miércoles, 14 de octubre de 2015

La recette de la compote et El sol del membrillo

Pour faire une compote de coings au goût d'amitié à la mode du Moulin Ballot:

Tout d'abord, remercier l'arbre pour les fruits qu'il donne sans compter puis prendre soin d'observer la couleur et de respirer l'odeur de ses fruits . L’été s’en va, l’automne s’en vient.

Éplucher les coings, ce qui n'est pas, d’emblée, tâche facile (on peut les ébouillanter, ça aide un peu).

Ôter les coeurs et couper en morceaux que l'on dispose au fur et à mesure dans une casserole en arrosant de quelques gouttes de jus de citron (pour que la couleur reste belle). 

Sauvegarder les épluchures du citron (non traité).

Marier les coings à des pommes avec lesquelles on répétera les opérations précédentes (les coings et les pommes font des mariages heureux). Une variété sucrée de pommes est préférable pour un résultat plus doux au palais. Il faut, bien entendu, moins de pommes que de coings (pour que cela reste de la compote de coings !), par exemple, pour 2 kg de coings, 1 petit de pommes.

Glisser un bâton de vanille, ouvert sur toute la longueur (pour que les petites graines odorantes libèrent leur parfum à la cuisson) ainsi que des morceaux de la peau du citron (bien fine).

Ajouter une pincée de gingembre et une de cannelle (optionnel l'un, optionnelle, l'autre).

Saupoudrer de sucre complet de canne (au goût de la maison, avec peu de sucre, ça tient la route, et puis on peut toujours rajouter un produit sucrant – sirop d’agave, miel, amandes moulues, vers la fin de la cuisson si c'est trop rêche).

Ajouter de l’eau de façon à ce que les fruits soient à peine recouverts.

Faire cuire le tout dans un faitout, environ une demi-heure (tout dépend des fruits, du faitout, du mode de cuisson…).

Laisser tiédir et déguster ensuite cette compote, tiède ou froide, seule ou avec un peu de fromage blanc, de glace à la vanille... avec un vin doux, une coupe de Champagne, un thé aux épices... ou, pour un sucré salé, en accompagnement d'un fromage à pâte cuite au lait de brebis ou de chèvre.

Se laisser séduire par le goût puissant d'amitié et des saisons partagées de cette compote !

Nota bene: 
Toutes les variantes souhaitées sont possibles, bien entendu, car il n'y a d'essentiel que le tout premier point et le tout dernier de la recette !


*

Je repense au film El sol del membrillo (1992), c'est-à-dire, "le soleil [à la saison] des coings"traduit en français comme Le songe de la lumière, dans lequel le réalisateur Víctor Erice* explore le processus créatif à travers la contemplation du peintre Antonio López** lui-même en train d'essayer de capter la lumière qui imprègne, à certaines heures de la journée, les fruits d'un cognassier. 

En voici un aperçu: 

Image du film El sol del membrillo
Víctor Erice et Antonio López

Et aussi ces autres links (en castillan): 

C'est un film que j'avais particulièrement aimé. 

La musique du film, signée Pascal Gaigne***, m’avait aussi beaucoup plu, je me souviens. D’ailleurs, elle me plaît encore:

Bon, je vous laisse, à bientôt ! Muriel 
Je salue vivement au passage l'amitié et les fruits de l'automne (pensée profonde pour M.A., une pensée en continu, au fil des saisons qui passent en présence depuis l’absence)

* Víctor Erice est un cinéaste espagnol né en 1940, auteur des longs-métrages El espíritu de la colmena (L'esprit de la ruche), El Sur (Le Sud), El sol del membrillo (Le songe de la lumière).

** Antonio López García est un peintre et un sculpteur espagnol né en 1936, représentant de l'hyperréalisme. "Une oeuvre n'a pas de fin, on arrive simplement au bout des possibilités". 

*** Pascal Gaigne est un compositeur français né en 1958, page officielle:
http://www.pascalgaigne.com/fr

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