dissabte, 15 de novembre del 2014

Il y a 100 ans...

Hommage à Louise Marie, née Luisa Maria, en Italie, dans la campagne novaraise, un village appelé Caltignaga, il y a aujourd'hui exactement 100 ans ! 
100 ans d'Histoire d'un siècle dont elle n'aura vécu qu'un quart. 

Née le 15 novembre 1914 alors que la première guerre mondiale avait déjà éclaté, émigrée, en famille, à l'âge de 6 ans - la sale politique de Mussolini n'était pas faite pour son père - et arrivée en France, de l'autre côté des Alpes, puis rapidement dans la Brie, une région comme celle qu'ils avaient quittée, nourricière, céréalière (pas de riz mais également du blé et à perte de vue) et fromagère (un saut du Gorgonzola au Brie, aux Bries, devrions-nous dire). Elle se marie avec un Briard en 1934, elle a 19 ans et demi, a rapidement deux enfants, la vie semble heureuse... Mais la deuxième guerre mondiale éclate à son tour, elle est tuée le 20 septembre 1940 par des soldats aussi jeunes qu'elle qui occupaient leur joli village, Saint-Loup-de Naud, très belle église romane. Elle a 25 ans. 

une-longue-vie-non-vecue-quelle-connerie-la-guerre (il y a 2 ans j'étais aussi dans sa mémoire à travers ce blog)

Elle aurait, elle a ( ! ) 100 ans. Elle sait, de là où elle se trouve, qu'elle est devenue arrière arrière grand-mère ( ! ) il y a 3 jours. Elle sait que sa fille, ma mère est entourée d'enfants qui l'aiment inconditionnellement (ce qui arrivent, je crois, fréquemment aux personnes inconditionnellement aimantes ). Elle sait que ses deux enfants, ma mère et mon oncle, lui ont donné 6 petits-enfants en tout qui lui ont, pour leur part, donné 7 arrière petits-enfants... Et cette première arrière arrière petite-fille, donc, qui vient de voir le jour... Le cours de la vie...

Il y a des photos et quelques objets, très peu, qui me parlent d'elle, dont celui-ci, que je classe dans ma catégorie "objets merveilleux": un miroir de poche que son mari, mon grand-père, avait fait faire pour emporter avec lui, au front, à la guerre. Pauvres soldats... Un objet touchant, beau, dont voici, à travers le temps, deux images :


Miroir de poche à l'image de ma grand-mère, 
Muriel, nov. '14
Miroir de poche à l'image de ma grand-mère, 
Muriel, nov. '14

Il repose depuis toujours sur la table de nuit de ma mère, sacré et merveilleux...

Je suis heureuse de passer la journée avec ma mère, une journée d'automne "à souhait" en région parisienne, humide et grise mais belle aussi dans son genre. Dans le jardin, à travers les branches dépouillées du saule pleureur, du bouleau, du merisier, je vois une dizaine d'étourneaux qui picorent par terre, deux merles aussi... une tourterelle blanche vient de quitter le saule, elle a pris son envol...

S'il fait meilleur cet après-midi, nous irons du côté de la forêt, en bordure... un peu trop frileux et boueux pour y pénétrer... 

Hommage donc à ma grand-mère, affection vive pour ma mère que j'embrasse, puis mes frères, et nos enfants et... le cours de la vie en ce moment présent.

À bientôt, Muriel

diumenge, 9 de novembre del 2014

9N, un 9 de novembre diferent :-)

Quin 9 de novembre el d'avui amb la consulta - des de la desobediència (com quan no es pot fer des de l'entesa)- sobre el futur de Catalunya com a país ! Quines cues de gent, somrient, per votar :-)

Votar - un vot històric encara que simbòlic -, fer un cafè entre amigues, assistir al concert de l'OBC (entre d'altres, Chopin interpretat pel pianista brasiler Nelson Freire), presenciar una posta de sol molt bonica... un dia intens, sí o no? Sí o sí ! I feliç !


Cua per votar al meu poble a les 9h del matí, 9N, Muriel

Posta de sol des de casa, 9N, Muriel

Voilà ! Fins aviat :-) Muriel

dijous, 6 de novembre del 2014

Taulell de Préstec versus Platea

Dijous tarda a la biblioteca, em toca "Préstec", és com una mena d'abonament ! Del Préstec en dic Platea perquè així la cosa sigui, sembli, més lleugera, festiva, vaja, a veure quin concert donen ! Platea... Palau de la Música ? Auditori ? Liceu ? Dóna igual però... que sigui platea... posats a somniar, o no ?!

I per aquesta tarda, el company de préstec, dijous sí dijous també (deu tenir un abonament també ?), em tenia reservada aquesta sorpresa :

Taulell de préstec... o platea preferent, nov. '14, Muriel

 Simpàtic o no aquest cartellet a l'ordinador que em toca avui al taulell de préstec o sigui.. de platea... platea preferent sis us plau !

No m'entretinc que hi ha feina... andante troppo agitatto ;-)

Fins aviat, Muriel (gràcies Néstor !)

dimarts, 28 d’octubre del 2014

Intermède fruité

Intermède fruité: surprise attendue de la couleur et du dessin lors de la coupe dans le sens de la largeur, plaisir de la texture juteuse et du goût ... ce qui me ramène au mot "goûter", au quatre heures de l'enfance. J'adore goûter et aujourd'hui, c'est un plaisir... comment dire ? kaki persimon !

Plaisir kaki persimon, oct.'14, Muriel

Fruit d'ici, de la région de Valence (Ribera del Xúquer, País Valencià), le kaki persimon est relativement nouveau (fin des années 90) et est issu du traditionnel kaki. Génial fruit d'automne, le persimon, tout comme son grand frère, d'ailleurs !

Voilà pour les petits plaisirs du moment présent, à bientôt, bel automne encore à vous, Muriel

diumenge, 26 d’octubre del 2014

BCN, Yuja Wang, Robinson et j'en passe...

Un dimanche comme aujourd'hui il y a exactement 28 ans, je faisais mes premiers pas à Barcelone, Barna, BCN... Un très bel anniversaire avec - en vrac - l'amitié, la musique, ma fille, la vie ! Avui, fa 28 anys que vaig trepitjar el sòl barceloní per 1ª vegada... un aniversari carregat de presents del Present !

Pour la musique, excusez du peu, ce matin, Yuja Wang* à L'Auditori, le concert pour piano (elle !), trompette (Mireia Farrés** !) et orchestre (l'OBC bien sûr) de Shostakovitch... le tout en Do mineur... oh la la ! Merveilleux ! Je vois que sur Youtube ce même concert avec cette même pianiste est servi:
Un present musical amb la Yuja Wang a L'Auditori ! Absolutament meravellós !

Yuja Wang-Shostakovitch

Il y avait aussi au programme Rameau (beau, bien sûr) et Sibelius qui m'émeut toujours beaucoup. Là, c'était la Symphonie nº 2 en Ré majeur... Je me suis laissée émouvoir complètement...

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Je finis d'autre part la lecture de Vendredi ou les limbes du Pacifique, de Michel Tournier***. Je n'avais abordé cette oeuvre que dans les aspects obligatoires au lycée et en avais attrapé une certaine peur... Il fallait réparer ça, il le fallait tellement que le Robinson de ce roman-monument découvre, à la fin, qu'il est sur son île - qu'il avait tout d'abord nommée Désolation puis qu'un jour il avait renommée Speranza - depuis 28 ans ! 28 ans, lui aussi, enfin c'est-à-dire, moi aussi ! Et ce sont 28 ans qui défilent, son rapport à la solitude, à autrui, à l'île, à son corps, à sa culture pré-naufrage, tout, sa vie, le temps (qui passe), le moment présent... la métamorphose qui s'est opérée en lui. Des pages initiatiques, poétiques, émouvantes (oui, encore une fois, l'émotion !) qui résonnent en moi, qui touchent le profond, incroyablement... Et je me dis que cette lecture en suspens depuis si longtemps est un bel, un heureux hasard, vraiment...

D'altra banda acabo ara mateix una lectura que tenia pendent des de l'Institut (poca broma a aquestes alçades !), un llibre far a la seva època (1967), la reescriptura del Robinson Crusoe de Defoe per Michel Tournier Divendres o els llimbs del Pacífic i cap al final el Robinson descubreix amb estupor que fa 28 anys que viu a l'illa de Speranza i repassa en un moment tota la seva vida i els passos cap a una metamorfosi total... Unes pàgines filosòficas, poètiques, commovedores... 28 anys ! una coincidència que no se'm passa per alt !

Ah ! tant qu'il y aura des livres, de la musique, des rendez-vous d'amitié et du bonheur dans les yeux de ma fille...

Sort i Salut ! À bientôt, bises affectueuses à ma mère et à mes frères, bises aussi à l'amie qui depuis le Moulin Ballot a écouté la retransmission en direct de ce concert ;-) et pensée profonde pour M.A.,

* Yuja Wang: pianiste virtuose chinoise née en 1987, soliste depuis 2008/2009

** Mireia Farrés: trompettiste catalane née en 1980, soliste et membre de l'OBC depuis 2004

*** Michel Tournier: écrivain français, né en 1924. Il publie Vendredi ou les limbes du Pacifique en 1967 (qu'il réécrira pour la jeunesse en 1971 sous le titre Vendredi ou la vie sauvage).

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Et puis, tenez, la mer, la Méditerranée, qui m'a apprivoisée ;-) qui fait tellement partie de ma vie !

La Méditerranée ;-) oct. '14, Muriel
À bientôt, Muriel

diumenge, 19 d’octubre del 2014

Ó Douro sublimado, vídeo / voyage poétique

Es un vídeo de Maria do Mar*, delicado, es un placer y una necesidad compartir ! El río Duero en Portugal, bellísimo ! Y aquí, las vistas, el poema escogido, la lectura que hace ella de ese poema: una delicia ! Os invito a saborear !

C'est une vidéo de Maria do Mar, délicate, un plaisir à partager, vraiment ! Le fleuve Douro, au Portugal, beau, absolument ! Les vues, le poème choisi, la lecture qu'elle en fait: un régal ! Je vous invite à la regarder !


«O Doiro sublimado.
O prodígio de uma paisagem que deixa de o ser
à força de se desmedir.
Não é um panorama que os olhos contemplam:
é um excesso de natureza.
Socalcos que são passados de homens titânicos a subir as encostas,
volumes, cores e modulações que nenhum escultor pintou
ou músico podem traduzir,
horizontes dilatados para além dos limiares plausíveis de visão.
Um universo virginal, como se tivesse acabado de nascer, 
e já eterno pela harmonia,
pela serenidade, pelo silêncio que nem o rio se atreve a quebrar,
ora a sumir-se furtivo por detrás dos montes,
ora pasmado lá no fundo a reflectir o seu próprio assombro.
Um poema geológico.
A beleza absoluta».

Miguel Torga in "Diário XII"

[ he encontrado el poema en este blog / j'ai retrouvé ce poème sur ce blog: 
http://miradourosdurienses.blogspot.com.es, post: 
http://miradourosdurienses.blogspot.com.es/2007/07/m4-miradouro-de-s-leonardo-galafura.html ]

*Maria do Mar Rêgo: artiste photographe, Portugaise du Monde... histoire à suivre !

Allez, à bientôt ! Muriel 

dimecres, 15 d’octubre del 2014

Les jours passent...

Les jours passent...

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, dit-on (quoique... ça dépend quand même des périodes, non ?)

Les jours s'en vont, je demeure, disait Guillaume Apollinaire (Sous el pont Mirabeau, coule la Seine, etc etc... faut-il qu'il m'en souvienne ?)

Les jours s'en vont comme des chevaux sauvages dans les collines, disait Charles Bukowski (c'est le titre d'un de ses plus beaux recueils de poèmes)

Bref, le sable coule au sablier et s'il y a maintes idées qui me passent par la tête pour de nouveaux posts, je n'ai guère le temps de m'y mettre ces derniers temps et... les jours passent...

À bientôt quand même ! Muriel