diumenge, 31 de maig de 2020

En souvenir du 31 mai passé

Espero meravelles          
a cada cantonada.          
Hi ha alegria                   
en l’aire.                        
El sol m’omple               
els ulls.                          

El meu presagi               
és una línia                   
contra el sol,                 
un punt en l’horitzó.      

J'attends des merveilles
à chaque coin de rue.
Il y a de la joie
dans l'air.
Le soleil emplit
mes yeux.

Mon présage
est une ligne
contre le soleil,
un point à l'horizon.

Montserrat Abelló, pour Diane et Vivien !


Fleurs vues en ce 31 mai

À plus, Muriel (tant qu'il y aura des fleurs...)

dijous, 14 de maig de 2020

Rituel: une définition

C'était il ya peu, justement, le rituel du brin de muguet du 1er mai chargé de bons voeux de bonheur et de santé, c'est beau et c'est forcément beaucoup demander à un brin de fleur, si parfumé, si mignon, si robuste même, qu'il soit... C'est une autre histoire...

La Grande Librairie (LGL) du 6 mai (en confinement mais au rendez-vous, formidable et là, c'est grâce aux technologies et autres réseaux sociaux, il faut l ereconnaître) a été un nouveau grand plaisir. À chaque fois ! Si François Busnel, dont j'apprécie le talent de meneur de LGL, arrivait à se mettre au mot humain/humains quant il s'agit de l'ensemble de l'humanité, au lieu de traîner homme/hommes plus par atavisme que par machisme, il me semble, ce serait parfait... "parce que l'homme ceci et les hommes cela..." Enfin... Un très grand plaisir le 6 mai où des historiens étaient réunis et où Philippe Charlier était invité pour son beau livre (riches en photos apparemment impressionnantes) Rituels.

J'ai pris note de la définition qu'il donne du rituel en réponse à la question posée par Busnel "mais, à quoi sert un rituel ?) et la voici.

"Un rituel est une façon qu'ont trouvée les humains* d'organiser le chaos lorsque survient le désordre, une situation qui déborde ses sentiments, son organisation sociale, pour qu'on sache exactement quoi faire, qu'on ne soit pas démuni" ("les humains", c'est moi, parce qu'originellement, c'est "l'homme", je ne sais pas si ça se fait mais... je le fais)

On parlait de la société prise dans les griffes du covid-19... mais c'est une belle définition applicable à tous les rituels survenant après les désordres. Il ne s'agit pas ici des rituels comme celui du thé, du parfum, de coups de fil... Encore que...

Rituels, Philippe Charlier, Ed. Cerf, janv. 2020

lien pour voir en replay LGL du 6 mai, Crise sanitaire, ce que nous apprend l'histoire:
france.tv/france-5/la-grande-librairie/saison-06-mai-2020

À bientôt, Muriel

divendres, 1 de maig de 2020

Muguet porte-bonheur...



Després de les roses de la Diada de Sant Jordi i dels clavells del 25 d'abril portuguès, arriba el muguet, el lliri de les valls, símbol de l'1 de maig a França, portador d'amistat, missatger de la bona sort ! Per a mi, és com la tornada d'una cançó floral al cor de tantes primaveres catalano-franceses tocades per Portugal. Desitjo compartir !

source: blog
 http://chezmamielucette.eklablog.com/le-muguet-poeme-de-maurice-careme-a140254474

Et revenir du côté de chez Maurice Carême, c'est toujours un plaisir, un délice, une douceur...

En soirée, une coupe de cava confinée à plusieurs voisins, y a pas d'mal à s'faire du bien !




Fins aviat, à bientôt, Muriel

dijous, 30 d’abril de 2020

Roses, papillons, jardins éloignés et puis aussi quelques fraises

La pauvre fleur disait au papillon céleste :
- Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents. Je reste,
Tu t'en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d'eux,
Et nous nous ressemblons, et l'on dit que nous sommes
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne.
Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! - Parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
A mes pieds.

Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t'en vas encore
Luire ailleurs.
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,
Ô mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi !

Roses et papillons, la tombe nous rassemble
Tôt ou tard.
Pourquoi l'attendre, dis ? Veux-tu pas vivre ensemble
Quelque part ?

Quelque part dans les airs, si c'est là que se berce
Ton essor !
Aux champs, si c'est aux champs que ton calice verse
Son trésor !

Où tu voudras ! qu'importe ! oui, que tu sois haleine
Ou couleur,
Papillon rayonnant, corolle à demi pleine,
Aile ou fleur !

Vivre ensemble, d'abord ! c'est le bien nécessaire
Et réel !
Après on peut choisir au hasard, ou la terre
Ou le ciel !

Victor Hugo, La pauvre fleur (1834, Les chants du crépuscule)

et là, interprétée par la soprano Véronique Gens:
youtube.com-Veronique Gens-La pauvre-fleur

et quelques roses du jardin de Quincy, que je n'ai ni le loisir de caresser des yeux ni de humer, ce sera pour un autre printemps




et puis dans le même temps, ce sont quelques fraises qui m'arrivent d'un jardin de Croatie

merci Mario !

Allez, à bientôt ! Muriel

dilluns, 27 d’abril de 2020

Plantar sobre la terra els peus, Montserrat Abelló

Plantar sobre la terra
els peus. Ja no tenir
por. Sentir com puja
la saba, amunt, amunt.
Créixer com un arbre.
A la seva ombra
aixoplugar algú que
també se senti sol, sola
com tu, com jo.

Montserrat Abelló
El Blat del temps 
(Barcelona: Columna, 1986)

Planter sur la terre
ses pieds. Ne plus avoir
peur. Sentir comme monte
la sève, encore et encore.
Grandir comme un arbre.
À l'ombre de cet arbre
abriter quelqu'un qui
lui aussi, elle aussi, se sent seul-e
comme toi, comme moi.

(traduc au pied levé, on peut sans doute faire mieux)

À tout', Muriel

dissabte, 25 d’abril de 2020

Oeillets rouges et portugais à souhait !

Sympathie vive et admiration pour le peuple portugais. Aujourd'hui c'est le jour des oeillets partout, là-bas ! "Cravos em todos os lugares, nas caixas de correio, nas cercas, em todas as janelas...", il paraît ! Mémoire de la Révolution du 25 avril (1974), la fameuse Revolução dos Cravos ! Bien envie d'y être, non seulement en pensée mais en chair et en os, un prochain 25 avril, le plus prochain possible, tiens !

J'ai envoyé mes saudades et j'ai reçu...

... ça ! un cravo 💓

Até logo, à bientôt... C'est pas les Révolutions qui manquent à faire... et là on est tout même muselés mais il va falloir nous y mettre sans trop tarder... parce que du mode déconfiné on va rapido presto passer au mode déconfit. Confit, comme je disais l'autre jour, ça reste amusant mais déconfit... beaucoup moins !

Les roses de la Sant Jordi, les oeillets du Portugal et bientôt le muguet porte-bonheur du 1er mai, en France, toutes des fleurs de célébration de la Vie... et en bouquet confiné ! Nous sera-t-il donné de retrousser nos manches et de trouver une fleur pour ce qui va suivre, une fleur sans peur !?

Muriel

divendres, 24 d’abril de 2020

Niñ@s encerrad@s...

Tengo muchas ganas de hacer mío este texto de Carlos González, pediatra catalán y tan sensato en cuestiones de crianza en el amor, en la vida:

Yo no pedí que encerraran a mi nieto. Si me lo hubieran propuesto, como una especie de pacto con el diablo; “Si encierras a tu nieto durante mes y medio, alargaré tu vida unos años”, yo jamás lo habría aceptado.

Pero alguien lo hizo sin preguntarme, y yo no protesté, no me di cuenta siquiera de que aquello era profundamente injusto. Mi nieto, y otros como él, que no corren ningún riesgo con el virus, están encerrados sin juicio, y no pueden salir ni un minuto. Yo, y otros como yo, que sí que corremos un riesgo, podemos salir varias veces al día, al súper, al pan, a la farmacia, a pasear al perro, a tirar la basura, algunos a trabajar. He aceptado la infamia, he tardado más de un mes en darme cuenta de que esto era inmoral. Nos dijeron “todos hemos de estar confinados, por el bien de todos”, pero sólo los niños han estado realmente confinados, y no por su bien, sino por el nuestro. Nos dijeron “sois todos unos héroes”, pero yo he sido un bellaco.

Y ahora, hijo mío, te pido perdón. Era yo quien tenía que haber afrontado cualquier peligro para salvarte, y lo hemos hecho al revés. Sin pensar, acepté renunciar a la libertad a cambio de la seguridad; sólo que la seguridad era la mía, pero la libertad era la tuya. Y ahora los años que me queden por vivir habré de pasarlos con esta vergüenza: acepté encerrar a mi nieto para salvarme.

Y, encima, ni siquiera era cierto. El encierro de los nietos no era ni necesario ni suficiente. Mientras aquí tenemos las residencias devastadas y los niños encerrados, en otros países los niños han podido salir a la calle y la pandemia se ha cobrado menos víctimas. Hemos usado el autoritarismo para esconder la ineficacia.

Carlos González
Abuelo, pediatra y escritor
www.carlosgonzalezpediatra.com


Leí este escrito y me puse a llorar...
Muriel, abuela por encima de todo en este momento preciso !