viernes, 19 de febrero de 2016

Entre végétal et animal

Ça faisait longtemps que je ne passais pas par le Parc Cervantes. J'aime bien pourtant, la mer au loin, la ville qu'on surplombe (même si ce n'est qu'un peu) et selon la saison, des roses à profusion ou simplement, comme hier, des arbres dépouillés ou déjà en bourgeons...

Au beau milieu du parc, siège un exemplaire de belle-ombre, un belombra ou raisinier dioïque, enfin, de ces phytolacca dioica dont les racines toujours toujours m'impressionnent.
Hier, il m'a carrément happée, émerveillée, transportée dans une fusion des mondes végétal et animal. Une racine-poulpe surgie d'océans anciens, une racine-phoque des sables s'oubliant dans une tenue presque impudique, enfin, lascive, presque langoureuse, une racine, que sais-je, rhinocérontique - si je touche du pied, elle se réveillera - s'étalait au pied du tronc, parmi d'autres racines encore plutôt végétales...
J'ai adoré ce moment, cet arbre, cette racine et n'ai pas voulu réveiller l'animal, non, tout au plus ai-je désiré savoir, ou pouvoir, un jour m'allonger au pied d'un arbre, moi animal soucieux et gesticulateur, et ressembler pour un moment, à une racine dans une fusion entre l'animal et le végétal...


Belle-ombre - Parc Cervantes - février '16 - Muriel

Belle-ombre - Parc Cervantes - février '16 - Muriel

Belle-ombre - Parc Cervantes - février '16 - Muriel

Belle-ombre - Parc Cervantes - février '16 - Muriel


C'est vrai, je vous avais déjà parlé de belombras, de ceux du Parc de La Marquesa: 

Bon, alors... à bientôt, toute ma gratitude aux arbres en général et à ce belle-ombre en particulier ! Muriel

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