'Ernest Bloch, je ne sais pas laquelle exactement, en voici une: https://youtu.be/1OIAR0i-kFQ

*
un sentiment: la gratitude ou la reconnaissance, comme on veut...

*
et je reçois à l'instant cette pensée musicale-hommage, merci Jean-Michel: