martes, 30 de septiembre de 2014

Dernier jour du mois de Septembre, Vendémiaire suit son cours...

Dernier jour de ce mois de Septembre que j'aime tant... L'été cède définitivement le pas à l'automne... Il me plaît de savoir que cependant Vendémiaire suit son cours ! Vendémiaire est le 1er des mois du calendrier républicain dont le nom des mois en si parfaite syntonie avec les saisons, la nature au fil du temps... Vendémiaire, c'est du 22 septembre au 21 octobre (approx.)du calendrier grégorien. Les vendanges, les raisins... J'aime ce moment de l'année ! Finie la frénésie de l'été, on peut se recueillir tranquille, on peut aussi continuer à vivre un peu comme en été... Brumaire et Frimaire, c'est autre chose, ça oui... mais nous en sommes à Vendémiaire !

Illustration Vendémiaire (trouvée sur Wikipédia)

Et pour la route une chanson, avec des raisins, avec du vin:
Vive le vin- vive le raisin-Julie-Dassin

À bientôt, belles Grappes de raisin ;-) et bon Vendémiaire à vous ! Bises à Cathy (un plaisir de te revoir cet été, c'était Messidor, n'est-ce pas ?) Muriel

martes, 23 de septiembre de 2014

Arbres, automne, tardor

Feliç tardor a vosaltres, arbres amics d'aquests passats dies de setembre !
Bel automne à ces arbres-là:

Du côté du Moulin Ballot, sept.'14, Muriel

Feliç tardor a tots els arbres
Bel automne à tous les arbres, 
arbres des forêts, arbres des champs, arbres des montagnes, 
arbres des bords de mer, arbres des villes, 
bel automne à vous 
arbres amics ! 

I aquest pensament per a la Montserrat Abelló, poetessa i traductora catalana que ens va deixar el passat 9 de setembre (Tarragona 1918-Barcelona 1914) i era molt amiga dels arbres (les mans i els arbres són temes recurrents a la seva obra):

Plantar sobre la terra

Plantar sobre la terra
els peus. Ja no tenir
por. Sentir com puja
la saba, amunt, amunt.
Créixer com un arbre.
A la seva ombra
aixoplugar algú que
també se senti sol, sola 
com tu, com jo.

(D’El blat del temps, 1986)

Un très beau poème, simple et touchant de Montserrat Abelló, poétesse catalane qui après un parcours vital de 96 ans ( !) s'est éteinte à ce monde le 9 septembre dernier pour rejoindre, c'est sûr, un autre monde de mots, d'arbres et de mains, thèmes phares dans son oeuvre. Ce poème-là dit à peu près cela: Planter sur la terre / ses pieds. Ne plus avoir/ peur. Sentir monter / la sève, plus haut, encore plus haut. / Grandir comme un arbre. / À son ombre / abriter quelqu'un qui / se sent aussi seul, seule / comme toi, comme moi. (Recueil de poèmes Le blé du temps, 1986)

Voilà, alors bel automne à vous tous, avec des arbres, avec des amis ! Feliç tardor entre arbres i amics us desitjo ! Fins aviat, Muriel 

(pensée reconnaissante pour les arbres de ma vie, pensée tendre pour ma mère qui aime les arbres, pensée profonde pour l'amie qui a devancé Montserrat Abelló, M.A, et que l'ombre des arbres du Moulin Ballot soit douce à vous du Moulin Ballot !)

sábado, 20 de septiembre de 2014

Une pierre noire, rencontre

"Car un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'œil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur..."

C'est une citation de L'Éloge de l'Ombre, de Junichirô Tanizaki*, dont la lecture m'a tellement impressionnée et dont des bribes me reviennent souvent à l'esprit.

Sur la dernière plage sur laquelle je me suis promenée, j'ai rencontré une pierre qui, même si justement ce n'est pas ce que dit Tanizaki, par la lumière qui émanait d'elle, m'a encore évoqué ce très beau texte:

Rencontre avec une pierre noire ayant rencontré la lumière,
 Oléron, sept.'14, Muriel

Rencontre de la pierre noire avec une pierre blanche et toujours la lumière,
 Oléron, sept.'14, Muriel

Rencontre de la pierre noire avec etc etc etc... ;-)
Oléron, sept.14, Muriel

Souvenir lumineux d'Oléron dans l'horizon de l'océan, la lumière de septembre, l'amitié... et la jolie rencontre avec ces pierres-là !

À bientôt, Muriel (pensée yogi -Follow your bliss !- pour Sylvaine, pensée profonde pour M.A.)

*Junichirô Tanizaki: 1886-1965, écrivain japonais très prolifique (nouvelles, romans, essais, traductions...); parmi ses oeuvres le très bel ouvrage L'éloge de l'ombre, et aussi, Le goût des orties, Le pont flottant des songes, Journal d'un vieux fou...

viernes, 19 de septiembre de 2014

Portail pas web...

Ces quelques photos en guise d'hommage à un portail, ma foi, pas web du tout... mais, je vous assure, à consulter sans modération pour toute information sur... l'horizon !

Au Moulin Ballot, sept.'14, Muriel

Un formidable portail, donc, qui s'ouvre sur... qui s'ouvre sur ça:

Au Moulin Ballot, sept.'14, Muriel
Au Moulin Ballot, sept.'14, Muriel
Au Moulin Ballot, sept.'14, Muriel
Au Moulin Ballot, sept.'14, Muriel

En connaissez-vous beaucoup, dites-moi, de jolis portails qui s'ouvrent comme ça sur l'horizon ? Je dis: fabuleux ! et... le mot est faible ;-)

À très bientôt ! Salutations "à perte de vue" et puissent bien des portails au monde s'ouvrir ainsi ! Amitié reconnaissante, à vous, du Moulin Ballot ! Merci la vie, Muriel

jueves, 18 de septiembre de 2014

Bibliothèques en Charente Maritime, la main et la plume du poète, d'un blog à l'autre

Étant passée par la très belle ville, le port !, de La Rochelle et donc devant la Médiathèque, puis ayant ensuite fait un saut à Surgères et donc vu la bibliothèque de cette charmante petite ville, celle, il était une fois, d'Hélène de Surgères, donc, muse et ultime amour du poète Pierre de Ronsard, Vivez si m'en croyez, n'attendez à demain. Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie, et ayant envoyé les photos de chacun de ces "hauts-lieux" de la lecture (vision romantique et quelque peu déphasée de la réalité actuelle des bibliothèques, mais enfin...) à ma collègue collectionneuse de bibliothèques du monde, (voyez un peu son blog: Libraries of the world - blog ), j'ai eu droit en retour à ce très sympathique post-dédicace:

http://librariesoftheworld.blogspot.com.es/2014/09/biblioteques-de-la-regio-de-la-poitou.html

Je vous souhaite, comme elle, de belles bibliothèques, toujours !

Et je vous joins cette photo de Surgères: on entre dans la ville par ce rond-point-là !

Rond-point Surgères, Charente Maritime, sept.14, Muriel
Rond-point Surgères, Charente Maritime, sept.14, Muriel

Alors, belles poésies à vous aussi !

À bientôt, Muriel (Salut, Rosa !)

viernes, 12 de septiembre de 2014

Douche de fille, sac des filles

Elle vient passer quelques jours, un bagage à main, un sac à dos en soute, elle arrive à l'aéroport, sac à dos perdu, elle voit des amis, en voit d'autres, prend une douche chez l'un, improvise une tenue spéciale journée de fête chez une autre, bien sùr, tout ce qu'elle aimerait avoir est dans le sac à dos... car enfin, c'est bien parce qu'elle aimerait avoir ces choses-là qu'elles les avait mises dans son sac à dos... 4 jours comme ça puis elle arrive à la maison (la mienne, un endroit sien aussi) et après une balade ensemble sur la plage, une douche dont elle ressort pimpante, souriante: "une douche de fille ! mais c'est formidable, avec des gels parfumés, du shampooing, de l'huile d'argan pour les cheveux ! une vraie douche de fille !" . C'est vrai, une douche de garçon, c'est pas la même chose, y a pas à tortiller ! Et c'est vrai qu'on peut voyager avec peu de choses mais... c'est tellement confortable de voyager avec "ses petites affaires"...

La "douche de fille" me fait penser au "sac des filles", éternel mystère pour les garçons, de génération en génération. Et des sac des filles, on passe au sac des filles de Camille, qui chante ça à merveille :

Le sac des filles - live au Trianon: écoutez-ça, un peu !

On s´est posé trop de questions
To be or not to be
Est-ce que Dieu existe ?
Mais pour comprendre la marche du monde
Il faudrait que les hommes m´expliquent
Qu´est-ce qu´il y´a dans le sac des filles
Napoléon à Saint-Hélène
Voyait en rêve le sac de Joséphine
Ces hommes du haut de son empire
Se creusaient encore la cervelle
Mais qu´est-ce qu´il y´a dans le sac des filles
Qu´est-ce qu´il y´a dans le sac des filles
Qu´est-ce qu´il y´a dans la tête des hommes
Elémentaire mon cher Watson
Des sacs de filles pleins à ras bord
Des brunes des rousses des boucles d´or
Mais qu´est-ce qu´il y´a dans le sac des filles?
Qu´est-ce qu´il y´a dans le sac des filles?
Qu´est-ce qu´il y´a dans son sac?
Des tic tac des mic mac des clips
Des paires de claques des je t´aime
Je te plaque, badadoum patatrac
Pris la main dans le sac
La voilà la paire de claques
Sur ta pauvre tête de macaque

De fil en aiguille, de douche de fille en sac des filles de Camille*, je repense, là, au sac à main rouge d'Anna Karénine** et à son énigmatique contenu (qui a fait couler de l'encre, celle de Nabokov*** entre autre), et j'envoie une affectueuse pensée à Maria do Mar (qui aime les douches de filles et les sac de filles, non mais!)

Un de mes sacs de fille, Muriel

* Camille: chanteuse, auteur-compositrice française, voix prodigieuse, textes interpellants. Son CD Le sac des filles est sorti en 2002.
** Anna Karénine, un des grands romans de Léon Tolstoï (1877) dont Anna est le personnage éponyme et central.
*** Vladimir Nabokov dans Conférences sur la littérature russe (Lectures on Russian literature, compilation publiée en 1981 aux Etats-Unis) dit qu' "avec Anna Karénine Tolstoï atteint le comble de la perfection créative" et évoque à un moment donné le sac à main rouge d'Anna K., "the red purse Anna carries"...

Allez, à bientôt ! Muriel (et chic, le sac à dos a été retrouvé !)


lunes, 1 de septiembre de 2014

Aux marches du palais...

Aux marches du palais... Chanson française traditionnelle datant du XVIIIème siècle, chantée sous de multiples versions du Nord au Sud, d'Est en Ouest de l'Hexagone, par les troubadours d'abord puis par toute sorte de chanteurs populaires (Piaf, Cora Vaucaire, Marie Laforêt, Nana Mouskouri, Yves Montand, etc. etc...)

Aux marches du palais (bis)
Y'a une tant belle fille, lon la
Y'a une tant belle fille.Elle a tant d'amoureux (bis)
Qu'elle ne sait lequel prendre, lon la
Qu'elle ne sait lequel prendre.

C'est un p'tit cordonnier (bis)
Qui a eu la préférence, lon la
Qui a eu la préférence.
Et c'est en la chaussant (bis)
Qu'il en fit la demande, lon la
Qu'il en fit la demande.
La belle si tu voulais (bis)
Nous dormirions ensemble, lon la
Nous dormirions ensemble,

Dans un grand lit carré (bis)
Couvert de toile blanche, lon la
Couvert de toile blanche.


Aux quatre coins du lit (bis)
Un bouquet de pervenches, lon la
Un bouquet de pervenches.

Dans le mitan du lit (bis)
La rivière est profonde, lon la
La rivière est profonde.


Tous les chevaux du roi (bis)
Pourraient y boire ensemble, lon la
Pourraient y boire ensemble.

Et nous y dormirions (bis)
Jusqu'à la fin du monde, lon la
Jusqu'à la fin du monde.



C'est une chanson que j'ai beaucoup chantée et c'est aussi la 1ère chanson que j'ai chantée à ma fille, dans ses toutes 1ères heures de vie... Bien du bonheur !!!
Pour toi, aujourd'hui encore, ma grande fille: Aux marches du palais, c'est Marie Laforêt qui chante, jolie voix...

Et, au passage, affectueuse pensée pour toutes les copines (et il y en a un paquet !) avec qui, tout au long de la vie, j'ai chanté en marchant, à tue-tête, à plein coeur :-) et pas forcément juste :-( les chansons du recueil populaire.

Herbes folles, Parc de la Borne Blanche, Combs-la-Ville, août '14, Muriel

À bientôt, Muriel (Bon anniversaire my love !)