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dimecres, 13 de març del 2019

Matices de gris y la vida va...


Cielo gris plomo con toque de azul y nube blanca,
Quincy-sous-Sénart, marzo '19, Muriel


Y este piropo*, que algunos son de antología: Qué poco azul llevas... para el cielo que eres ! 

El color gris es para mí un regalo y un refugio, los grises son amables y siempre se llevan bien entre ellos (y con un toque de azul y alguna nube blanca dan unos cielos muy bonitos) y con los demás colores. Por matices, definitivamente, el gris ! matiz en sí, contiene cantidad de matices: pizarra, plomo, plata, asfalto, elefante (elefante o... ratón ?! por el francés, "gris souris"), ceniza, platino, acero, etc. etc... Y gris París ? también ! algunas cartas de colores tienen un gris París !

Gris Sena... París, marzo '19, Muriel
Gris lluvia... París, marzo '19, Muriel

... gris Sena, gris lluvia... gris perla !

* y este otro piropo que me dijo ayer un usuario de entre los agradables que tenemos, un señor cubano afable y burlón, que al verme sentada al mostrador (que me tocaba él de la entrada) exclamó: "Buenos días, cuanto tiempo, me alegro de verla, usted es... un colirio, verla es ¡ verlo todo mejor !". Hacía tiempo que no me decían así algo divertido y sólo por el placer de saludar...

Buscando por la web más matices de gris, he descubierto la escala de Munsell:
Wikipedia-Sistema_de_color_de_Munsell



Apa, muy buen dia en la escala de todos los colores de la vida ! Hasta pronto, Muriel

Y, para hacer camino, el genial Cantando bajo la lluvia, el fabuloso Gene Kelly:
youtu.be/Cantando-bajo-la-lluvia


dissabte, 2 de març del 2019

Bones esposes i altres feminismes...

Comenta l'escriptora Meg Wolitzer (Estats-Units, 1959-) que "no va ser gens fàcil trobar un home per a fer de "jerk" (imbècil) a la pel·licula The Wife" (La buena esposa), adaptada de la seva novel·la homònima. Es veu que no volen...

Acabo de llegir això i m'ha fet somriure.

L'esposa, la caracteritza la Glenn Close i, al final, el seu marit, ho fa el Jonathan Pryce.
 
Joan Castleman (Glenn Close) es una buena esposa, de belleza madura y natural, la mujer perfecta. Pero lo cierto es que lleva cuarenta años sacrificando sus sueños y ambiciones para mantener viva la llama de su matrimonio con su marido, Joe Castleman (Jonathan Pryce). Pero Joan ha llegado a su límite. En vísperas de la entrega del Premio Nobel de Literatura a Joe, Joan decide desvelar su secreto mejor guardado. (FILMAFFINITY)


fotograma Sensacine
  
La darrera novel·la de Meg Wolitzer és The female persuasion, La persuasión femenina (Ed. Alba, col. Contemporánea - encara no traduït al català)


Per part meva, i en previsió d'aquest 8 de març, he preparat una exposició de llibres sobre dones i feminismes, a l'entrada de la biblioteca. Seguim !


una selecció, essencialment de la signatura 30.055.2,

publicacions molt recents i també d'antologia 



Les nostres lluites canvien la vida sencera !


Fins aviat ! Muriel

dissabte, 18 d’agost del 2018

Crépuscule, Méditerranée, les plages de la vie...


Août '18, Muriel
- Hola Pilar :-) -


Crépuscule et Méditerranée
Delta de l'Ebre
Août '18


Août '18, Muriel
- una platja a la que sempre vull tornar ! -


Moment précieux de contemplation
Une des plages de ma vie (comme le dit la merveilleuse Agnès Varda)



À bientôt ! Muriel

dilluns, 5 de març del 2018

70 películas sobre la situación de la mujer / de las mujeres

Calentando motores ;-)  Esta recopilación (link a continuación), que no es de este año y a la que por consiguiente se le podría añadir algunas películas muy buenas, es interesantísima, 70 películas sobre la situación de la mujer :

http://www.unitedexplanations.org//un-8-de-marzo-de-pelicula/

Los comentarios en el feedback dejan más pelís para completar la lista. Mi aportación, y para citar una de entre varias, podría ser La bicicleta verde (Wadjda, título original), Arabia saudita, 2012, dirigida por Haifaa al-Mansour :
- https://es.wikipedia.org/wiki/Wadjda
- https://es.wikipedia.org/wiki/Haifaa_al-Mansour

Hasta pronto ! Seguimos ! Muriel



dimecres, 14 d’octubre del 2015

La recette de la compote et El sol del membrillo

Pour faire une compote de coings au goût d'amitié à la mode du Moulin Ballot:

Tout d'abord, remercier l'arbre pour les fruits qu'il donne sans compter puis prendre soin d'observer la couleur et de respirer l'odeur de ses fruits . L’été s’en va, l’automne s’en vient.

Éplucher les coings, ce qui n'est pas, d’emblée, tâche facile (on peut les ébouillanter, ça aide un peu).

Ôter les coeurs et couper en morceaux que l'on dispose au fur et à mesure dans une casserole en arrosant de quelques gouttes de jus de citron (pour que la couleur reste belle). 

Sauvegarder les épluchures du citron (non traité).

Marier les coings à des pommes avec lesquelles on répétera les opérations précédentes (les coings et les pommes font des mariages heureux). Une variété sucrée de pommes est préférable pour un résultat plus doux au palais. Il faut, bien entendu, moins de pommes que de coings (pour que cela reste de la compote de coings !), par exemple, pour 2 kg de coings, 1 petit de pommes.

Glisser un bâton de vanille, ouvert sur toute la longueur (pour que les petites graines odorantes libèrent leur parfum à la cuisson) ainsi que des morceaux de la peau du citron (bien fine).

Ajouter une pincée de gingembre et une de cannelle (optionnel l'un, optionnelle, l'autre).

Saupoudrer de sucre complet de canne (au goût de la maison, avec peu de sucre, ça tient la route, et puis on peut toujours rajouter un produit sucrant – sirop d’agave, miel, amandes moulues, vers la fin de la cuisson si c'est trop rêche).

Ajouter de l’eau de façon à ce que les fruits soient à peine recouverts.

Faire cuire le tout dans un faitout, environ une demi-heure (tout dépend des fruits, du faitout, du mode de cuisson…).

Laisser tiédir et déguster ensuite cette compote, tiède ou froide, seule ou avec un peu de fromage blanc, de glace à la vanille... avec un vin doux, une coupe de Champagne, un thé aux épices... ou, pour un sucré salé, en accompagnement d'un fromage à pâte cuite au lait de brebis ou de chèvre.

Se laisser séduire par le goût puissant d'amitié et des saisons partagées de cette compote !

Nota bene: 
Toutes les variantes souhaitées sont possibles, bien entendu, car il n'y a d'essentiel que le tout premier point et le tout dernier de la recette !


*

Je repense au film El sol del membrillo (1992), c'est-à-dire, "le soleil [à la saison] des coings",  traduit en français comme Le songe de la lumière, dans lequel le réalisateur Víctor Erice* explore le processus créatif à travers la contemplation du peintre Antonio López** lui-même en train d'essayer de capter la lumière qui imprègne, à certaines heures de la journée, les fruits d'un cognassier. 

En voici un aperçu: 

Image du film El sol del membrillo
Víctor Erice et Antonio López

Et aussi ces autres links (en castillan): 

C'est un film que j'avais particulièrement aimé. 

La musique du film, signée Pascal Gaigne***, m’avait aussi beaucoup plu, je me souviens. D’ailleurs, elle me plaît encore:

Bon, je vous laisse, à bientôt ! Muriel 
Je salue vivement au passage l'amitié et les fruits de l'automne (pensée profonde pour M.A., une pensée en continu, au fil des saisons qui passent en présence depuis l’absence)

* Víctor Erice est un cinéaste espagnol né en 1940, auteur des longs-métrages El espíritu de la colmena (L'esprit de la ruche), El Sur (Le Sud), El sol del membrillo (Le songe de la lumière).

** Antonio López García est un peintre et un sculpteur espagnol né en 1936, représentant de l'hyperréalisme. "Une oeuvre n'a pas de fin, on arrive simplement au bout des possibilités". 

*** Pascal Gaigne est un compositeur français né en 1958, page officielle:
http://www.pascalgaigne.com/fr

dimecres, 25 de febrer del 2015

La sal de la Tierra & Génesis, Sebastião Salgado / Le sel de la Terre

Hoy he visto La sal de la Tierra, un documental, franco-brasileño, dirigido por Wim Wenders y Juliano Ribeiro Salgado (hijo de Sebastião) que recorre la trayectoria del fotógrafo Sebastião Salgado por los cinco continentes a lo largo de 40 años de labor. Sebastião Salgado ha pasado su vida capturando con su cámara los hechos, digamos hambrunas, guerras y tragedias, de la humanidad. Su último trabajo es una serie de fotografías sobre territorios vírgenes y salvajes.


"Le photographe est quelqu'un qui écrit avec la lumière... Comment aurais-je pu me douter que j'allais découvrir bien plus qu'un photographe. Je savais déjà une chose de ce Sebastião Salgado: il aimait vraiment les êtres humains: après tout, les hommes sont le sel de la Terre." (Wim Wenders)


Había visto sus fotos del 86 sobre el Sahel, la gente del Sahel, el hambre, el éxodo. Estaban expuestas en el antiguo Hospital de la Caritat (Barcelona) y me impresionaron enormemente que supe que no le perdería nunca la pista a este fotógrafo. Hace unos días, vi la exposición de su último trabajo, Génesis se titula, en el CaixaFòrum (también Barcelona), bellísimas fotos, bellísimos parajes, retratos de una belleza sobrecogedora de gente de latitudes lejanas y salvajes (salvajes ?), un formidable homenaje a la Tierra.

"Huit ans de travail, 30 voyages, 245 images… Le photographe Sebastião Salgado rend un hommage à la beauté de la planète. Développé depuis 2004, ce gigantesque projet nommé Genesis montre la richesse et la diversité des peuples qui vivent encore selon un mode de vie traditionnel, au cœur de la faune et de la flore. Dans ce tour du monde des paysages, Salgado reste fidèle à sa ligne de noir et blanc, classique et lyrique en même temps. Quand il se place face aux montagnes, face aux gens ou dans les paysages blancs, il est habité d'un autre souffle, puissant. On est parti avec lui, loin, très loin. Les indécrottables terre à terre resteront comme d'habitude au ras du bitume, dans la critique cynique. Pourtant, l’état de la Terre requiert assurément bien plus que des réflexions de salon.
Bénédicte Philippe, Télérama"

Admiro profundamente a Sebastião Salgado. Qué mirada más hermosa, más humilde y más límpida a pesar de todo lo que ha visto ! Todo él una lección de vida y de humanidad !


Bueno, hasta pronto ! Muriel

diumenge, 15 de febrer del 2015

Un diumenge fantàstic


No me'n puc queixar, no, d'aquest diumenge ! M'ha vingut ple de regals de música, de menjars exquisits, de cors, de records...


A mode de resum, de tastet, posaré aquí:

  • un link per (re)escoltar Empúries d'Eduard Toldrà
Música catalana al panorama clàssic del segle XX-Eduard Toldrà- Empúries


  • aquesta foto, evocadora de celebracions, amistat i... infusions digestives ;-)

Ca la Camil·la, després del cava, la infusió ;-)
 Muriel, feb. '15

  • una cançó de la gran, grandíssima Mercedes Sosa, la de Los hermanos

Formidable, molt fort, veure el documental Mercedes Sosa, la voz de América Latina. El Documental del mes, és, per a mi, una mica com La Contra de La Vanguardia, una cita esperada, una trobada addictiva :-)

El portal web del Documental del mes és: http://www.eldocumentaldelmes.com/ca/portada.html

i la pàgina del documental sobre Mercedes Sosa és aquesta:  www.eldocumentaldelmes.com/es-mercedes_sosa__la_voz_de_latinoamerica.html

també el link per al post que li vaig dedicar, a "La Negra", quan va morir : http://books-carabistouilles.blogspot.com/2009/10/gracias-mercedes.html


I a més a més, l'Amistat al llarg de tot el dia ! De què em queixaria ?!

Fins aviat (una abraçada especial per a la Camil·la: felicitats !) i per a tots els germans i totes les germanes de cor !

Muriel


dilluns, 26 de gener del 2015

et entre le 1er janvier et le 25... des posts qui n'ont pas vu le jour...

Quelques posts auraient pu alimenter mon blog ces derniers temps mais sont restés en suspens...

Le 2 janvier, par exemple,  j'ai eu le bonheur de revoir, en compagnie de ma mère et de ma fille - ce qui a rajouté une couche de plaisir - un  film que j'avais adoré à sa sortir (2010): La tête en friche, de Jean Becker avec Gisèle Casadesus et Gérard Depardieu (d'après le roman homonyme de Marie-Sabine Roger). C'est un film merveilleux, vraiment... les acteurs, l'histoire, le bonheur de la lecture, l'amitié... Dans la foulée j'ai lu les mémoires racontées "à la bonne franquette" et qui sautent "du coq à l'âne" de Gisèle Casadesus, mémoires écrites pour fêter ses... 100 ans ! Le titre ? Cent ans, c'est passé si vite... Une lecture qui fait sourire, qui apaise, qui est bourrée de joie de vivre, de tendresse, de patience, de tolérance, qui rend heureux !  Et je m'étais dit que j'en parlerais ici...


La tête en friche, film de Jean Becker, 2010

Abécédaire intime de Gisèle Casadesus

 Le 3 janvier, je l'ai passé dans une pensée profonde pour ma Grande Camarade. Ç'aurait été son anniversaire. On était elle et moi, et plusieurs autres copines, de la même année. C'est elle qui inaugurait le nouvel âge, qui nous mettait sur la voie de l'âge qu'on aurait dans l'année. Ce rôle d'éclaireuse, d'ailleurs, ne l'amusait pas follement ! Marie-Annick, mon Amie Soeur, tu me manques ! Dans la soirée, je me suis retrouvée dans la basilique de Santa Maria del Mar, au détour d'une balade dans la vieille ville (de Barcelone, bien sûr). Elle est très très belle cette église et même si avec Marie-Annick nous n'avions pas coutume de partager des églises, elle était avec moi dans la magnificience de ses colonnes ! 

Pour un coup d'oeil virtuel sur la basilique de Santa Maria del Mar, cliquez là-dessus:
http://www.santamariadelmar-barcelona.

Puis le dimanche 4, en balade dans le massif de Collserola, sur le chemin "de Les Aïgues", par temps clair, la ville de Barcelone à nos pieds, étalée entre le massif et la mer, et ce figuier de Barbarie qui fait sa vie là, dans la gouttière, ça lui suffit, c'est incroyable, j'ai fait cette photo, pour la mettre ici:


Carretera de les Aïgues, Collserola, vue sur BCN, gener '15, Muriel

Il y a eu ce coeur, aussi, rencontré sur la plage, le jour suivant ou encore celui d'après:


Coeur de brique poli par la mer, plage de Gavà, janvier '15, Muriel

Et comme il n'y a pas que la joie de vivre d'une centenaire, des coeurs qui accrochent le regard sur les plages tranquilles et des figuiers de Barbarie qui vivent en paix leur vie de contemplatifs, il y a eu l'attentat contre Charlie Hebdo et les autres atrocités qui s'en sont suivies :-( 
Je n'ai rien à ajouter à ce sujet qui n'ai déjà été dit et redit :-( Consternation... 

Il y a eu de beaux dessins en réaction en provenance de partout, celui-ci par exemple:

dessin emprunté ici pour ce blog à
je ne sais quel artiste, mais merci !

Et un que j'aime beaucoup, qui dit exactement ce que je pense, et la veille j'étais entrée dans une basilique et l'ai encore une fois trouvée très belle, et ç'aurait pu être une mosquée ou une synagogue ou n'importe quel temple n'importe où, parce que ça m'est égal, j'aime tous les lieux sacrés quand ils abritent la paix, c'est celui-ci: 

idem

Et les massacres au Nigeria, qui se sont produits simultanément, découlant de la même folie ! Et tous les gens qui tombent tous les jours et qui n'ont rien fait, rien demandé, dans tous les pays en guerre :-( et dont parle à peine:

Maman, pourquoi le monde ne manifeste pas pour nous aussi ?
Un monde inégal ?

Enfin... :-(

Pendant le même temps, car la vie va, il y a eu des moments d'amitié avec les thés et gâteaux poires-amandes, les couchers de soleil (nous en avons ici eu de très beaux), la douceur et la tendresse de ma mère que j'ai eu le privilège d'avoir auprès de moi... et toutes les espérances et les résolutions qu'apportent toujours, c'est comme ça, les années nouvelles... 

Voilà... ces posts n'ont pas vu le jour, comme tant d'autres tout le temps, parce que la vie va et que les idées, les images, les évènements se télescopent... et qu'il y a toujours tellement de choses à faire. Je n'ai par exemple encore jamais rendu hommage, dit adieu, à Gabriel García Márquez (Aracataca, Colombie, 1927, Mexique, D.F., 2014, prix Nobel de littérature 1982, Cent ans de solitude et L'amour au temps du choléra, entre autres bijoux). J'ai tant aimé le lire, il est tellement indéfectiblement lié à "ma" Colombie, ah ! Gabo !, "mon" écrivain, mais voilà, mort juste un jour avant ma Grande Camarade au chevet de qui je me trouvais... Je ne me suis pas recueillie non plus à la mort de Nadine Gordimer (1923-2014, Afrique du Sud, prix Nobel de littérature en 1991 "son oeuvre épique ayant rendu à l'humanité d'eminents services"), je m'étais dit que je lui consacrerais un post... car je l'admire aussi beaucoup... 

Gabriel García Márquez- photo EFE

Nadine Gordimer- photo Reuters

Voilà... Ce blog que j'aime cultiver, c'est seulement un journal pas au jour le jour... C'est simplement "à l'occasion" et des points forts passent à l'as tandis que d'autres y trouvent une belle place, ou, bêtement, le plus souvent, des carabistouilles, des anecdotes... et c'est que la vie va et qu'elle va comme elle va... 

Allez, à la prochaine, Muriel 

Et pour la route, et pour que ce soit la musique qui prenne le dessus, l'Intermezzo en La majeur, opus 118 de Brahms, parce que, c'est sûr, un requiem aurait du sens ici mais la légèreté de cet intermezzo l'a aussi... Et puis, définitivement, à la question un jour posée par Françoise Sagan, c'est le titre d'un de ses romans, "Aimez-vous Brahms ?", je réponds: "Oui ! Et comment ! "

À bientôt !

dimecres, 28 de maig del 2014

Femmes Lumière

Envie et besoin de partager avec vous ce webdocumentaire que j'ai découvert sur TV5-Monde: Femmes Lumière, sur les femmes et l'épargne villageoise.
Les sourires, les regards, la détermination commune de femmes des "5 coins du monde" pour sortir de la pauvreté, leur esprit de solidarité, leur confiance, leur beauté, leur élégance, leur dignité, c'est t rès beau ! Leur lumière, c'est bien ça ! Ces femmes "nourricières et pourvoyeuses d'avenir pour leurs enfants" , les "premiers soldats de la survie" !

Cliquez et installez-vous parmi elles, ça vaut le coup ! Pour chacun des pays (la Côte d'Ivoire, Haïti, Madagascar, le Cambodge et le Bangladesh), vous verrez, à part la présentation, il y a plusieurs apartés (présentation, vie du groupe, autres regard, grands témoins, etc. ). 
Franchement, chapeau les femmes ! Notre force, unies, n'a pas de limite ! 


À la prochaine (pensée présente pour M.A. qui aurait aimé voir ça et avec qui j'aurais adoré en discuter), Muriel

diumenge, 19 de gener del 2014

Julia, Pentimento, tant de temps...

Le film, Julia*, et le livre, Pentimento - Julia étant une partie, un chapitre, une des personnes-clés de ce recueil-journal - commence ainsi (voix en off / première page):

Old paint on canvas, as it ages, sometimes becomes transparent. When that happens it is possible, in some pictures, to see original lines: a tree will show through a woman's dress, a child makes way for a dog, a large boat is no  longer on an open sea. That is called pentimento because the painter "repented", changed his mind. Perhaps it would be as well to say that the old conception, replaced by a later choice, is a way of seeing and then seeing again.
That is all I mean about the people in this book. The paint has aged now and I wanted to see what was there for me once, what is there for me now.

C'est-à-dire (au pied levé):

La peinture sur toile, au fil des années, devient parfois transparente. Quand cela arrive, il est alors possible, pour certains tableaux, de voir les traits d'origine: on devine un arbre à travers la robe d'une femme, un enfant cède la place à un chien, un grand bateau ne navigue plus en pleine mer. Cela s'appelle pentimento, parce le peintre "repenti" a changé d'idée. Sans doute peut-on tout aussi bien dire que la conception première, remplacée par un choix ultérieur, est une façon de voir, puis de revoir.
C'est ni plus ni moins mon intention pour les personnes qui sont dans ce livre. La peinture a vieilli à présent et je voulais voir ce qu'il y avait, pour moi, à l'époque, ce qu'il y a, pour moi, maintenant.

C'est un passage qui m'a tout de suite plu quand je l'ai découvert et que j'ai toujours gardé en tête.

Hier soir, j'ai revu Julia, j'avais adoré ce film à sa sortie, mais pas seulement ça, il m'avait marquée, et je peux dire maintenant durablement marquée. Quand j'ai vu hier à la bibliothèque que parmi les nouveautés de janvier, il y avait Julia* en DVD, ça m'a fait drôlement plaisir, je ne m'y attendais pas, j'ai fait un saut dans le passé, l'Amitié, les amitiés, les discussions-autour-des-films... C'est un film que j'avais vu plusieurs fois en quelques années, que j'avais tenu à partager... J'ai adoré le revoir après tant de temps, c'est un chef-d'oeuvre, un film magnifique, Jane Fonda et Vanessa Redgrave sont merveilleuses et derrière elles, Lillian Hellman** et Julia. Je m'étais à l'époque acheté les 3 livres autobiographiques de Lillian Hellman: An unfinished woman (1969), Pentimento (1973) et Scoundrel time (1976). Je viens de relire le fameux passage, pentimento, et les pages qui concernent Julia... Je suis heureuse d'avoir pu me replonger dans le film, le livre, les personnages, mes pensées et émotions d'alors... et de voir ce que ça représente pour moi aujourd'hui...

Photogramme de Julia de Fred Zinnemann, 1977
Photogramme de Julia de Fred Zinnemann, 1977
Affiche de Julia de Fred Zinnemann, 1977

Entre les pages de Pentimento, il y avait une carte postale de New York de ma pote de fac Nadine, rangée là surtout pas par hasard, je l'ai relue: "Tu connais la ville ici, et l'atmosphère. Tout est vraiment surprenant et plein de choses concordent toujours avec tes impressions"...

Oui, au fil du temps, la peinture est devenue transparente et c'est à la fois vertigineux et doux de voir ce qu'il y avait à l'époque, pour moi, et ce qu'il y a maintenant...

J'ai fort repensé aux camarades de Simpson College, à Sylvaine, à José aussi car il me semble bien qu'on a aussi partagé ce film, qu'on en a beaucoup parlé en tout cas... Il s'est passé tant de temps...


Voilà, c'est une page de ciné, une page de littérature, une page de vie... la vie, avec l'amitié, les chemins qui se croisent, se séparent et se retrouvent, l'amitié, qui comme les livres, comme les grands films, se redéchiffre à l'occasion...

*Julia: film sorti en 1977, de Fred Zinnemann, basé sur le livre Pentimento de la dramaturge américaine Lillian Hellman, où elle évoque Julia, leur amitié dans les années 20, Julia qui part étudier en Europe, l'Europe des années 33, 34, Oxford puis Vienne, la montée du nazisme... Julia s'impliquera à fond contre Hitler et ses sales petits copains...  Lillian n'oublie pas son amie d'enfance, part la retrouver... Jane Fonda joue Lillian Hellmann, Vanessa Redgrave, Julia et le compagnon de Lillian, Dashiell Hammet, écrivain lui aussi est joué par Jason Robards.

** Lillian Hellman: 1905-1984, romancière et dramaturge américaine dont les oeuvres ont largement été représentées au théâtre et portées à l'écran (La Vipère, La Rumeur...), comme Hemingway elle prend parti pendant la guerre civile espagnole (1936), elle sympathise avec la gauche et le paiera cher pendant la chasse aux sorcières (années 50), compagne de Dashiell Hammett (grand nom du roman noir américain).

À bientôt et clin d'oeil aux amies ci-dessus citées ! Muriel

dimarts, 20 d’agost del 2013

Éloge de la fuite, Henri Laborit

Étant plongée dans une époque intensive de rangement (de préférence par le vide... mais pas pour tout !), je retombe, entre autres choses, sur des notes de lecture et des passages de livres, recopiés à la main. Au hasard des redécouvertes, je m'attarde un peu et relis et repense... Hier, j'ai donc relu L'Éloge de la fuite, d'Henri Laborit*. C'est un texte que j'ai souvent en tête, très:

Quand il ne peut plus lutter contre le vent et la mer pour poursuivre sa route, il y a deux allures que peut encore prendre un voilier: la cape (le foc bordé à contre et la barre dessous) le soumet à la dérive du vent et de la mer, et la fuite devant la tempête en épaulant la lame sur l'arrière avec un minimum de toile, - là, en réalité, je n'y comprends rien, la voile, c'est pas ma tasse de thé, ça ne fait rien, c'est beau- . La fuite reste souvent, loin des côtes, la seule façon de sauver le bateau et son équipage. Elle permet aussi de découvrir des rivages inconnus qui surgiront à l'horizon des calmes retrouvés. Rivages inconnus qu'ignoreront toujours ceux qui ont la chance apparente de pouvoir suivre la route des cargos et des tankers, la route sans imprévu imposée par les compagnies de transport maritime -  là oui, je comprends tout, et avec des frissons de plaisir-. Vous connaissez sans doute un voilier nommé "Désir". 

Voilà, j'adore ce texte... 

Elogio de la huida : el texto en castellano, imágenes de la película Mi tío de América de Alain Resnais (el texto de Laborit se recita e ilustra a modo de introducción de la peli).

En ce moment, je fuirais bien, mais ce n'est absolument pas viable, bientôt mais pas encore... Là, il s'agirait plutôt pour moi d'un Éloge de... la carapace... en guise de voilier, une tortue et pour ce qui est des rivages inconnus... l'intérieur de la carapace... on pourrait faire mieux... enfin, une tortue nommée... nommée comment ? Patience ? Résistance ? Je vais y réfléchir... 


* Henri Laborit (1914-1995), biologiste, médecin,  éthologue, psychologue et philosophe français. En 1980, il devient connu du grand public grâce au film d’Alain Resnais, Mon oncle d’Amérique où sont mises en scène des observations de Laborit sur le comportement des rats et leur transposition chez les êtres humains. 

Voilà, à bientôt, Muriel

http://books-carabistouilles.blogspot.com/2013/08/eloge-de-la-fuite-henri-laborit.html

diumenge, 3 de març del 2013

Documentaire indispensable // El Planeta dels cargols (documental imprescindible)

Recommandation absolue, us el recomano sense límit.
C'est le documentaire /documental El planeta dels cargols* / El planeta de los caracoles / Planet of snail - je n'ai pas trouvé le titre en français et peut-être n'a-t-il pas été traduit (?!).

C'était le documentaire du mois de février, de ces documentaires du monde entier qui passent la même semaine dans différentes salles de ciné ou maisons des jeunes, foyers, etc. de différentes villes et patelins de Catalogne, d'Espagne et d'Amérique Latine, et certainement d'autres pays (?), des documentaires qui vont droit au coeur de l'humain. Fa ja uns anys, potser 5 (o més ?), que aquesta iniciativa del documental del mes (el mateix documental es projecta cada mes, el mateix dia si pot ser, en tot cas la mateixa setmana, a diferents sales de Catalunya, Espanya, Amèrica Llatina i potser altres llocs del món (no ho sé) es va posar em marxa. A BCN, a unes quantes sales i també al genial CineBaix (Sant Feliu de Llobregat).

el documental del mes // the documentary of the month

El planeta de los caracoles


Depuis que j'ai rencontré ces 2 personnes (non pas personnages puisqu'il s'agit d'un documentaire), Young-Chan et Soon-Ho, je pense très souvent à eux. És impossible oblidar els protagonistes d'aquest documental, sensibles, meravellosos ! 

Young-Chan perd la vue et l'ouïe suite à une maladie infantile + très grosse fièvre. Il se décrit comme un escargot parce que c'est le sens du toucher sur lequel il doit compter pour communiquer avec le monde. Au cours du documentaire on apprend aussi qu'il se compare à un astronaute. C'est en tout cas un poète touchant au possible. Young-San se sent très seul mais un jour il rencontre celle qui est à présent sa femme, Soon-Ho, qui souffre elle-même d'une sévère malformation de la colonne vertébrale. Ils forment à eux deux une équipe, un tandem absolument merveilleux. Ils communiquent au moyen d'un langage de signes tactiles... Ça se passe en Corée du Sud. Ça pourrait se passer n'importe où... 



Snail planet - YouTube : Aqui us enllaço amb un trailer penjat al YouTube. Segur que es pot tornar a veure sencer en alguna ocasió o comprar el documental. Faré un suggeriment de compra per a la meva biblio.  

* El planeta dels cargols: documental, Corea del Sud / Japó, 2011, direcció i fotografia Seung-Jun Yi

Fins aviat, à bientôt, Muriel


dimarts, 19 de febrer del 2013

L'homme du train, post griffonné dans le train

C'est lors de mon dernier passage en banlieue parisienne... Je rentre à Q., je suis dans le même train  qu'il y a... la bagatelle de presque une quarantaine d'années (40 ans, vertige !) quand je rentrais de la fac, j'ai le même mal de dos (de ces maux qui "structurent" une vie), il y a la même foule, il est bondé, archi bondé, le train de 17h... Je cherche quand même LE siège qui serait libre exprès pour moi... rien à faire, tout est pris, tant-pis, je me pose sur les marches. Une jeune (20 ans ? plus ?), assise sur la banquette en face de moi, me regarde et me sourit franchement, "la bonne femme, pas peur de se salir le jeans et trop crevée pour rester digne, elle a bien raison !", il y a de ça dans son gentil sourire, elle ne me laisse pas sa place ceci dit, je lui en sais gré ! (et tiens, il faudra que je remette la main sur le film La vieille dame indigne *!)... puis je sens un regard sur ma gauche, en hauteur, quelqu'un qui est resté debout, appuyé contre la vitre: un homme, mon âge (approx.) me regarde, effectivement, amusé et souriant, un grand sourire franc, lui aussi, complice (lui, il n'avait pas osé squatter les marches). Deux très beaux sourires, une sacrée promo dans ce RER exténué ! Je leur rends "la pareille", je leur souris aussi... Une complicité... et, entre l'homme et moi, une sorte d'attraction, envie de parler mais de quoi ? puis, "ça ne se fait pas, non", pas dans ce train-là... Il n'y a par ailleurs rien de spécial à dire... Premier arrêt, des gens descendent, d'autres montent... Je reste assise sur les marches, je ne gêne pas vraiment... Deuxième arrêt, la jeune en face de moi descend, l'homme m'invite à m'asseoir, il me tend la main pour m'aider à me lever mais je n'ose pas la prendre, puis il y a l'orgueil, "je peux me lever toute seule et d'un bond même, non mais"...ah la la... Assise sur la banquette, je commence à griffonner ce moment en direct, "j'en ferai un post pour mon blog", ce moment où il ne se passe presque rien, ou alors quelque chose en filigrane... L'homme me sourit toujours, il est amusé, c'est amusant... Troisième arrêt, la femme d'à côté de moi descend, l'homme s'assoit, il prend sa place, on se regarde, on se sourit, on a envie de se dire quelque chose, il est intrigué de me voir écrire comme ça à toute pompe sur un morceau de papier déchiré, pas glamour le papier, mais j'ai rien d'autre sous la main (j'ai absolument toujours un calepin dans mon sac, mais là, non, of course), je sens qu'on va se dire quelque chose, mais... quoi? quoi "d'intelligent"? quoi qui ne brise pas le charme du moment ? Et je sens que ça doit être vrai que des histoires "un homme, une femme" peuvent surgir dans un train de banlieue bondé et fatigué, je suis sur le point de déchirer un morceau du papier sur lequel je suis en train d'écrire ce moment et de lui tendre mon mail, c'est la première fois que ça m'arrive avec un inconnu, "écrivez-moi quelque chose, sur vous, sur ce que vous voudrez, à cette adresse-là, n'importe quoi..." mais je n'ose pas le dire, je n'ose pas déchirer le papier sur lequel j'ai commencé à écrire mon e-adresse. Quatrième arrêt, il se lève, il va descendre, "bon, je lui donne" mais, non, je n'arrive pas à le lui donner, il me regarde, je sens qu'il regrette qu'on ne se soit pas parlé, il descend, il me dit "bon, bah... au revoir alors!", il est sur le quai, je suis sur la banquette, on se regarde, on ne sourit plus, on sait qu'on a loupé le coche, mince, le train repart... Et puis, non, on n'a pas forcément loupé le coche, c'est une  histoire en soi, une histoire comme ça ! Ou alors, on l'a peut-être quand même loupé... Chi lo sa ?! Ah, mais ça y est, c'est mon arrêt à moi, je descends... il fait froid et humide... je souris...


C'était fin décembre... Le lendemain, autour d'un thé au "Train bleu", je racontais l'histoire de L'homme du train, cette histoire de presque rien, aux deux copines que je retrouve immanquablement lors de chaque passage à Paris ! À notre santé les filles ! à la prochaine !



* La vieille dame indigne: film réalisé par René Allio et sorti en 1965, d'après la nouvelle éponyme de Bertolt Brecht, avec des chansons originales de Jean Ferrat (On ne voit pas le temps passer) et avec l'actrice Sylvie (1883-1970) dans le rôle de Madame Bertini, Victor Lanoux dans celui de Pierre et Malka Ribowska dans celui de Rosalie.

Et pour la route, Jean Ferrat:On ne voit pas le temps passer  (Youtube)

À bientôt, Muriel

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