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dilluns, 23 de març del 2020

(Re) lire La Peste au temps du coronavirus

dans le cadre du télétravail puisqu'on est en confinement, je me suis mise à relire La Peste, dans l'idée de proposer un article pour le blog des bibliothèques de Barcelone [ bibarnabloc.cat ] et puis, dans la foulée, là, je me le suis traduit - un exercice curieux, pour moi, à vrai dire, inhabituel, l'autotraduc du catalan au français - afin de le consigner dans ce blog de carabistouilles et autres:

La Peste, d’Albert Camus, se vend, se lit et se relit beaucoup, partout, ces derniers temps et quoique cela  puisse sembler évident, on peut se demander pouquoi, pour quelles raisons exactement. Que peut-on bien chercher – et éventuellement trouver – en ces temps de coronavirus et de confinement, dans un roman publié en 1947 et dont l’action se situe à Oran ? Quelles clés pour la compréhension de ce qui nous arrive et pour notre survie ? Quels regards sur la peur, la dignité en ces temps de pandémie, quels portraits de l’amitié, l’amour, la haine, la solidarité et l’engagement nous donne ce roman qui fait effet de miroir à notre angoisse existentielle ?
Un temps de confinement indéfini est, certainement, un temps à mettre à profit pour lire ou relire les classiques de la littérature universelle et La Peste en est un. La Peste ne peut pas nous distraire de nos soucis, loin de là, en revanche, le roman nous présente des prises de position et des points de vue différents et nous invite, si on le veut bien, à faire une lecture philosophique de tout “cela“ qui est en train de se passer.
L’origine  du roman remonte à une épidémie de choléra, en 1849 à Oran, au Nord de l’Algérie (un des deux pays de Camus, avec la France) et comme dans tous les classiques, – ou est-ce pour cela que ce sont des classiques ?- on y trouve des destins individuels, tous tressés ensemble et fondus dans une  histoire collective et lire La Peste implique – ou permet – plusieurs couches d’interprétation : un temps, un endroit et un fléau particuliers deviennent tous les temps, tous les endroits et tous les fléaux. Le choléra est la peste et aussi la peste brune (nazisme) et bien entendu, le coronavirus ; Oran en 1849, c’est Oran au milieu du XXème siècle et c’est n’importe quelle ville de Chine, d’Italie, du monde, c'est Barcelone, juste maintenant, en 2020. Les télégrammes du roman sont nos whatsapp, facebook et instagram.
La peste devient le nom générique de  toutes les maladies contagieuses, de toutes les épidémies physiques et mentales. “Les pires épidémies sont morales” disait Camus (1947: temps de dictadures et de guerres à peine finies) “et les seuls remèdes sont forcément moraux aussi”. La peste est amenée par les rats, la peste brune, par les totalitarismes. Pourrions-nous penser notre temps actuel, un temps pris dans les griffes du coronavirus, en termes de totalitarismes ? Comment fonctionne notre économie, qu’est-ce que la globalisation, exactement ?
La Peste fait partie du cycle de la Révolte, avec L’Homme révolté et Les Justes (différent du cycle de l’Absurde l’autre pilier de la philosophie de Camus). Chez Albert Camus, c’est l’amour qui triomphe – le Dr Rieux a une capacité inouïe à aimer – et si la vie est absurde et n’a pas de sens, la plus grande victoire, la révolte parfaite, c’est la joie, le bonheur de vivre, la recherche d’un sens à la vie à l’intérieur de notre propre vie.
Il est impensable, pour le moment en tout cas, qu’on puisse un jour dire du coronavirus qui nous confine et nous inquiète “à quelque chose malheur est bon”. Pour le moment, c'est un peu trop dur et déconcertant. Il se peut, par contre, et d’une certaine façon c’est ce que nous espérons tous, que les individus, les sociétés, l’ humanité, ressortent de là grandis. Quel rôle joue la peste dans le roman ? Quel rôle joue et continuera de jouer ce virus dans nos vies ? Pour l’heure, c’est une bête implacable qui nous oblige à être avec nous-mêmes, à méditer sur le temps qui passe (ou sur notre manière de le passer), sur notre vie personnelle et nos choix tout au long de notre trajectoire, sur la vie en société, la mort...
L’épidémie est, tout à coup, et si nous jouons le jeu – ou si nous relevons le défi, plutôt -, une école de vie, un cours intensif de développement personnel. La consigne de confinement est la même pour tout le monde, chacun-e avec ses circonstances particulières (santé mentale et physique, enfants, animaux de compagnie, jardin, de la famille loin, télétravail, pertes ou non de gains, il y a tant de paramètres...) et le travail préliminaire que chacun-e aura effectué sur ses peurs, sur  la solitude, sur la passion de vivre aura aussi son mot à dire.
Quelle leçon tirerons-nous de ces temps si difficiles ? Quelle leçon les humains ont-ils tirée de la grippe espagnole, la terrible Influenza de 1918 ? de la grippe aviaire, des vaches folles, de l’Ebola, de tous les fléaux qui continuent à dévaster l’Afrique ? Et ces dernières années, quelle leçon avons-nous tirée jusqu’à présent, de la recrudescence des maladies respiratoires à cause de la pollution massive de l’air que nous respirons ?
Cette periode forcée de séparation d’avec nos êtres aimés et nos routines sera-t-elle une opportunité, au bout du compte ? Sinon pour nous, pour ceux qui viennent ? Nous sentons maintenant la fragilité de la vie parce que nous pressentons notre fin et la fin d’une époque que nous connaissons et “maîtrisons à peu près, plus ou moins bien ”. Serons-nous capables d’apprendre la compassion dont les grands sages de partout nous parlent depuis si longtemps et une bonne fois pour toute, l’amour de la Terre Mère, la Pachamama, comme on dit en terres andines ? Arriverons-nous à donner la priorité, enfin, à la vie, à freiner un rythme frénétique de croissance économique, et donc d’inégalités ? À repenser un ordre bénéfique pour le plus grand nombre de personnes et êtres vivants ? Dans La Peste, le Dr Rieux ne veut être qu’ “un homme solidaire avec les vaincus”.
“Il y a eu dans le monde autant de pestes que de guerres et pourtant pestes et guerres trouvent les gens toujours aussi dépourvus” écrit Albert Camus. C’est grave... ou en est-il simplement ainsi ? Pourrions-nous changer quelque chose ? “La seule façon de s’en sortir quand on est un être humain, c’est de considérer que rien n’est n’est immuable, et la peste non plus”. Dans le roman, le chemin parcouru par chacun des personnages est fascinant. Chacun a quelque chose à nous apprendre. La leçon la plus magistrale, peut-être, est que si nous ne formulons pas les bonnes questions, il est sûr et certain qu’a peine sortis d’une crise, nous préparons directement le terrain pour la prochaine crise... la prochaine  peste. À la fin du livre, les gens ressortent dans la rue, heureux, le coeur léger, et c’est bien ce que nous désirons de toutes nos forces, en ce moment, sortir le coeur léger. Les gens sortent et rient... et Camus, par-dessus leurs rires, nous invite à nous poser la question : des gens simplement heureux ou... des imbéciles heureux ?
Pour le moment, La Peste, sous forme de roman, se propage partout, elle va sur les traces du coronavirus: pourvu, cette fois-ci, qu’elle nous touche en profondeur, durablement et qu’au sortir de cette lecture et de ce confinement, de cette pandémie, nous soyons mieux disposés, plus engagés, solidaires et pleins d'amour et de respect pour la Planète ! Authentiquement, viablement heureux.
Bonne (re)lecture ! Et ceci est un hommage et un remerciement pour tout le personnel soignant, tous les Drs Rieux du coronavirus pour la tâche immense qu’ils accomplissent, tous !

***
Sources: reflexions personnelles au cours de la relecture, nourries des apports de l’avalanche de commentaires et d’articles qui ont été publiés tous ces jours-ci autour de La Peste au temps du coronavirus. Écrire sur La Peste, n’a pas été un choix original, simplement une évidence.

Allez, à bientôt, Muriel (et prenez bien soin de vous ! restez à la maison !!!)

 Pdf gratuit:  bouquineux.com-telecharger-Camus-La-Peste

dimarts, 26 de març del 2019

Psycho Actif, le blog de Christophe André

Découverte heureuse du blog de Christophe André, à partager impérativement:

psychoactif.blogspot.com

Beaucoup d'admiration pour Christophe André, vraiment !

Après avoir eu plusieurs fois pendant un laps de temps déterminé son livre Méditer jour après jour, mais en catalan (les bibliothèques sont une mine de trésors), je me le suis offert, en français, avec les CDs, un livre qui fait du bien, un livre simple et beau sur la pleine conscience. Ça me fait du pain sur la planche... J'aime bien le pain !

https://www.editions-iconoclaste.fr/livres/mediter-jour-apres-jour/


Alors, à bien vite, à tout de suite... par la pensée ! Muriel


dijous, 29 de novembre del 2018

Un pie de elefante ?

Será el pie de un elefante lo que he visto de buena mañana al lado de la parada de bus ?

Un pie de elefante ? 

Pues no ! Es un  pie de almez, un pied de micocoulier, un peu de lledoner, celtis australis* pes !
Un pie vegetal-animal !
Una imagen-sonrisa para celebrar el nuevo día :-)

Apa, que vaya bien ! Hasta pronto, Muriel

* para saber un poco más sobre el almez:

http://botanicmontserrat.blogspot.com/2017/01/almez-celtis-australis.html
(un blog lleno de vida vegetal !)



dijous, 31 de maig del 2018

Espai de Lliure Creació Carme Malaret: nova proposta, nou repte !

A l'Espai de Lliure Creació Carme Malaret un nou projecte s'està gestant:




És un projecte participatiu dels que veuen la llum un cop l'any i als quals m'agrada participar (l'any passat el tema n'era la "cadira" - la cadira essent el símbol de l'Espai -, l'any anterior havia girat al voltant dels "llocs íntims de cadascú vinculats amb els contes infantils de sempre"...). La convocatòria diu així:

I'Museu és el nom d'una nova acció participativa per celebrar el cinquè aniversari de l'ESPAI.

Amb el concepte de Jo sóc museu volem explorar la capacitat de ser comissaris de les nostres imatges, aquelles que les recordem pel seu impacte emocional.

Volem construir el Museu de L'ESPAI a partir de la suma de les individualitats de 
I' Museum.

En l'escrit, que estableix el marc conceptual de l'acció que us proposem, reflexionem sobre el paper del receptor, el visionament de les obres i el paper que juga el contenidor museu en el segle XXI.


http://carmemalaret.blogspot.com (etiqueta I'Museum)


Per alguna raó enguany me n'he assabentat a última hora i he fet una tria ben a corre-cuita, amb il·lusió i emoció però sí, amb molta pressa, s'acabava el plaç i sort de la meva capsa de les postals (una capsa ja "vintage sense haver-ho volgut", d'aquestes metàl·liques de galetes).

He aplegat unes de les postals que representen unes obres ben lligades a la meva biografia (una horeta justa amb les reflexions i les emocions activades) i sí, evidentment, a la tria li falten unes pintures, escultures, fotografies, etc. I és que les biografies queden incompletes a la força i qualsevol selecció per a una "autobiografia", en aquest cas, canviaria d'un dia per l'altre, massa subjectiva i més si està feta amb pressa. Uns pocs elements d'aquests meus triats sempre formarien part d'aquesta selecció, per això.

Total que al final, la meva participació tindrà la següent textura:
  • Van Gogh i els seus Gira-sols: quin impacte ! dels primers impactes-pintura de la meva vida
  • Jean-François Millet i les seves Espigolaires (Des glaneuses)! Són, els seus, quadres pintats a la Brie, la meva regió nativa. I aquest en particular, és potser un dels primers que crec haver vist amb la consciència de veure una "obra d'art".
  • J.M.W. Turner i el seu quadre Pluja, Vapor i Velocitat (Rain, steam and speed), un pintor que em va agafar de la maneta per a dur-me fins a les portes de l’abstracció, un enamorament.
  • Claude Monet, quina meravella el seu Impressió, sol puixant (Impression, soleil levant)! Impressió, això mateix
  • J.B.C. Corot que evoca la França dolça a la que sempre m’agrada tornar. Aquesta obra titulada  Lectora a la riba boscosa (La liseuse sur la rive boisée) m’agrada molt i representa un paisatge de la meva infantesa (riu Yerres i bosc de Sénart)
  • Toulouse-Lautrec, els seus cartells són un món de colors, d’ombres, representen un món dur i tendre
  • Eugène Delacroix, La Llibertat guiant el poble (La liberté guidant le peuple), el títol ho diu tot ! Emblemàtic ! Quina emoció descobrir-lo al Louvre de ben joveneta !
  • Francisco Goya va retratar una Espanya colpidora, estremidora. El 3 de maig a Madrid (El 3 de mayo en Madrid) té una força, una llum, un dramatisme impressionant. Una obra que m’ha marcat molt (així com tot el conjunt de l’obra de Goya)
  • Imatges del món flotant (Images du Monde Flottant), una exposició que vaig veure a París de pintures i estampes que il·lustren el “viure el moment, contemplar la lluna, la neu, els cirerers en flors”. Un món i una exposició molt interessant
  • Fernando Botero, m’encanten les seves dones, per exemple Una gran ballarina (Una gran bailarina). Em desperten sempre un somriure;  també sóc molt amiga del seu gat que viu a la Rambla del Raval. La tercera ciutat de la meva vida és Bogotá
  • Antoni Tàpies, el vaig descobrir al arribar a Barcelona, la seva ciutat, fa ja més de mitja vida, un artista molt de la meva biografia. M’agrada molt la seva Porta metàl·lica i violí per exemple. La seva retrospectiva l'any 2004 al Macba em va marcar molt.
  • Aurora Bengoechea, artista basca, i la seva Vida pintada on retrata dones fent les feines de cada dia, aquí, una dona servint un plat de sopa.
  • PARISBARCELONA 1888-1937, una expo del 2002 al Museu Picasso, París i Barcelona, les meves 2 ciutats i els forts vincles històrics recents que les uneixen
  • Jean-Paul Gaultier, la seva exposició Pan Alta Costura (Pain Haute Couture), a la Fondation Cartier el 2004 va ser esplèndida. Aquesta foto representa la Suzanne à la boulangerie (al forn). La Fondation Cartier és extraordinària i em fascinen la moda i el pa (el pa !!! amb raó dels dies pesats se'n diu "llargs com un dia sense pa")
  • Patricia Waller reinterpreta en crochet, amb els seus entranyables “delícies d'art"(arts delights) els gestos i creacions quotidians de les dones, aquí veiem un pastís Charlotte de cireres. Els gestos diaris de les dones són els que fan la humanitat ! 
    Post-Data: aquesta selecció es queda incompleta doncs qualsevol selecció d’aquesta mena és a la força incompleta. No tinc a l’abast de manera immediata cap reproducció de La gran Onada de Kanagawa, de Katsushika Hokusai, ni tampoc d’alguna escultura d’Eduardo Chillida, com ara el seu Homenatge a Pilar (alabastre), una de les seves Abraçades (reconciliació amb Oteiza) o, per descomptat, El peine del viento ! M’hauria agradat afegir també una escultura de Louise Bourgeois, una de les seves aranyes, Mamà, o les seves Mans acollidores - les del jardí de les Tuileries a París- (Welcoming hands). No formen part de la selecció però sí, i tant, de la meva biografia, així com més, moltes més obres.


Liseuse sur la rive boisée, Corot
Porta metàl·lica i violí, Antoni Tàpies, 1956

Welcoming hands, Louise Bourgeois (et la main de ma mère),
photo París 2006, Muriel
Tinc molta curiositat per veure quines obres seran finalment reunides a L'Espai ! Un conjunt que de ben segur farà molt i molt de goig i ens parlarà de biografies entrellaçades ! La inauguració serà dissabte 9 de juny. 

Gràcies Carme i Laura per aquestes renovades iniciatives, sort pel muntatge ! Felicitats a L'Espai pels seus 5 anys !


Fins ara, Muriel

dimecres, 5 de juliol del 2017

Moment lecture sous une tonnelle naturelle de frêne pleureur dans la chaleur écrasante d'un été précoce

Le mois de juin de cette année 2017 serait "le 4ème plus chaud des 137 dernières années"... Bon... Je ne sais jamais quoi trop faire de ce genre de données statistiques... C'est vrai qu'il a fait - et qu'il n'arrête pas de faire - une chaleur écrasante, de ces chaleurs qui révèlent des oasis... Et il y a des oasis qui, immédiatement, font partie des délices d'une vie, des moments qui s'ancrent en nous... L'oasis, ici, c'est une tonnelle naturelle formée par les branches gentiment pleureuses d'un frêne ayant pris vie dans un jardin ami. Pas vraiment de la fraîcheur plutôt une douceur... L'ombre, le vert et la texture des feuilles de frêne évoquant la soie dans le jeu des rayons du soleil, l'horizon des champs de blé entre les branches et dans ces branches, les oiseaux chantant à tue-tête. À ce décor de tous les sens, y compris celui de l'amitié, ajoutez donc le plaisir de la lecture ! Un bonheur ! C'est à présent un souvenir puissant et j'y retourne régulièrement en pensée pour un "ressourçage" express ou une divagation nonchalante.


Au Moulin Ballot, juin '17, Muriel

Au Moulin Ballot, juin '17, Muriel

Au Moulin Ballot, juin '17, Muriel

Au Moulin Ballot, juin '17, Muriel

Au Moulin Ballot, lecture initiatique pour un moment absolu, juin '17, Muriel

Au Moulin Ballot, Namasté, des mains et des pieds, clin d'oeil à Sylvaine
 juin '17, Muriel

Cet arbre-là, ce frêne pleureur, vit en belle entente avec un certain cognassier dont je vous parlais il y a de cela quelques temps (les fruits de ce cognassier donnant lieu à une si bonne compote de l'amitié ! nous étions alors tout à la fin de l'été...). J'aime les arbres. Il m'est revenu en mémoire, à l'ombre de ce frêne, un moment appartenant à des temps lointains, en pleine jeunesse, où, à l'issue d'une excursion emplie de mystère et de révérence (Ciudad Perdida, Santa Marta, Colombia, en territoire antérieurement Tayrona) et après avoir "crapahuté" (comme je disais - et faisais - alors) j'avais rencontré un arbre que j'avais eu tellement envie de toucher, d'embrasser, que, dans le creux de son écorce, j'avais laissé un mot sur un papier blanc plié sur lequel j'avais écrit Soy la hermana de los árboles (Je suis la soeur des arbres... à moins que, plus prosaïquement, je l'aie simplement écrit sur le cahier des visiteurs, dans la cabane des gardiens du parc, les moments forts - fort beaux - se trouvant souvent embellis par la mémoire). Si longtemps après, je sais, que je suis bel et bien la soeur des arbres, plus que jamais.

À bientôt, merci l'Amie, merci le frêne, salut à toi aussi le cognassier, je vous dis... à la prochaine !
Muriel

PS en 4 volets:

- Pour ce qui est de la lecture initiatique, il s'agit du livre de Peter Kelder, Les 5 tibétains
https://www.babelio.com/livres/Kelder-Les-5-tibetains--Secrets-de-jeunesse-et-de-vitali/664284

- La tonnelle de frêne se trouve dans le jardin d'une amie maître de yoga (d'où la recommandation - et même cadeau - de ce livre). Je vous connecte (reconnecte) avec sa page web et son blog:
https://sylvaine-yoga.com/
https://sylvaine-yoga.com/blog/

- Pour la recette de la compote de l'amitié:
https://books-carabistouilles.blogspot.com/2015/10/la-recette-de-la-compote-la-voici.html

- Et pour saluer le cognassier:
https://books-carabistouilles.blogspot.com/2015/10/cydonia-oblonga-de-lamitie.html


dilluns, 29 de maig del 2017

Biblioteques (pública i universitària) de Freiburg, Alemanya

Les meves escapades es complementen, en general, amb una visita a la biblioteca local i no podia ser d'una altra manera quan vaig passar 4 dies de mini vacances a Freiburg a l'abril. Em va encantar la ciutat i em va agradar molt la biblioteca pública, la Stadtbibliothek, particularment la sala de documents musicals o sobre músics i música. L'edifici és molt bonic i situat al bell cor de la ciutat, un plaer ! La biblioteca universitària és una joia arquitectònica moderna i... refrescant (representa un cub de gel !). A part de visitar les biblioteques, en faig fotos que, és un ritual, faig arribar a la meva companya Rosa que té un blog de... biblioteques del món ! El post que va fer amb les fotos de Freiburg és aquest:

http://librariesoftheworld- biblioteques-i-Sant-Jordi-Freiburg-Alemanya

Petita precisió: la frase "La veritat us farà lliures" és a la façana de la Universitat, no de la biblioteca universitària.

Bé doncs, fins la propera... A reveure ! Muriel

PD: la meva última escapada em va portar cap a un bibliobus: a Sant Martí Sarroca, Alt Penedès, no hi ha biblioteca. Passa el bibliobús El Castellot ;-)
i per si teniu curiositat, us enllaço:
http://bibliotecavirtual.diba.cat/es/bibliobus-el-castellot


dimecres, 21 de desembre del 2016

Lots de nouveautés en langues étrangères: Vous n'aurez pas ma haine...

Avant-hier lundi, je recevais à la bibliothèque le lot des livres en langues étrangères dont j'avais passé la commande le mois dernier. C'est toujours un plaisir de recevoir "le lot", d'en sortir un par un les livres. Cette fois-ci, ce sont exclusivement des romans, soit des romans classiques qu'il y avait à remplacer (Mrs Dalloway, Virginia Woolf, Disgrace, J. M. Coetzee, L'invitée, Simone de Beauvoir, par exemple), soit de nouvelles acquisitions (des nouveautés ou bien des titres moins nouveaux mais qu'on n'avait pas encore à la bibli). Parmi les nouvelles acquisitions, justement, triste coïncidence avec l'attentat au marché de Noël à Berlin, le livre Vous n'aurez pas ma haine, d'Antoine Leiris:




On l'avait déjà dans les biblis, depuis quelques mois en catalan et en castillan, un tout petit livre à lire dans n'importe quelle langue, c'est certain, et il m'a semblé important aussi de pouvoir le proposer à nos usagers en version originale. Un très beau texte, émouvant et qui, malheureusement reste valable, d'actualité, comme on dit, la douleur et l'incompréhension face à l'horreur et à la perte d'une personne aimée étant la même à chaque fois pour le commun des mortels, qu'il s'agisse de l'attentat au Bataclan, à Paris, l'année dernière, de ceux au Nigéria quotidiennement, en Syrie (idem), en Jordanie (une triste première hier) et avant-hier, donc, au marché de Noël, à Berlin. "Vous n'aurez pas ma haine", savoir dire ça, chapeau ! et par ailleurs que dire d'autre, face au terrorisme, de vraiment intelligent, qui fasse vraiment avancer les choses dans le sens de la paix, de la vie ?

J'avais lu la lettre qu'Antoine Leiris avait publiée sur Facebook au lendemain de l'attentat au Bataclan
 [ facebook.com/antoine.leiris/posts/vous-n-aurez-pas ma-haine ].
Puis il a fait de sa lettre un livre et un documentaire. Le journaliste Antoine Leiris est devenu, malgré lui et aussi parce que c'est une force qu'il a en lui, un militant contre la haine, pour la vie et le bonheur de vivre.

Puisse le contenu même de ce livre en faire un de ces jours (le plus tôt sera le mieux !) un livre "démodé", un livre d'Histoire, un livre témoignant de faits n'ayant plus cours ! On le sait, la haine n'a jamais été une réponse face à la haine, la haine nourrit la haine et la haine les atrocités... Ce livre est beau et son message mérite de toucher le plus grand nombre de gens !

Le soir même, donc, je l'ai rapporté pour le proposer à une dame, âgée maintenant, qui a perdu sa mère quand elle avait 5 ans pendant la seconde guerre mondiale, C'était dans un village de la Brie, occupé mais justement, il y avait l'Armistice (de 1940) et tuer les habitants n'avait pas lieu d'être... Tuer n'a jamais lieu d'être, on est d'accord, mais c'était la guerre... et l'Armistice, c'est la trève en principe. On sait bien que la guerre fanatise, quelle saloperie la guerre, et la jeune femme de 25 ans fut tuée et laissée là dans les champs de blé. La dame, qui a lu ce grand petit livre d'Antoine Leiris d'un trait et dans une grande émotion, n'a jamais eu la haine, c'est sa force et sa beauté. La jeune femme morte dans les champs, serait devenue ma grand-mère si la folie mortifère n'avait pas sévi ce jour-là sur son passage... La vie a continué sans elle et avec les guerres (c'est Prévert qui disait ça dans son poème Familiale...).

À bientôt, pensée reconnaissante pour Antoine Leiris et bise affectueuse pour ma mère, Muriel

Et pour plus d'infos sur le documentaire:
leblogtvnews.com/2016/11/document-a-voir-ce-soir-vous-n-aurez-pas-ma-haine-avec-antoine-leiris.html


dimecres, 8 de juny del 2016

Una Cadira, una idea, Espai de Lliure Creació...

Aquest dissabte 11 de juny a les 12 del migdia L'Espai de Lliure Creació Carme Malaret, de Sant Just Desvern, celebra els seus tres anys d'aventura: 

http://carmemalaret.blogspot.com.es/2016/06/un-dos-tres-anys.html 

El cartell és de Roger Abella:



La Cadira és l'objecte que simbolitza l'Espai: " La cadira és la marca que identifica L'Espai. Seure per parlar, escoltar, debatre, meditar, descansar, somiar... Són accions que es desprenen d'una icona. La cadira actua com a símbol. Acota el lloc i el defineix."

És un objecte que a la força ens interpel·la, un objecte d'aquests inanimats que tenen ànima (Objets inanimés, avez-vous donc une âme, qui s'attache à notre âme et la force d'aimer... Lamartine, poeta francès, in Milly ou la terre natale)


Es veu que més de 70 persones han respost a la convocatòria de l'Espai de Lliure Creació... Em farà molta il·lusió descobrir tantes cadires... a més de la il·lusió que m'ha fet de pensar una cadira pròpia per també participar-hi :-)  !!!

Apa, ens veiem allà ! Sort i Salut, Muriel (una abraçada per a la Carme, la Laura i el Roger)

I aquesta és una entrada-carabistouille anterior relacionada amb la Carme Malaret:

http://2015/05/carme-malaret-ceramista-i-escultora.html

El blog de l'Espai és: Carme Malaret.blogspot.com


dijous, 24 de març del 2016

Toute une vie à faire du shinrin-yoku sans le savoir !

Matinée tranquille à la bibli, entre les vacances de Pâques (on est en pleine "Setmana Santa") et la belle journée qu'il fait aujourd'hui, ça n'est pas étonnant.
Je m'occupe, tranquillement donc, des magazines, les numéros d'avril arrivent en vrac.
Au hasard des pages - et celle-ci m'a happée, toute verte du vert des forêts, puis les gens en balade, souriant aux arbres - je découvre que ça fait une éternité que je pratique "une nouvelle discipline", éternité pour moi en tout cas, parce que c'est depuis la plus tendre adolescence, bon, l'adolescence presque adulte pour une pratique consciente, que je m'y adonne, que je ne peux imaginer ma vie sans cette pratique-là ! Comme quoi ! Le shinrin-yoku !
Comme Monsieur Jourdain "qui faisait de la prose sans le savoir", tel notre bon vieux Bourgeois Gentilhomme, donc, je fais du shinrin-yoku sans le savoir et depuis tout le temps et avec bonheur, avec passion, avec gratitude même (la gratitude, c'est vrai, est venue plus tard, avec la pleine conscience d'être la soeur des arbres, une petite soeur, toute petite et reconnaissante).
Mais, me direz-vous, qu'est-ce donc que le shrinrin-yoku ? Allez, abrège et prends ma vie !
Et bien, voilà, le shinrin-yoku, c'est, selon la définition qu'on en donne dans cet article, un bain de forêt ! Un bain-de-fo-rêt ! Et il s'agit d'une "discipline vivement recommendée par les médecins, dernièrement, au Japon et en Corée du Sud". "Le shinrin-yoku est une technique qui consiste à marcher dans la forêt en observant, en écoutant, en goûtant les odeurs, en respirant profondément, en suivant le rythme de la nature, lentement, paisiblement." La pratique du shinrin-yoku "fortifie le système immunologique, donne de la vigueur, diminue les niveaux d'anxiété, angoisse, dépression, fatigue et stress". C'est la "médecine des bois" qui a "pour vertu de combiner l'étude de la santé humaine et celle des arbres". Voilà !
Ah ! vous le saviez déjà ? Franchement, moi, je découvre. Ça me réjouit et d'autre part... ça me rend perplexe: est-ce vraiment une découverte, un truc nouveau ? Le gros de la troupe humaine (l'hémisphère Nord seulement, parce que sinon, c'est pas possible) a-t-il perdu ainsi la raison? le sens ? le chemin de la forêt ???

Et puis je me dis aussi qu'on est quand même pas mal de précurseurs ! Rien que dans mon cercle d'amitiés, on est plutôt shinrin-yoku. Personnellement, je suis à fond dedans, ma forêt de prédilection - et d'initiation, d'où la prédilection :-)  -  étant la forêt de Sénart ! Mais il y a bien d'autres forêts !

Pour ce qui est des précurseurs irréfutables, je citerai H.D. Thoreau (États-Unis, 1817-1862), parce que son Walden ou la vie dans les bois (1854, littérature, sociologie, psychologie), c'est quand même quelque chose, à ce sujet !

Sur ce, je vous laisse ! Et, tenez, pour la route, cette photo... de la forêt de Sénart, un beau jour de septembre 2012, où, tranquillement (sine qua non, c'est certain), je m'adonnais de mes cinq sens, et en toute innocence, à une séance de shinrin-yoku ;-) , forest medicine ou forest bathing de son petit nom en anglais...

Quincy-sous-Sénart, en bordure de l'Yerres, sept. '12, Muriel

À bientôt ! Pensée vive pour ma mère, Arnaud, Sylvaine et pensée profonde pour Marie-Annick (fans de shinrin-yoku !), Muriel

PS: Le magazine en question, c'est Salud Alternativa, nº 166, avril 2016

Una página en castellano: http://losarbolesinvisibles.com/shinrin-yoku-la-medicina-del-bosque/
i una altra en català: http://www.ara.cat/societat/bosc-shinrin-yoku

Pour une séance expresse de shinrin-yoku au bureau, à la maison par temps de gros orage, etc, voici un blog à consulter absolument: Áboles con alma http://arboles-con-alma.blogspot.com.es/ , très beau blog, c'est en castillan, oui, mais... quelles photos, quels arbres !

divendres, 5 de febrer del 2016

Français/Catalan/Castillan/etc.: blogs littéraires-literaris-literarios-etc.

Ce post est une compil' des BLOGS sur la lecture et les bouquins rencontrés au hasard de mes recherches sur le net. C'est peut-être plus pratique de les regrouper par langue d'origine ? C'est ce que je vais faire. J'alimenterai au fil de mes découvertes,  un post donc en construction permanente...


Aquest post es una recopilació dels blogs sobre lectura i llibres que s'han presentat a mi a l'atzar de recerques a Internet. Potser és millor agrupar-los per idiomes ? Crec que sí. Ara mateix, tinc poquets links pel català però aniré afegint els blogs que descobreixi i m'agradin. Aquest és un post per sempre en construcció...


Esta entrada es una recopilación de los blogs dedicados a la lectura y los libros que he visitado al azar de mis búsquedas: los agruparé por idiomas, será más cómodo de cara a... las próximas búsquedas ;-) De momento hay poquitos en castellano, iré añadiendo los que descubra a medida... que los descubra ! Un post en construcción permanente !





  • FRANÇAIS
  • ETC.
- The Deliberate Reader
- Bookalicious Babe Book Reviews
- The New York Review of Books
- One More Page
- Vulpes Libris


- Quaderno de un bibliotecario
- Non Solo Mozart


  • ADEMÁS, TAMBÉ, ET ENCORE...
- A year of reading the world:
https://ayearofreadingtheworld.com/thelist/

- Descubriendo el mundo a través de 37 libros:
http://www.libropatas.com/libros-literatura/descubriendo-el-mundo-a-traves-de-37-libros/



À bientôt, fins ara, hasta luego, bye for now, ciao, etc. !
Belles lectures à vous, feliços llibres sempre, felices lecturas os deseo...
Salutations lectrices à Cathy ;-)  Muriel


dilluns, 25 de gener del 2016

Finals feliços, novel·les epistolars i records d'Iowa

La llibreria dels finals feliços (en català a Edicions 62, 2014; títol original en suec Läsarna i Broken Wheel rekommenderar, 2013), és un dels últims llibres que acabo de llegir, atreta pel títol - doncs qui no vol finals feliços ?! -, pel resum a la contraportada - amistat, passió pel llibres, un viatge iniciàtic a Iowa, com jo fa molt anys, en fi, que em va passar per les mans al taulell de préstec a la biblio i... ho tenim tan fàcil, tan llaminer, els treballadors de les biblios :-)

És de Katarina Bivald, llibretera-escriptora sueca nascuda el 1983. Us remeto a la ressenya de Nosaltres llegim, blog de lectura (http://www.nosaltresllegim.cat/):

http://www.nosaltresllegim.cat/2014/la-llibreria-dels-finals-felicos-de-katarina-bivald/ (amb possibilitat de llegir els 1ers capítols en pdf)

La forma és la de lletres creuades entre l'Amy, dona gran de l'Iowa i la Sara, dona jove de Suècia, aquest gènere epistolar* que torna a florir des d'uns anys ençà...

Tot plegat per a mi, un bon divertiment i un retrobar-me amb Iowa molt i molt agradable. El blat de moro, mare meva, com me'n recordo. havia somniat amb Nova York, La Nueva Orleans, California i... m'envien a... Iowa, al bell mig de la "corn belt", i el lema, també me'n reocrdo: Iowa, a place to grow, amb el doble sentit de "un lloc per créixer" i "un lloc per fer créixer... el blat de moro" :-). Encara tinc un dibuix retallat d'un diari d'allà, de "way back then" que representa un granger "típic" de l'Iowa, amb el peto, la camisa de quadres i la eterna gorra. L'he de rescatar d'alguna carpeta... I tinc un viatge pendent a Iowa, després del viatge de la joventut, el de la... com dir.ho, d'un altre tipus de joventut ;-)

Doncs sí, és una lectura reconciliadora i fa passar un bon moment... És un plaer retrobar-nos amb títols de llibres llegits fa molt de temps com ara Little Women o Les aventures de Huckleberry Finn, també Walden or life in the woods... i la Sara aquesta aplica un sistema força particular de classificació:  "Atenció, final tràgic !" o "Per als vespres de divendres o els diumenges de fer el ronso"...


* més novel·les el gènere epistolar: el llibre que vaig llegir com es s'assaboreix un bombó, vaja, un marró glacé ;-) i us recomano sense bemoll és 84, Charing Cross Road, Helen Hanff  i un altre, força simpàtic, una mica com La llibreria dels finals feliços, és La societat literària de pastís de pela de patata de Guernsey, Mary Ann Shaffer i Annie Barrows, sense oblidar, impossible, Adreça desconeguda, Katherine Kressmann Taylor ! Aquí van ls fotos amb els títols originals:


        


Apa, fins aviat i... felices lectures sempre ! Muriel


dimecres, 5 d’agost del 2015

Més àlbums il·lustrats: La Señora Meier y el mirlo

Aquest, La Senyora Meier y el mirlo, (aquí el tenim en castellà, l'original és en alemany: Frau Meier, die Amsel) d'en Wolf Erlbruch, me l'he llegit 2 cops i penso que és una autèntica joia: el text, els dibuixos, els personatges, la moralitat, la sensació que se'ns queda després d'haver-lo llegit, tot ! Un llibre que infon felicitat, alegria, esperança, confiança, pau... en fi, plaer ! En recomano la lectura però... atenció a l'alt contingut de poesia, tendresa i incitació a volar !!!

Editorial del Zorro Rojo- maig 2012 - ISBN 9788496509788

Aquí van 3 reseñas en castellano dels 3 blogs Soñando cuentos, Leonardo, Blog infantil de la Biblioteca Pública de León y RZ100 Cuentos de boca, respectivamente:

http://sonandocuentos.blogspot.com.es/2012/09/la-senora-meier-y-el-mirlo.html
https://leonardobpleon.wordpress.com/2013/03/05/la-senora-meier-y-el-mirlo/
http://rz100.blogspot.com.es/2015/02/la-senora-meier-y-el-mirlo-de-wolf.html

És un llibre catalogat I*, és a dir infantil primeres lectures, i penso que tan infantil no és, en tot cas, no és una primera lectura i definitivament, és un d'aquest conte molt llegibles pels adults. Això sí, és una lectura inicial, en un altre sentit més ampli. He estat buscant per la web i veig que l'autor, en Wolf Erlbruch, és un il·lustrador i escriptor per infants i joves que tracta en els seus contes "temes d'adults, com el sentit de la vida"...

"Al inclinarse para observar si las calabazas estaban en flor, la señora Meier vio delante de ella esa cosa pequeña, desnuda, tumbada boca abajo, con unos gruesos párpados azules muy cerrados. ¡ Ahora sí, tenía motivos para preocuparse ! Con mucho cuidado colocó al pajarito en su mano."

És un conte absolutament extraordinari !

Ara mateix, tinc un pensament per al... pardalet que vaig trobar un dia (fa molts anys) a prop de casa meva... i.. en fi... es veu que vam viure, el Piulet (nom que li havia donat la meva filla) i jo, un vincle parental (segons uns biòlegs a qui em vaig atrevir a explicar això) ... Una vivència increïble i increïblement forta... No, no m'ho estic inventant ! D'un temps ençà vaig escriure un post en aquest blog sobre Piulet-el-Pardalet:

http://books-carabistouilles.blogspot.com/2010/04/piafs-oiseaux-lyres-et-moineaux-pajaros.html


Piulet-el-Pardalet o una història de vincle parental, Muriel

Piulet-el-Pardalet o una història de vincle parental, Muriel

Aquest altre àlbum, Si vols veure una balena, text Julie Fogliano, il·lustració Erin  E. Stead, If you want to see a whale, 2013 l'original, 2015 la versió catalana) porta aquest consell a la solapa:

"Si vols veure una balena, necessitaràs saber que és el que no has de mirar. 
Les roses, els pelicans i els pirates.
Si vols veure una balena, has de fixar la mirada en la mar i esperar...i esperar... i esperar"


I*Fog,  ISBN 9788494313035,
traductora Nàdia Revenga García

Bé doncs, fins aviat i... felices lectures sempre !!! Muriel
Petons per a l'Aïna ;-) i hola Anna O., companya de taulell (i de calor abominable !)

dimecres, 6 de maig del 2015

Encres vagabondes et autres blogs-bouquins et puis salut à Cathy-la-lectrice !

  • Encres vagabondes, encore un site littéraire que je découvre aujoud'hui. C'est une amie qui m'en fait part aux détours d'autres nouvelles en vrac. 
Blog Encres vagabondes

Ma p'tite Cathy, merci !Tu m'en auras parlé, de bouquins, dans la vie ! Là, c'est à l'occasion du livre Barcelona ! de Grégoire Polet. Bon, j'ajoute à la liste des achats 2015 "langues étrangères", à faire avant oct. et dont je m'occupe pour la bibli :-)

http://www.encres-vagabondes.com/magazine2/Barcelona-polet2.htm

  • Et en recherchant le titre original en français d'un livre qu'une collègue vient de lire dans sa traduction en castillan, et dont elle me parle, je découvre aussi Petites Madeleines, blog de lectures, de coups de coeurs et de petits bonheurs:
Blog Petites Madeleines

Il s'agit de L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, de Karine Lambert:

http://www.petitesmadeleines.fr/archive/2014/05/16/l-immeuble-des-femmes-qui-ont-renonce-aux-hommes-karine-lamb-5371085.html

  • Que de blogs littéraires sympa à consulter ! Ça en fait déjà quelques-uns que je cite ici au cours de mes posts (voir la section Blogs d'interès). On devrait tenir la route ;-)

Maid reading in a library- Edouard John Mentha (late 19th - early 20th century).

Allez, bonnes lectures toujours, à bientôt, Muriel (et bises à Cathy !)

diumenge, 3 de maig del 2015

Carme Malaret, ceramista i escultora, qüestiona la memòria històrica

Tenia pendent un post des del diumenge 19 d'abril que vaig veure Oblit amb aixovar, l'obra i instal·lació de la Carme Malaret. Em va impressionar per la seva bellesa i delicadesa, per la veritat profunda que emana del conjunt, per la senzillesa amb la qual s'exposen els  fets, pel qüestionament fonamental que representa ! La Carme Malaret no concep l'art separat d'un sentit social i el seu treball gira entorn de la memòria històrica, la qüestiona. Amb Oblit amb aixovar ret homenatge a les dones de la vida quotidiana, especialment les de la post-guerra encara que fàcilment refereix a les dones de generacions anteriors i posteriors, com a les de molts llocs del planeta, és a dir les dones que per damunt de les guerres, les dictadures, les penúries mantenen les cases endreçades, calentes, amb olor a menjars bons, les que fan aquest treball de filigrana no registrat, no reconegut, sense el qual ni les cases ni les famílies s'aguantarien dretes - i per tant ni les societats -, les dones que viuen per a i a través dels altres i que, preparant l'aixovar, perpetuen aquest ordre, aquest "endreçament" de les coses:

Oblit amb aixovar, obra de Carme Malaret, Can Ginestar, abr.'15, Muriel

Oblit amb aixovar, obra de Carme Malaret, Can Ginestar, abr.'15, Muriel

Les piles de plats ben verticals acaben torçant-se i les de llençols perfectament planxats i plegats també. Hi ha una fragilitat que ens convida a admirar i a l'hora a preguntar-nos què és el que passa. Sentim que va més enllà de la fragititat dels materials o de la instal·lació. Al costat de les piles de plats i llençols i tovallons, l'arxiu, amb moltes caselles buïdes, les caselles que haurien de contenir la memòria d'aquelles dones, ens impacta per la seva presència despoblada, ens impregna. Implacable, fràgil i desolat conjunt que força a fer memòria... no tan sols del treball de les dones oblidades en unes cirumstàncies històriques concretes, també del la pròpia mare. Contundent, preciosa obra de reconeixement i agraïment. Imprescindible ara que existeix !

I si us dic que vaig tenir el privilegi d'una explicació de l'obra in situ per la mateixa autora, què ?! Hi he tornat a pensar sovint i aquest post ha estat germinant. Ara que m'hi poso, entro al blog de la Carme i trobo, és clar, una magnífica entrada feta ! L'únic que he de fer és enllaçar-vos directament doncs, i ho sé per experiència, ningú us guiarà millor que la mateixa artista ! No us la perdeu ! Aquí teniu el vincle:

http://carmemalaret.blogspot.com.es/2015/04/questionar-la-memoria-historica.html

I des d'aquí, el seu blog: Blog Carme Malaret


La Carme va ser professora meva d'escultura i de ceràmica als tallers d'Arts Plàstics de Sant Just Desvern. No m'he fet pas escultora, ni ceramista, mai vaig mostrar cap do especial però sí, vaig aprendre molt i vaig inclós poder materialitzar amb un cert èxit (un èxit, s'entén, de mi a mi !) alguna idea, algun sentiment que tenia a dins... Encara tinc presents moltes de les observacions i reflexions que sorgien durant les classes ! Una gran sort ! Gràcies Carme !

A l'arxiu de Sant Just,
Sant Jordi a Sant Just, abr. '15, Muriel

Fins la propera, Muriel

dijous, 30 d’abril del 2015

Ombúes en la ciudad

Los ombúes, o árboles de la bella sombra (y de nombre sabio phytolacca dioica), son árboles verdaderamente intrigantes para mí, seguramente para más personas pues sus raíces parecen patas de elefante o más bien de algún animal anterior al elefante, un prehistórico, un antediluviano, vaya. Los hay en muchos sitios en Barcelona y alrededores y siempre que paso cerca de unos los miro, me detengo y... me intrigan. Será por su aspecto ancestral y animal y por la tranquilidad enorme que emana de ellos, imagino. En la ciudad tiendo a caminar mirando hacia el suelo (no está bien pero evito pisar cosas desagradables y tiene su punto ;-) pues, de paso veo las raíces de los árboles. Ayer hice estas 4 fotografías:


Ombúes, Parque de la Marquesa, L'Hospitalet de Llob., Muriel


Ombúes, Parque de la Marquesa, L'Hospitalet de Llob., Muriel


Ombúes, Parque de la Marquesa, L'Hospitalet de Llob., Muriel


Ombúes, Parque de la Marquesa,
L'Hospitalet de Llob., Muriel

Por Montjuïc y Sant Just Desvern hay unos ejemplares más espectaculares me parece... Sin embargo, éstos son los que vi ayer. 

Para entender lo de "bella sombra", consultad el blog Árboles con alma, maravilloso:
post ombú: http://arboles-con-alma.blogspot.com.es/2011/04/ombu-bella-sombra-phytolacca-dioica.html
blog: Arboles con alma - blog

Admiración y agradecimiento por los árboles ! Los amigos árboles !

Hasta pronto, Muriel