divendres, 13 de febrer del 2015

De bon matí he vist un ametller florit

Aquest matí he sortit a passejar i he vist un ametller florit. He sentit la joia de viure...
Hi ha molts poemes  catalans que parlen de l'ametller en flor... És veritat que també hi ha molts ametllers a Catalunya !

Aquesta poesia de Joan Amade m'agrada molt:

Inscripció de la flor primera

La primera flor ha neixit:
per sempre beneïda siga,
de mon cor perfumada amiga,
alegria del meu esp’rit.
Entre les branques de figuera,
l’aire s’és fet blau i lleuger...
Beneït siga l’ametller,
ja que ha donat sa flor primera.

Joan Amade  (Ceret, 1878-1949, poeta i narrador de mare catalana i pare occità)

I aquest, del gran poeta Joan Maragall:

L'ametller

A mig aire de la serra
veig un ametller florit.
Déu te guard, bandera blanca,
dies ha que t'he delit!
Ets la pau que s'anuncia
entre el sol, núvols i vents...
No ets encara el millor temps
però en tens tota l'alegria.


Joan Maragall (Barcelona1860-1911, poeta i escriptor català, figura cabdal dins la poesia modernista)

I aquest altre, de Jacint Verdaguer:

Ametller

Jo et miro
i admiro,
florit ametller
que goses
cobrir-te de roses
pel mes de gener.
Si ve una gelada,
ta blanca florida
quedarà marcida
com herba segada.
Mes tu hauràs florit,
i, a l’Infinit,
devota jardinera,
li has dat la flor primera.
Senyor,
si per lo cor
l’amar-vos és florir,
com l’ametller
jo vull cuitar
a amar;
com ell, jo vull florir,
baldament per morir.

Jacint Verdaguer (Brins d’espígol) (1845-1902, una de les grans figures de la Catalunya moderna; poeta romàntic, generació de la Restauració, 1874; torna a situar la llengua catalana a la categoria de llengua literària, Renaixença)

Són molt bonics aquest poemes, oi que sí ?!

No he fet cap foto doncs he sortit a passejar sense càmera, sense mòbil. Però oi que teniu al cap unes belles imatges d'ametllers que han florit al la vora dels vostres camins ? 

Res més de moment, fins aviat, Muriel (i una abraçada per a la Camil·la: feliç aniversari !)

dilluns, 9 de febrer del 2015

Le meilleur moment pour planter un arbre... (proverbe africain)

Il paraît que c'est le lundi qu'on entreprend les choses qui marchent. Au détour d'une lecture, je suis retombée sur cette constatation... qui de fait n'en est pas vraiment une, parce que... combien de grands projets entrevus, entrepris même, un lundi n'ont pas volé bien haut ?! Des tout bêtes "je commence la piscine", "je me mets au jogging", "je me lève une heure plus tôt", pour ne citer que des "perso" très partagés, qu'on entend tous les jours, le lundi, parce que c'est lundi, les autres jours, en prévision du prochain lundi...

Pour ma part, étant née un lundi, les projets mis en oeuvre le lundi continuent (ad vitam aeternam !) d'avoir un sens pour moi... et tant-pis pour les innombrables projets restés en plan ! Par chance, le lundi revient souvent dans la vie :-) et les projets, il y en a à la pelle ! Puis, il y a un proverbe, africain, qui me trottine dans la tête, qui vaut tous, absolument tous les lundis du monde, que j'ai adopté dès que je l'ai lu (relu, parce que les proverbes ne sont jamais tombés de la dernière pluie !) sur la page de garde d'un livre que j'ai pris à la bibliothèque la semaine dernière. Une véritable invitation à la lecture: la couverture, magnifique photo, le résumé et ce proverbe, donc, mis en exergue: 

"Le meilleur moment pour planter un arbre, c'était il y a 20 ans. L'autre meilleur moment, c'est aujourd'hui." 

J'adore, c'est exactement ça, comme ça, que je veux vivre, penser, agir ! Profiter de cet autre meilleur moment, le moment des moments, du seul qui nous appartienne vraiment, notre allié, le cadeau de la vie, le moment présent. 

Le livre que j'ai commencé, c'est un livre d'Ana Moya*, écrit en catalan (je ne crois pas qu'il ait été traduit en français). C'est Cafè Zoo, qui relate le voyage, à partir d'une vieille photo retrouvée dans une boîte "à trésors" et de moult histoires inachevées qu'une jeune Barcelonaise entreprend du coeur de sa ville natale jusqu'à la  terrasse du café Zoo, celui de la photo, en plein coeur de la capitale de la Namibie. 

Cafè Zoo - agenda badaweb badaweb.com
Livre Cafè Zoo, Ana Moya

Lecture à peine entamée, histoire à suivre, donc...

Je profite de ce post pour vous souhaiter un bon lundi, une belle semaine et surtout un beau moment présent !

* Ana Moya: native de Badalona (Barcelone), née en 1975 (?), elle remporte le prix littéraire de Badalona avec son 1er roman Cafè Zoo en 2012. Psychologue, étudie les sociétés africaines en développement, appartient à l'atelier d'écriture de L'Ateneu Barcelonès.

link (en catalan): http://www.vienaeditorial.com/mostrarllibre.asp?ididioma=1&idllibre=816

À très bientôt, Muriel

dilluns, 26 de gener del 2015

et entre le 1er janvier et le 25... des posts qui n'ont pas vu le jour...

Quelques posts auraient pu alimenter mon blog ces derniers temps mais sont restés en suspens...

Le 2 janvier, par exemple,  j'ai eu le bonheur de revoir, en compagnie de ma mère et de ma fille - ce qui a rajouté une couche de plaisir - un  film que j'avais adoré à sa sortir (2010): La tête en friche, de Jean Becker avec Gisèle Casadesus et Gérard Depardieu (d'après le roman homonyme de Marie-Sabine Roger). C'est un film merveilleux, vraiment... les acteurs, l'histoire, le bonheur de la lecture, l'amitié... Dans la foulée j'ai lu les mémoires racontées "à la bonne franquette" et qui sautent "du coq à l'âne" de Gisèle Casadesus, mémoires écrites pour fêter ses... 100 ans ! Le titre ? Cent ans, c'est passé si vite... Une lecture qui fait sourire, qui apaise, qui est bourrée de joie de vivre, de tendresse, de patience, de tolérance, qui rend heureux !  Et je m'étais dit que j'en parlerais ici...


La tête en friche, film de Jean Becker, 2010

Abécédaire intime de Gisèle Casadesus

 Le 3 janvier, je l'ai passé dans une pensée profonde pour ma Grande Camarade. Ç'aurait été son anniversaire. On était elle et moi, et plusieurs autres copines, de la même année. C'est elle qui inaugurait le nouvel âge, qui nous mettait sur la voie de l'âge qu'on aurait dans l'année. Ce rôle d'éclaireuse, d'ailleurs, ne l'amusait pas follement ! Marie-Annick, mon Amie Soeur, tu me manques ! Dans la soirée, je me suis retrouvée dans la basilique de Santa Maria del Mar, au détour d'une balade dans la vieille ville (de Barcelone, bien sûr). Elle est très très belle cette église et même si avec Marie-Annick nous n'avions pas coutume de partager des églises, elle était avec moi dans la magnificience de ses colonnes ! 

Pour un coup d'oeil virtuel sur la basilique de Santa Maria del Mar, cliquez là-dessus:
http://www.santamariadelmar-barcelona.

Puis le dimanche 4, en balade dans le massif de Collserola, sur le chemin "de Les Aïgues", par temps clair, la ville de Barcelone à nos pieds, étalée entre le massif et la mer, et ce figuier de Barbarie qui fait sa vie là, dans la gouttière, ça lui suffit, c'est incroyable, j'ai fait cette photo, pour la mettre ici:


Carretera de les Aïgues, Collserola, vue sur BCN, gener '15, Muriel

Il y a eu ce coeur, aussi, rencontré sur la plage, le jour suivant ou encore celui d'après:


Coeur de brique poli par la mer, plage de Gavà, janvier '15, Muriel

Et comme il n'y a pas que la joie de vivre d'une centenaire, des coeurs qui accrochent le regard sur les plages tranquilles et des figuiers de Barbarie qui vivent en paix leur vie de contemplatifs, il y a eu l'attentat contre Charlie Hebdo et les autres atrocités qui s'en sont suivies :-( 
Je n'ai rien à ajouter à ce sujet qui n'ai déjà été dit et redit :-( Consternation... 

Il y a eu de beaux dessins en réaction en provenance de partout, celui-ci par exemple:

dessin emprunté ici pour ce blog à
je ne sais quel artiste, mais merci !

Et un que j'aime beaucoup, qui dit exactement ce que je pense, et la veille j'étais entrée dans une basilique et l'ai encore une fois trouvée très belle, et ç'aurait pu être une mosquée ou une synagogue ou n'importe quel temple n'importe où, parce que ça m'est égal, j'aime tous les lieux sacrés quand ils abritent la paix, c'est celui-ci: 

idem

Et les massacres au Nigeria, qui se sont produits simultanément, découlant de la même folie ! Et tous les gens qui tombent tous les jours et qui n'ont rien fait, rien demandé, dans tous les pays en guerre :-( et dont parle à peine:

Maman, pourquoi le monde ne manifeste pas pour nous aussi ?
Un monde inégal ?

Enfin... :-(

Pendant le même temps, car la vie va, il y a eu des moments d'amitié avec les thés et gâteaux poires-amandes, les couchers de soleil (nous en avons ici eu de très beaux), la douceur et la tendresse de ma mère que j'ai eu le privilège d'avoir auprès de moi... et toutes les espérances et les résolutions qu'apportent toujours, c'est comme ça, les années nouvelles... 

Voilà... ces posts n'ont pas vu le jour, comme tant d'autres tout le temps, parce que la vie va et que les idées, les images, les évènements se télescopent... et qu'il y a toujours tellement de choses à faire. Je n'ai par exemple encore jamais rendu hommage, dit adieu, à Gabriel García Márquez (Aracataca, Colombie, 1927, Mexique, D.F., 2014, prix Nobel de littérature 1982, Cent ans de solitude et L'amour au temps du choléra, entre autres bijoux). J'ai tant aimé le lire, il est tellement indéfectiblement lié à "ma" Colombie, ah ! Gabo !, "mon" écrivain, mais voilà, mort juste un jour avant ma Grande Camarade au chevet de qui je me trouvais... Je ne me suis pas recueillie non plus à la mort de Nadine Gordimer (1923-2014, Afrique du Sud, prix Nobel de littérature en 1991 "son oeuvre épique ayant rendu à l'humanité d'eminents services"), je m'étais dit que je lui consacrerais un post... car je l'admire aussi beaucoup... 

Gabriel García Márquez- photo EFE

Nadine Gordimer- photo Reuters

Voilà... Ce blog que j'aime cultiver, c'est seulement un journal pas au jour le jour... C'est simplement "à l'occasion" et des points forts passent à l'as tandis que d'autres y trouvent une belle place, ou, bêtement, le plus souvent, des carabistouilles, des anecdotes... et c'est que la vie va et qu'elle va comme elle va... 

Allez, à la prochaine, Muriel 

Et pour la route, et pour que ce soit la musique qui prenne le dessus, l'Intermezzo en La majeur, opus 118 de Brahms, parce que, c'est sûr, un requiem aurait du sens ici mais la légèreté de cet intermezzo l'a aussi... Et puis, définitivement, à la question un jour posée par Françoise Sagan, c'est le titre d'un de ses romans, "Aimez-vous Brahms ?", je réponds: "Oui ! Et comment ! "

À bientôt !

diumenge, 25 de gener del 2015

Postludium, Anna Akhmatova, Hélène Grimaud y zapatos de Louboutin: la vida no se puede resumir así como así y una cosa lleva a la otra

Esta mañana he oído Postludium de Bruno Mantovani (1974, compositor francés nacido de padre italiano y madre española). Es una pieza dedicada a Anna Akhmatova (o Ajmatova), poetisa modernista rusa (1889-1966) cuya vida fue marcada, cómo la de toda la gente de su generación, por 2 guerras mundiales y el régimen de  Stalin.
He oído Postludium por primera vez y me ha gustado mucho. No estoy nada familiarizada con el compositor. Hay que ponerle remedio ! Navego por Internet y uf ! descubro un mundo que me gustará descubrir !
Postludium es una suite para orquesta que Mantovani escribe en el 2010, después de su ópera Akhmatova, quizás para completar o profundizar o volverse a acercar a Anna Akhmatova.
Me ha gustado mucho escuchar, descubrir !, Postludium y me ha brindado una magnífica oportunidad de descubrir la poetisa que tampoco nunca había leído. Se ve que dijo ella: Todo está listo para la muerte, lo que mejor resiste en el mundo es la tristeza, y lo que sobrevivirá es la Palabra, soberana.Y claro, sobrevive la palabra de Anna Akhmatova, están aquí sus versos que dicen la opresión, el dolor, la muerte, el amor, el desamor, que también evocan un sauce, la luna, la música...


Sauce

Y yo crecía en adornado silencio
En el fresco cuarto de juegos del joven siglo.
Y no me era agradable la voz del hombre,
Pero entendía la voz del viento.
La ortiga amaba y la bardana,
Pero al sauce plateado más que a nada.
Y, agradecido, vivió conmigo
Toda su vida, sus ramas lloronas
Salpicando el insomnio con ilusiones.
Y es curioso que yo lo sobreviviera.
Allá está su tronco, erguido, ajenas voces
De otros sauces algo dicen
Debajo de los nuestros, aquellos cielos.
Yo callo… Como si hubiera muerto un hermano. 

(1940)

La música

Hay en ella un milagro que arde. 
Ante nuestros ojos, forma un cristal.
Es ella misma quien me habla
Cuando los demás tienen miedo a acercarse. 

Cuando el último amigo desvió la mirada.

Se quedó conmigo en mi tumba.
Cantó como una primera tormenta,
O como si las flores echaran todas a hablar. 


(de su Requiem, escrito entre 1935 y 1940, trás de una serie de tragedias personales y compartidas por todo un pueblo. El Requiem sale a la luz en la Unión soviética en el 1987)



Os conecto con estas páginas sobre Anna Akhmatova: 
Esprits nomades, espritsnomades-akhmatova (en francés); 
Hablar de poesía, hablardepoesia.-ajmatova-coraje-y-otros-poemas (en castellano) 
lauragiordani.blogspot.anna-ajmatova (entrada de blog)


Modigliani- Portrait d'Anna Akhmatova


Modigliani- Portrait d'Anna Akhmatova


Y para saber más sobre Postludium
http://www.brunomantovani.com/fr/oeuvres-fiche (en francés).

En fin, ha sido una mañana provechosa, una matinée musical que ha dado de sí, un camino de música que me ha llevado a la poesía pasando por la amistad o, para ser exacta, un camino de amistad que me ha llevado a la poesía pasando por la música... Ha sido una mañana más en el Auditori... El motivo de nuestra "expedición" de hoy no era precisamente Postludium sino Hélène Grimaud, pianista francesa solista en el Concierto para piano y orquesta de Brahms, con la Orquesta de Lyon, y sí, sí, fantástica ella, fantástico todo (el director, la orquesta, el organista solista en la sinfonía de Camille Saint-Saëns

--> L'Auditori.cat/programacio/hélène-grimaud.

Y ya que estamos, 
youtube está aquí para eso, se puede escuchar el Concierto para piano y orquesta nº 1 en Ré menor de Brahms, interpretado por Hélène Grimaud (en otro momento, en otra ciudad, con otra orquesta...): Hélène-Grimaud-Piano Concert-Brahms (algún anuncio incordia... nada grave !)

Esta entrada (que me ha salido en castellano) está -humildemente ;-) - dedicada a mis amigas auditorianas catalanas: la Camil·la, la Montse y la Pepita !

Y a propósito... no sé si añadir un toque "scarpe"... por qué no ?! -->; zapatos Louboutin ;-) ;-) !


escarpins Louboutin

Los llevaba una de las violinistas ! Y es que nosotras queremos música, mucha, y libros, muchos y también lentejuelas y perfumes y zapatos de tacón y abrigos naranja !

Montse, desitjo que trobis l'arracada ! que torni a sorgir a la teva vida !

Hasta la próxima !!! Muriel


dijous, 1 de gener del 2015

dilluns, 22 de desembre del 2014

Lectures ! Recomanacions des de la nostra biblio

Us enllaço amb el blog de la nostra biblio perquè avui surten les nostres recomanacions nadalenques de lectura:

http://blocs.lescorts.cc/lecturamllongueras/2014/12/22/aquest-nadal-us-recomanem/

I per fer boca, aquesta escultura de Jean-Michel Folon (aquarel·lista, pintor, escultor, gravador belga, 1934-2005)

Jean Michel Folon, Lire (2004), bronze, cm 47x37,8x113

Fins molt aviat i us desitjo unes felices lectures sempre !!! Muriel

diumenge, 21 de desembre del 2014

Último día de otoño, un mirlo, unas rosas...

Desde mi jardín de la infancia, un pensamiento dulce y nostálgico - que no triste ! - en este último día de otoño: un mirlo silba, que querrá ?, en las brancas desnudas del castaño de indias - hay que ver qué árbol más grande surgió de la castaña que, niña, planté en el fondo del jardín "a ver que pasaría" !, y unas últimas rosas, como de porcelana, dan un toque suave de color:

En el fondo de mi jadín un 1er día de invierno
21 dic. '14, Muriel
En el fondo de mi jadín un 1er día de invierno
21 dic. '14, Muriel

Entonces, os deseo un feliz invierno, para mí, una estación para pensar tranquilamente y leer... Hasta pronto, Muriel