divendres, 17 de juliol del 2015

"Sous la vague au large de Kanagawa"

A chaque fois que je tombe sur La Grande Vague d'Hokusai, je ressens du bonheur, c'est comme ça. J'ai droit à un petit clin d'oeil tous les matins grâce à une reproduction dans ma salle de bains - et au passage, merci Yona :-)

Vendredi dernier, affectée à la salle infantile de la bibli où je passe l'été et affairée au rangement des albums illustrés (que de merveilles !), La Grande Vague est venue me rafraîchir l'esprit par le biais de ce conte de Véronique Massenot (texte) et Bruno Pilorget (illustration) - à la bibli, dans sa traduction en castillan -, collection Le pont des Arts "des histoires pour découvrir des oeuvres d'art":


http://www.collection-pontdesarts.fr/La-Grande-Vague.html#couverture
Véronique Massenot et Bruno Pilorget

À la maison, suite à cette lecture sympathique, et suivant le conseil des auteurs, je suis allée sur le site de la BnF* où une exposition virtuelle nous invite à... surfer sur la vague:

http://expositions.bnf.fr/japonaises/grand/083.htm

puis à feuilleter l'album des 36 vues  du Mont Fuji:

http://expositions.bnf.fr/japonaises/fuji/album.html

La grande vague de Kanagawa - Hokusai

Une des 36 vues du Mont Fuji - Hokusai

J'ai appris au passage, et parce que je me promenais avec cet album infantil sous le bras (de retour à la bibli), que les montres Seiko (japonaises elles aussi) sont frappées au dos du boîtier du logo de la maison qui n'est autre que.. la fameuse vague revisitée, un échange d'info entre un usager du métro, visiblement fan des montres Seiko, qui avait reconnu la vague, qui savait qu'elle venait d'une estampe célèbre d'un artiste japonais mais ne savait pas lequel: Hokusai, Katsushika Hokusai !

En rangeant l'album à sa place, à la bibli, je suis tombée sur cet autre petite merveille, une vague aussi, de Suzy Lee, une beauté:

La Ola (The Wave / La Vague) de Suzy Lee


Allez, à la prochaine ! Muriel (bises à Sylvaine qui aime les vagues, à Yona qui aime Hokusai, à Cathy qui aime les bouquins de tous poils i petons per a la Pilar que va créixer vora la mar i de petita s'assemblava moltíssim, segur, a la nena de La Ola de la Suzy Lee ! et à toutes les 4 pour toutes les éventuelles combinaisons de vagues, d'Hokusai, de livres divers et de souvenirs enfantins de la mer ! )

*BnF, Bibliothèque nationale de France: BnF-Accueil

dimecres, 15 de juliol del 2015

Bóvedas góticas y Ave Maria de Schubert en la biblioteca


Faltando 1/4 de hora para cerrar la biblioteca ponemos música (volumen in crescendo) para invitar a los usuarios a recoger "sus bártulos" y emprender su ruta hacia la salida... 

La biblioteca donde trabajo este verano, en pleno casco antiguo, ocupa una nave del que fue el Hospital de la Santa Creu, edificio gótico del siglo XV [ http://www.catalunya.com/que-quieres-hacer/cultura/antic-hospital-de-la-santa-creu-casa-de-convalescencia-17-16003-9 ]. 

Se trata de  la biblioteca Sant Pau-Santa Creu, de la red de bibliotecas municipales de la Diputación de Barcelona [ Bib. Sant Pau Santa Creu - Ciutat Vella - Barcelona ].

Aquí "levantar los ojos al cielo" proporciona esta vista: 


Biblioteca Sant Pau-Santa Creu, sala adultos, 07-2015, Muriel

Biblioteca Sant Pau-Santa Creu, sala adultos, 07-2015, Muriel

Biblioteca Sant Pau-Santa Creu, sala adultos, 07-2015, Muriel

No está mal, no está nada mal.... 

Y ayer, para cerrar la biblioteca, fui a buscar un CD de Renée Fleming, The Beautiful Voice (así la llaman, me parece, los entendidos del Bel Canto), un CD pura joya, "Sacred Songs" y me fui directamente a la pista 4, el Ave Maria de Schubert. Un pequeño placer para mí y también para algun usuario que esperó hasta final para pedirme el CD y llevárselo prestado a casa. En fin, un momento intenso, mucho, entre las hermosas bóvedas, la hermosa música, la hermosa voz y... el deseado final de la jornada laboral - que trabajar es bueno... sin excederse ;-)  

YouTube-Renee-Fleming_Ave-Maria-Schubert  




Hasta la próxima, que la belleza os acompañe :-) Muriel

dimecres, 8 de juliol del 2015

Lectures en ce début d'été...

La visite à la bibliothèque Antoine de Saint-Exupéry de Quincy-sous-Sénart - une mini bibli mignonne comme tout avec ses123 m2 et ses 4500 docs approx. y compris CDs, DVDs et magazines-, ayant comblé mes attentes, il n'y avait plus qu'à me mettre à lire. Chaise-longue à l'ombre des arbres du jardin, une boisson fraîche et le plaisir de prendre et reprendre les bouquins pour savoir par lequel commencer... Des romans courts à savourer dans la chaleur de l'été, me suis-je dit, besoin de ne me pas me prendre la tête du tout... Alors...

Alors, j'ai commencé par Les gens heureux lisent et boivent du café, 2013, d'Agnès Martin-Lugand. J'en avais beaucoup entendu parler, un best-seller, on l'a à ma bibli à BCN, en castillan, et je savais que je pourrais certainement le prendre à Quincy en français. Une lecture qui m'a déçue, je m'attendais à autre chose (c'est ça, bien sûr, être déçu), à un roman plus consistant, moins à l'eau de rose. Je ne le recommanderai pas, non, une fois commencé, ça se lit bien sûr mais enfin... Dommage !

Puis j'ai entamé la lecture du roman de Jean-Christophe Rufin, Le collier rouge, paru en 2014. Là oui, un vrai bonheur de lecture ! On est en 1919, juste après la guerre, il y a un chien, un prisonnier, un juge, une femme, de beaux personnages tous les quatre. Un roman sur la fidélité, beau sujet, ma foi  ! Je suis heureuse de l'avoir lu, belle écriture, vraiment, là oui, je recommande à fond !
[ http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Le-collier-rouge ]

Puis j'ai enchaîné avec 50 ans, vous ne les faites pas ! , 2007, de Danièle Laufer, journaliste (thèmes psy et société), un "divertimento", sympa, un ensemble de chapitres-situations d'1 page ou 2. "Cinquante ans, impertinente, drôle, tendre, lucide aussi, Danièle Laufer brosse le portrait d'une génération de femmes qui ont d'autres sujets de conversation et de préoccupations que leur âge. Et plus de projets que de regrets !" (Chapitre.com). Un hommage à ses copines, dit-elle, à "ces femmes formidables !" Une lecture d'été pas indispensable (même si on a déjà la cinquantaine ! et pas ad hoc si on n'en est pas encore là) mais certainement amusante:  à siroter entre une bonne tranche de melon et un Perrier (bien frais, avec une rondelle de citron) ou une Badoit (modalité diablement pétillante).

J'ai poursuivi le périple avec L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, 2014, de Karine Lambert, belge et photographe. C'est son 1er roman. Frais, vraiment sympa. "Avant de renoncer, pénétrez dans cet immeuble surprenant et redécouvrez les plaisirs de la vie, de nos envies. Cette comédie douce et amère, touchante et légère nous réenchante et constitue le meilleur des antidotes à la morosité ambiante. Karine Lambert photographie désormais de ses mots notre quotidien et ce pour notre plus grand plaisir de lecteur. Coup de cœur pour son premier roman.", c'est l'avis de Pascal Laurent de la librairie Filigranes à Bruxelles. Je vous le recommande, c'est bien construit, c'est attachant, ça fait sourire.

Puis ç'a été le tour de madame Ming, Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus, 2012, Éric-Emmanuel Schmitt. On est pris entre la période Mao et les temps lointains et éternels de Confucius, le tout ficelé dans une histoire improbable... Bon, j'ai bien aimé, c'est une lecture reposante et réconciliante:
http://www.livredepoche.com/les-dix-enfants-que-madame-ming-na-jamais-eus-eric-emmanuel-schmitt-9782253020400 .

Enfin, de Milena Agus, écrivaine sarde, Mal de pierres, 2007 pour la traduction (2006 pour l'original Mal di pietre). En voici le résumé du Livre de Poche
(http://www.livredepoche.com/mal-de-pierres-milena-agus-9782253122845):
"Au centre, l’héroïne : une jeune Sarde étrange « aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses ». Toujours en décalage, toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre vie...  À l’arrière-plan, les personnages secondaires, peints avec une extraordinaire finesse : le mari, épousé sans amour, sensuel, taciturne, à jamais méconnu ; le Rescapé, brève rencontre sur le continent, qui lui laisse une empreinte indélébile ; le fils, inespéré, et futur pianiste ; enfin, la petite-fille, la narratrice de cette histoire, la seule qui permettra à l’héroïne de se révéler dans sa vérité. Mais sait-on jamais tout de quelqu’un, aussi proche soit-il ?". Très belle lecture, belle écriture, j'avais envie de m'y plonger depuis quelques temps car c'est un titre au programme du club de lecture en italien à la bibli où je bosse. Un roman délicat et risqué, une histoire d'amour, de sexe et de folie... Je recommande !

Voilà ! J'avais dit que je vous tiendrais au courant, c'est chose faite... Maintenant que j'y pense, le post du 24 juin [ http://books-carabistouilles.blogspot.com/2015/06/dies-de-vacances-dies-de-lectura.html ] était en catalan... On s'y retrouve quans même, non ?

À bientôt et belles lectures à vous toujours, bises à toi Cathy (je t'écris cette semaine), Muriel

dijous, 2 de juliol del 2015

Un passage du roman Le collier rouge

Voici un passage du roman Le collier rouge, que je viens de terminer. Un très beau livre. Cette page me touche, parce que c'est vrai, parce que j'ai déjà senti ça comme ça, parce que c'est souvent pour ça justement que je vais me promener en forêt:

"Il se leva au petit jour et partit en direction du nord, là où commençait la grande forêt qui s'étendait jusqu'à Bourges. 
Les arbres étaient des chênes pour la plupart. Ils avaient été plantés, les premiers, dès l'époque de Louis XIV. À mesure qu'on avance dans les allées forestières, on découvre des alignements inattendus. Le désordre des troncs fait alors place, pour un instant, à une trouée rectiligne qui semble conduire jusqu'à l'horizon. cette irruption de la volonté humaine dans le chaos de la nature ressemble assez à la naissance de l'idée dans le magma des pensées confuses. Tout à coup, dans les deux cas, naît une perspective, un couloir de lumière qui met de l'ordre dans les choses comme dans les idées et permet de voir loin. dans les deux cas, ces moments lumineux ne durent pas. Dès que l'on reprend sa marche, dès que l'esprit se remet en mouvement, la vision disparaît si l'on n'a pas pris garde de la fixer par la mémoire ou l'écriture.
Reste qu'avancer dans une telle forêt est un puissant stimulant pour la réflexion. Lantier en avait besoin."




Le collier rouge, Jean-Christophe Rufin, Gallimard, 2014

À bientôt, Muriel

dimarts, 30 de juny del 2015

L'avellana de Pezénas - Une noisette plantée il ya 40 ans, presque 45...

Allongée dans la chaise-longue, dans le jardin, sous les feuillages du saule pleureur, du merisier, du pin d'autriche et d'un noisetier, je demande d'où il sort, comment il est arrivé là, au départ, ce noisetier. Et bien voilà, "c'est une noisette de Pézenas qu'on avait rapportée et qu'on a plantée là, il y a bien 40 ans, peut-être 45"... Petite noisette est devenue bel arbre ! arbre, à son tour, et depuis des années tous les étés, couverts de noisettes ! On pourrait peut-être en planter une à... Pézenas ;-)  ? 

Estirada en una tumbona en el jardí, a l'ombra del fullam del salze ploraner, del cirerer silvestre, del pi austríac i d'un avellaner, pregunto d'on surt, l'avellaner, com va venir a parar aquí en el seu moment, temps era temps. Bé doncs, "és una avellana de Pézenas que vam portar i la vam plantar aquí, fa 40 anys, potser 45"... Sí que ha fet camí l'avellaneta ! Un arbre, des de fa temps, tots els estius, carregat d'avellanes. Qualsevol dia n'agafaré una i la plantaré a... Pézenas !

Sieste sous les feuillages, Quincy, juin '15, Muriel

Petite noisette de Pézenas deviendra grande...
Quincy, 06-15, Muriel

Petite noisette de Pézenas deviendra grande...
Quincy, 06-15, Muriel

Pézenas, c'est dans l'Hérault, dans le Languedoc, et c'est là, qu'enfants, nous passions les vacances en famille. Jolie ville avec sa Mirondela dels Arts et le jardin où ma tante a grandi :-)  Beaucoup de souvenirs !

Pézenas es una ciudad medieval al Sud de França (Llenguadoc) i hi passàvem les vacances d'estiu quan era petita. Quants records. I la Mirondela !

La Mirondela dels Arts: http://www.mirondeladelsarts.com/actualites-mirondela-dels-arts.html

Fins aviat ! Bises à ma mère et à ma tante (Petite Ode !)

diumenge, 28 de juny del 2015

Una baguette alegre: La joyeuse !

Salgo a comprar pan. Hace mucho calor pero caminando a la sombra se está bien. Tengo el corazón ligero, me gusta la vida, cantan los pájaros, muchos pájaros, una coral alegre. Es un pueblo pequeño, el mío de allá arriba es pero hay varias panaderías-pastelerías buenísimas. Una suerte ! En cuanto a la baguette francesa, la que menos compro es la "típica", la "normal" ya que hay para elegir que es un gusto. Es precisamente lo que comentamos con la pareja delante mío; están indecisos y me dejan pasar. Hoy, a ver, compraré... una Joyeuse: "Bonjour ! Pour aujourd'hui, une Joyeuse, s'il vous plaît !" Pago, me dispongo a salir, le dejo el turno a la pareja ya no indecisa y él me dice: "Une Joyeuse ! Ça vous va comme un gant !" (Una "Alegre" ! Le queda clavada !). La baguette huele súper bien y el piropo me hace sentir... alegre !

 Quincy-sous-Sénart, Juin 2015, Muriel

"La Joyeuse, la baguette pétrie avec une farine de haute moutûre", amasada con harina de alta exttracción (proceso de molienda), disponible en la boulangerie-pâtisserie Constan de Quincy !

Voilà, hasta pronto ! Vivan los días largos (del verano), ep, cuidado, más largos "que un día sin pan", no ! Muriel

dimecres, 24 de juny del 2015

Dies de vacances, dies de lectura

Dies de vacances, dies de lectura, un plaer... L'escenari és aquest: el jardí, la tumbona, un got de aigua de Badoit (et badadi, et badadoit !) -ben fresca amb llimona- després, és clar, d'un tomb per la biblioteca *, petitona, bufoneta, del poble, per fer una provisió de novel·les:

Quincy, juin '15, Muriel

Quincy, juin '15, Muriel

A la foto, falten: Les gens heureux lisent et boivent du café, d'Agnès Martin-Lugand, Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus, d'Eric-Emmanuel Schmitt i Mal de pierres, de Milena Agus, .

Una selecció de novel·les primetes, variades per a inaugurar les lectures d'estiu...

La de la gent feliç llegeix i pren cafè i la de l'immoble de les dones que han renunciat als homes (aquesta darrera de la belga Karine Lambert), les acabem de rebre a la meva biblioteca (Barcelona), en català o castellà, ara no me'n recordo, el fet és que n'havia sentit a parlar i vaig anar directament a per elles, en francès ;-) a la biblio del meu poble del Val d'Yerres. La del collar vermell (Le collier rouge, Jean-Christophe Rufin) també la tenia fitxada per a aquest estiu. En quant a Mal de pedres, és una lectura del club de lectura en italià (Mal di pietre) també a la biblio on treballo i tenia curiositat. Els deu fills que la senyora Ming no va tenir mai,  una "corazonada" al llegir la contraportada i Té 50 anys ? no ho sembla ! (50 ans, vous ne les faites pas !, Danièle Laufer), com a "divertimento", doncs, fullejant-la, és veu que és en clau d'humor i amb força al·lusions simpàtiques (al·lusions a què ? a tot plegat ;-)  !)

En un proper post, us faig cinc cèntims d'aquestes meves primeres lectures estiuenques !

Felices lectures sempre ! Fins aviat, Muriel

* Bibliothèque Antoine de Saint-Exupéry, Val d'Yerres:
- per a una visita virtual:
http://www.levaldyerres.fr/equipements/bibliotheque/bibliotheque-antoine-de-saint-exupery.html
- i per a consultar el catàleg:
http://saint-exupery.levaldyerres.fr/opac_net/