jueves, 1 de septiembre de 2011

Votre fille a vingt ans, que le temps passe vite...


Au coeur de l'été, Amsterdam, juillet 2011, Muriel

Votre fille a vingt ans, que le temps passe vite
Madame, hier encore elle était si petite
Et ses premiers tourments sont vos premières rides
Madame, et vos premiers soucis
Chacun de ses vingt ans pour vous a compté double
Vous connaissiez déjà tout ce qu'elle découvre
Vous avez oublié les choses qui la troublent
Madame, et vous troublaient aussi
On la trouvait jolie et voici qu'elle est belle
Pour un individu presque aussi jeune qu'elle
Un garçon qui ressemble à celui pour lequel
Madame, vous aviez embelli

Ils se font un jardin d'un coin de mauvaise herbe
Nouant la fleur de l'âge en un bouquet superbe
Il y a bien longtemps qu'on vous a mise en gerbes
Madame, le printemps vous oublie
Chaque nuit qui vous semble à chaque nuit semblable
Pendant que vous rêvez vos rêves raisonnables
De plaisir et d'amour ils se rendent coupables
Madame, au creux du même lit
Mais coupables jamais n'ont eu tant d'innocence
Aussi peu de regrets et tant d'insouciance
Qu'ils ne demandent même pas votre indulgence
Madame, pour leurs tendres délits
Jusqu'au jour où peut-être à la première larme
A la première peine d'amour et de femme
Il ne tiendra qu'à vous de sourire, Madame,
Madame, pour qu'elle vous sourie...
Pour qu'elle vous sourie...


Une chanson de Georges Moustaki, interprétée (et comment !) par Serge Reggiani !
Un long chemin parcouru depuis que je la chantais moi-même à 20 ans (comme une casserole, certes, mais une casserole heureuse, non mais!) 

Merci Isabel pour le clin d'oeil !
Merci ma fille, 20 ans aujourd'hui !
 
Merci la vie !

À bientôt ! Muriel

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