diumenge, 15 de març del 2020

Restons à la maison !

dimanche 15 (2ème jour mais je ne vais pas compter les jours ni tenir un journal, seulement tenir mon blog)

Afflut de messages (whatsapp, mails...) "euphoriques" de propositions culturelles pour affronter le confinement:


De grands musées à visiter en ligne gratuitement:


. Musée Archéologique - Athènes namuseum.gr/en/collections/
. British Museum – Londres britishmuseum.org/collection
. Metropolitan Museum - New York artsandculture.google.com/explore
. Hermitage - San Petersbourg  bit.ly/3cJHdnj
. National Gallery of art - Washington nga.gov/index.html
. Pinacoteca di Brera - Milan pinacotecabrera.org/
. Galleria degli Uffizi - Florence uffizi.it/mostre-virtuali

Et les grands orchestres philharmonqiues de Berlin, Paris, New York... qui ouvrent leur sites et proposent des retransmissions gratuites de concerts:

. La Philharmonie de Paris: live.philharmoniedeparis.fr/Concerts

. Le Metropolitan Opera de New York: vulture.com/2020/03/coronavirus-metropolitan-opera


Et la journée passe et les propositions se font avalanche. Ça donne du baume au coeur et... comment dire, ça stresse un peu...

Je me propose de faire de ce confinement une espèce d'intensif de tout ça... et je sais d'avance que ça n'est pas gagné, que se le proposer muselle le doute, l'anxiété... Car il y a la vie quotidienne à gérer. Et sans pouvoir sortir, sans savoir exactement, sans... sans... et avec le virus et aussi le télétravail qu'il faudra sans doute mettre en marche demain.

Bon on verra... De toute façon, j'ai passé un beau moment cet après-midi avec La Berliner Philharmoniker, Simon Rattle (formidable chef d'orchestre, j'adore) et Richard Strauss, Benjamin Britten et Beethoven (Le Christ sur le Mont des Oliviers)


Il est tard, demain il fera jour... à plus, Muriel

dissabte, 14 de març del 2020

Bon... on est confinés



"l'allumette qui s'est mise en retrait a sauvé les autres"
(image partagée par les docteurs en Grèce)

Mais qu'est-ce qui nous tombe dessus ?
Qu'est-ce qu'une épidémie ? Une pandémie ?
On n'a pas l'habitude ces mots-là dans nos contrées européennes.
On est incrédule, on reste idiot face à ça, on ne comprend pas...
C'est quoi exactement, rester confiné ?
C'est un mot que justement j'utilise, d'habitude, confiné... mais pas comme ça...
On va vivre comment ?

À demain, Muriel

dimecres, 4 de març del 2020

Paseando por el Raval: siempre una sonrisa en la calle d'en Xuclà



"El corte del cordón umbilical es un salto al vacío de 
consecuencias imprevisibles"* José Luís Cuerda.

(J.L. Cuerda, Madrid 1947-2020, cineasta: La lengua de las mariposas, El bosque animado, Amanece que no es poco, Así en el cielo como en la tierra...)

Esta mañana he estado paseando por el Raval, hacía tiempo que no me acercaba al centro-centro de Barcelona. Tenía que hacer un recado por las Ramblas y me ha apetecido amenizarlo con un paseo, aprovechando que a principios de marzo hay menos turistas y el corazón de la ciudad - aunque dramáticamente vendido a la causa del turismo (Barcelandia, o algo así) - se puede recorrer  tranquilamente.

El carrer d'en Xuclà es una de las callejuelas que siempre reservan alguna sorpresa, alguna sonrisa, en todo caso para mí. Hoy, he visto este cartel delante de la tienda Dada y he sonreído y he pensado cuan cierta era esa reflexión.

En el carrer d'en Xuclà está, pues, la tienda Dada, con joyas y bolsas de jóvenes diseñadores entre otras cosas, el Forn Boix, panadería de las antiguas con muy buena fama... y con buen pan ! hace años compré uno redondo de espinacas a la catalana (o sea de espinacas con uvas pasas y piñones), una locura de bueno, la Comercial Bolsera, donde se encuentran todas las bolsas de papel "habidas y por haber" así como papel de envolver regalos, tarjetas y cajitas. También hay en esta calle un mural de gatos, "Gats", que imagino será un homenaje a la importante población gatuna del barrio (la mayoría  en comunidades controladas). Me gusta verlo siempre que paso.

Carrer d'en Xuclà y... la Granja Viader, sitio entrañable de "toda la vida" para tomar una buena taza de chocolate espeso con melindros. Entrañable e histórico: fundado en 1870 y cuna del Cacaolat ! Entre los muchos Starbucks y otras cafeterías-franquicias, la Granja Viader destaca: estilo tradicional, solera, un sitio bonito, muy familiar actualmente llevado por la quinta generación. La novela Gust de cacau, (supongo que el título en castellano cuando se traduzca será Sabor a cacao) ) de Roger Torres i Graell, publicada el año pasado, relata la historia de esta Granja Viader i su inimitable bebida de leche con chocolate:



Granja Viader

Gust de cacau, Roger Torres, 2019,
Ed. Viena, barcelona

Me dejaba la herboristería Manantial de Salud, una de las mejores en Barcelona. Bajar el carrer d'en Xuclà es una experiencia sensorial, olfactiva sobre todo: primero los aromas del Forn Boix, luego los de la tienda de cafés y tés a granel, La Portorriqueña, y seguidamente, los de la herboristería, en conjunto, aromas que alimentan, hacen viajar y curan ! Y no me extenderé en otros olores muy desagradables que desafortunadamente también en sus momentos residen en el aire de la calle... ¿ para qué hacerles sitios en este post ?



He llegado al Mercat Sant Josep de la Boqueria y a la estación de metro Liceu y así se ha acabado el paseo... y la mañana.

Me pregunto quien era el Xuclà... un "personaje con personalidad", seguro, para que una calle lleve su nombre. Me informo y resulta que "xuclà" es una deformación fonética de joglar (juglar en catalán, de los juglares y los trovadores) que se pronuncia /ʒuˈɣɫa/ con acento tónico en la última sílaba (deformación de sonoro a sordo). La calle del Juglar... y ahora no sé porque no lo había buscado antes.

Hasta pronto ! Muriel

* La coupure du cordon ombilical est un saut dans le vide aux conséquences imprévisibles


dissabte, 22 de febrer del 2020

Le son qui émane des fleurs...


Petit frère, tes 60 ans in absentia:
le coeur qui entend la voix qui a cessé,
la bague en porcelaine que tu avais vue pour moi,
les cloches des temples qui suspendent leur chant,
mais... ô celui des fleurs qui refleurissent...
à Quincy et partout !


Le  son de la cloche du temple s'arrête, 
mais pas celui qui émane des fleurs. *

Matsuo Bashō


* j'ai trouvé ces vers du grand maître des haïkus (Japon, XVIIème s.), dans un livre absolument fascinant, La plante et ses sens, de Daniel Chamovitz (Buchet-Chastel, 2014), un bijou, émouvant de surcroît:



Un haïku qui va comme un gant, comme bague au doigt, justement, dit-on ici, à cette journée du 22 février ! Oui, c'est là un beau un livre, que j'ai eu dans les mains, que j'ai retenu quelques jours, un privilège de bibliothécaire, absolument ! Le titre en castillan, c'est Lo que las plantas saben, c'est à dire, Ce que savent les plantes, alors comment résister à ça, tellement alléchant, de savoir ce que savent les plantes ! (le titre original en anglais c'est ça: What a plant knows, a field guide to the senses, alors c'est ça !) 

Allez à bientôt, Muriel, et pour la route, un autre haïku, du même poète:


Le jour s'éteint
mais pas le chant 
de l'alouette.


divendres, 14 de febrer del 2020

Grand moment de lecture-partagée avec petit lecteur...


approche passionnée de la lecture: Animals i colors, 
un livre tout doux et sensoriel

le préféré du moment: On és el Senyor Lleó ?
car oui, au fait, où est donc passé Monsieur le Lion ?

oui ! on l'a trouvé ! il était caché derrière le rocher !

et sa pote la Girafe, elle est là, cachée derrière un arbre ! 

Beaucoup de bonheur à lire en si merveilleuse, émerveillée et émerveillante compagnie !!!




Ce sont des livres bien sympa, traduits dans toutes les langues, oeuvres de la dessinatrice-illustratrice suédoise Ingela P. Arrhenius (la version en catalan est publiée par Planeta). Et ça ne s'arrête pas au Lion et à la Poule... Avis aux petits lecteurs et petites lectrices !

À bientôt, belles lectures à vous toujours ! Muriel

dilluns, 10 de febrer del 2020

Y ahora toca una pizca de poesía... pues hace ya un poco de tiempo: No existe el infinito, Chantal Maillard

No existe el infinito
No existe el infinito:
el infinito es la sorpresa de los límites.
Alguien constata su impotencia
y luego la prolonga más allá de la imagen, en la idea,
y nace el infinito.
El infinito es el dolor
de la razón que asalta nuestro cuerpo.
No existe el infinito, pero sí el instante:
abierto, atemporal, intenso, dilatado, sólido;
en él un gesto se hace eterno.
Un gesto es un trayecto y una trayectoria,
un estuario, un delta de cuerpos que confluyen,
más que trayecto un punto, un estallido,
un gesto no es inicio ni término de nada,
no hay voluntad en el gesto, sino impacto;
un gesto no se hace: acontece.
Y cuando algo acontece no hay escapatoria:
toda mirada tiene lugar en el destello,
toda voz es un signo, toda palabra forma
parte del mismo texto
.
Chantal Maillard, belga de nacimiento es una poeta, traductora, filósofa... española
Ojalá pudiéramos siempre siempre que "no existe el infinito, pero sí el instante" y que "en él un gesto se hace eterno" ! 
Hasta pronto ! Muriel  (+ c'est la Saint-Arnaud: j'aurais aimé lire ce poème que je découvre ces jours-ci à mon p'tit frère... une traduc improvisée, un partage,  tu aurais bien aimé, n'est-ce pas ?) 

diumenge, 2 de febrer del 2020

Fleurs d'amandiers et petites chandeleurs dans le coeur...

C'est la Chandeleur, aujourd'hui, la fête des Chandelles, dans la tradition chrétienne (petit renseignement étymologique), mais aussi Imbolc, chez les Celtes, bien avant, et j'imagine que partout et depuis toujours, sous des noms divers et même sans nom, on célèbre la lumière qui revient, la renaissance - re(con)naissance- juste au mitan de l'hiver... A partir de février, la saison froide et sombre tend vers le printemps...

Bien entendu, la pâte à crêpes est préparée, et si ça fait plaisir d'en manger quand il fait bien froid, avec du miel, de la confiture, du sucre (sucre de coco + jus de citron, hummm), ça ne fait pas vraiment de mal d'en manger dans la lumière et le soleil et une chaleur presque printanières ! Rondes et dorées comme le soleil lui-même, elles sont savoureuses !

Avant d'en faire une bonne pile et pendant que la pâte repose, j'ai envie d'une petite promenade auprès de la nature, et je la trouve, en effet, renée ou renaissante, vibrante. En pays méditerranéen, à ce moment de l'année, la lumière, plus que petite est souvent pleine et vive. Et les amandiers éclairent les alentours, leurs fleurs comme des joies, des miracles, des merveilles... c'est à dire, des fleurs.

Sur le chemin du parc...

Les fleurs des amandiers... 

Champêtres au possible, tellement jolies...

Les citronniers chargés de leurs fruits lumineux...

Encore les amandiers...

De toute façon, j'aime bien l'hiver, et je n'ai pas eu mon compte pour le moment... mais la saison n'a pas dit son dernier mot. Dilemne, ce serait triste pour les arbres réveillés.. à moins qu'ils ne soient d'accord avec moi, qu'un hiver qui dure tout un hiver les satisfasse aussi ! Les nouvelles au sujet de la planète et du climat ne sont pas réjouissantes. Se recueillir et vénérer les petites fleurs un jour de Chandeleur n'apporte rien de mal, n'est-ce pas ?

À bientôt, Muriel