lunes, 25 de febrero de 2019

En ce mois de février... dans la lumière du moment présent

Je découvre aujourd'hui ces 3 photos et leur lumière m'atteint profondément, à la manière de ces chocs émotionnels heureux qui innondent de joie ! Elles ont été prises le 27 octobre 2017, à Gimel, petit village de Corrèze, il pleuvait de la pluie et des larmes et, personnellement, je n'ai pas su voir, je n'ai pas vu ce rayon de lumière:


photo Pauline Lebraud, oct.'2017

photo Pauline Lebraud, oct.'2017

photo Pauline Lebraud, oct.'2017

Belle âme qui fus mon flambeau,

Reçois l'honneur qu'en ce tombeau

Je suis obligé de te rendre.

Ce que je fais te sert de peu : 

Mais au moins tu vois en la cendre

Comme j'en conserve le feu.

François de Malherbe (1614)***


Conserver le feu de l'âme et réchauffer le coeur de ceux avant qui on est parti... Partir avant les miens*, l'une des chansons que tu avais choisies pour nous, Arnaud ! Depuis le premier instant, le premier présent d'une vie avec toi in absentia, tu conserves le feu qui réchauffe et illumine ! Avec le temps**, autre chanson à toi, tout continue ! 

Merci énormément, Pauline, pour ces 3 photos, merci d'avoir été là, ancrée dans le moment présent, et d'en avoir extrait la joie que, malgré tout, par dessus tout, en son écrin, il avait à nous offrir. Maryne, oui, "il irradiait déjà" ! Merci Arnaud, infiniment ! Régis, Maman, vous tous, ici et maintenant avec vous de tout coeur ! 

À tout de suite par la pensée ;-) ! Muriel

*Partir avant les miens, Daniel Balavoine: 

**Avec le temps, Léo Ferré:
https://www.youtube.com/watch?v=ZH7dG0qyzyg

*** François de Malherbe, poète français né en 1555 à Caen et mort en 1628 à Paris


domingo, 10 de febrero de 2019

Jour de la Saint-Arnaud... et une croyance celtique

Que de bonheurs (oui, au pluriel ! des bonheurs qui s'enchaînent, qui se nourrissent les uns des autres) la lecture, enfin, car je m'y suis mise, de Proust, À la recherche du temps perdu. Pour le moment, Combray, 1ère partie du 1er volume, celui du passage de la madeleine, des descriptions merveilleuses de paysages, des reflets du soleil couchant... et de ce paragraphe qui me parle si fort:

"Je trouve très raisonnable la croyance celtique que les âmes..."



En effet, l'Arbrenaud, tenez ! Tantôt un pin, tantôt un chataîgner... Et je mesure ma chance: si "pour beaucoup [ce jour ] ne vient jamais", il est venu déjà bien des fois pour moi ! Moi aussi, je trouve cette croyance raisonnable... et si je suis en désaccord, c'est, pour ce qui est des arbres, et autres êtres vivants, de cette façon de dire "de quelque être inférieur", car, inférieurs nous-mêmes, ma foi... Quant aux objets... et bien... "Objets inanimés, avez-vous donc une âme, qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?"*, n'est-ce pas ? Pardon, cher Marcel, il fallait que je le dise, maintenant que je suis en train de tomber en amitié (comme disent les Québécois) avec vous !

Et qui dit arbre, dit mélodie, mot, croissant de lune, regard, sourire, etc. etc... Un monde de rencontres inattendues et tout de suite reconnues !

À bientôt ! Muriel (Arnaud, pensée vive, mon p'tit frère !)

* Lamartine (Harmonies poétiques et religieuses)