lunes, 19 de septiembre de 2011

À ma mère, Théodore de Banville

À ma mère

Lorsque ma sœur et moi, dans les forêts profondes,
Nous avions déchiré nos pieds sur les cailloux,
En nous baisant au front, tu nous appelais fous,
Après avoir maudit nos courses vagabondes.
Puis, comme un vent d'été confond les fraîches ondes
De deux petits ruisseaux sur un lit calme et doux,
Lorsque tu nous tenais tous deux sur tes genoux,
Tu mêlais en riant nos chevelures blondes.
Et pendant bien longtemps, nous restions là blottis,
Heureux, et tu disais parfois : ô chers petits !
Un jour vous serez grands, et moi je serai vieille !
Les jours se sont enfuis, d'un vol mystérieux,
Mais toujours la jeunesse éclatante et vermeille
Fleurit dans ton sourire et brille dans tes yeux.

Théodore de Banville

J'adore ce poème, souvenir de l'école primaire et bonheur assuré chaque fois qu'il me retraverse l'esprit, que je retombe dessus... Je crois bien que je l'ai déjà "entré" dans ce blog, en d'antérieures occasions... Tant-pis, tant-mieux !

Aujourd'hui, tout spécialement, à toi ma mère qui a toujours un sourire, un rire surtout ! d'une jeunesse éclatante !

À bientôt ! Muriel

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