domingo, 19 de febrero de 2012

Ventana tapiada... flores en el balcón

En los balcones de una vieja casa cuyas ventanas un buen día tapiaron, las flores en sus maceteros -qué remedio- decidieron "tirar adelante"... pero, una cosa no quita la otra: echan de menos a la persona amiga que las miraba y, vital, las regaba !

Flors al balcó - feb.'12- passeig per Poblenou

 Hasta la próxima, Muriel

miércoles, 15 de febrero de 2012

Clair de lune

Ce matin, j'ai entendu (Catalunya Música) Clair de lune, une composition de Claude Debussy inspirée du poème Clair de lune de Paul Verlaine, premier poème de Fêtes galantes, recueil à son tour principalement inspiré du tableau Gilles de Jean-Antoine Watteau. Peinture, poésie, musique... musique, poésie, peinture...

* Clair de lune, Debussy (1893) : http://1stpiano.com/clair-de-lune/ (cliquez por écouter)



* Clair de lune, Verlaine (1869) :

Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.

Tout en chantant sur le mode mineur
L'amour vainqueur et la vie opportune
Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune,

Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et sangloter d'extase les jets d'eau,
Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.

* Gilles ( Pierrot, dit autrefois Gilles) Watteau (1721) :



À bientôt, Muriel


martes, 14 de febrero de 2012

Au plus profond de l'hiver... En lo profundo del invierno

Au hasard des rangements, section romans, je tombe sur un post-it dépassant d'un livre de Camus, une phrase connue et à redécouvrir toujours: "Au plus profond de l'hiver, j'ai finalement appris que je portais en moi un invincible été."

Sección de novelas, estoy colocando los libros devueltos, un post-it sobresale de un libro de Camus, una frase conocida y siempre por redescubrir: "En lo profundo del invierno finalmente aprendí que dentro de mí existe un verano invencible."

Albert Camus, l'invincible été et les post-it...










À bientôt, hasta pronto, Muriel

jueves, 2 de febrero de 2012

3 poemes de Wislawa Szymborska

Wislawa Szymborska 1923-2012

Ha muerto la poetisa polaca Wislawa Szymborska,
la poetisa de, entre otros poemas, Nada sucede dos veces

Nada sucede dos veces
ni va a suceder, por eso
sin experiencia nacemos,
sin rutina moriremos.

En esta escuela del mundo
ni siendo malos alumnos
repetiremos un año,
un invierno, un verano.

No es el mismo ningún día,
no hay dos noches parecidas,
igual mirada en los ojos,
dos besos que se repitan.


De "Llamando al Yeti" 1957          
Versión en castellano de Gerardo Beltrán

más poemas de Wislawa Szymborska en castellano en :
http://amediavoz.com/szymborska.htm 


La poésie est désormais orpheline de Wislawa Szymborska, poétesse (et traductrice de poésie) polonaise, prix Nobel (1996), auteure entre autres poèmes de Tout hasard ( et de La gare :

* Tout hasard

Cela a pu arriver.
Cela a dû arriver.
Cela est arrivé plus tôt. Plus tard.
Plus près. Plus loin.
Pas à toi.

Tu as survécu, car tu étais le premier.
Tu as survécu, car tu étais le dernier.
Car tu étais seul. Car il y avait des gens.
Car c'était à gauche. Car c'était à droite.
Car tombait la pluie. Car tombait l'ombre.
Car le temps était ensoleillé.

Par bonheur il y avait une forêt.
Par bonheur il n'y avait pas d'arbres.
Par bonheur un rail, un crochet, une poutre, un frein,
un chambranle, un tournant, un millimètre, une seconde.
Par bonheur le rasoir flottait sur l'eau.

Parce que, car, pourtant, malgré.
Que se serait-il passé si la main, le pied,
à un pas, un cheveu
du concours de circonstances.

Tu es encore là? Sorti d'un instant encore entrouvert?
Le filet n'avait qu'une maille et toi tu es passé au travers?
Je ne puis assez m'étonner, me taire.
Ecoute

comme ton coeur me bat vite.

traduction Christophe Jezewski

* La gare

Ma non-arrivée dans la ville N
s'est passée à l'heure ponctuelle

Je te l’avais annoncé
par une lettre non envoyée.

Tu as eu tout le temps
de ne pas arriver à l'heure

Le train est arrivé quai trois
un flot de gens est descendu.

La foule en sortant emporta
l’absence de ma personne

Quelques femmes s’empressèrent
de prendre ma place dans la foule

Quelqu'un que je ne connaissais pas
courut vers une d'entre elles
qui la reconnut immédiatement.

Ils échangèrent un baiser
qui n’était pas pour nos lèvres.
Entre temps une valise disparut
qui n'était pas la mienne

La gare de la ville N a passé
son examen d’existence objective

Tout était parfaitement en place
et chaque détail avancait
sur des rails infiniment bien tracés.

Même le rendez-vous a eu lieu.

Mais sans notre présence.

Au paradis perdu
de la probabilité

Ailleurs
ailleurs.
Combien résonnent ces mots.


traduction Aaron de Najran

Avec Tout hasard, une pensée particulière pour Arnaud et avec La gare, pour Maria do Mar, gràcies Rosa per compartir un món de poesies!


Wislawa Szymborska a les biblioteques: signatura P 872 Szy  (P: poesia / 872: Polaca / Szy: primeras 3 letras del apellido) y N 872 Szy (N: narrativa polaca / N sin número sería novela)


Instante; Aquí; Paisaje con grano de arena; Dos puntos; Poesía no completa; Lecturas no obligatorias: prosa entre otros libros disponibles

Hasta pronto, à bientôt, Muriel